Hymne homérique, XXXII
LES DIVINITÉS DU CIEL
de Pergame; la vierge divine, assise sur sa monture, se retourne à demi, par un mouvement plein de grâce.
Les types figurés des divinités des astres sont tort simples. Il semble en effet que Part grec ait réservé toute sa puissance d’analyse et d’invention pour les dieux dont le caractère moral, plus complexe, comportait une grande variété de nuances. Éos, Hélios et Séléné, au contraire, n’ont jamais cessé de personnifier des phénomènes physiques. A l’époque oü les artistes sè plaisent aux compositions raffinées, ils réunissent souvent dans un tableau d’ensemble ces divinités de l’aurore, du jour et de la nuit. Sur un cratère d’Apulie, de style récent, un peintre céramiste a représenté par une ingénieuse allégorie le lever du soleil1. Tandis que Séléné, montée sur son cheval, s’éloigne en se voilant le visage, Éos précède le quadrige d’Hélios qui s’élance dans les airs; autour du char du soleil, des enfants, figurant les étoiles, semblent plonger dans les profondeurs du ciel, pour disparaître devant le jour naissant. N’est-ce pas comme la traduction de la métaphore familière aux poètes :
« Jamque rubescebat stellis aurora fugatis2 »> i