XVI LA MYTHOLOGIE
toire de Narcisse nous peint la sotte vanité , et l'amour exagéré de soi-même. La mort tragique d'Icare est une leçon donnée aux fils désobéissants. Phaéton est le type des orgueilleux punis. Les compagnons d'Ulysse, changés en pourceaux par les breuvages de Gircé, sont l'image trop fidèle de l'abrutissement où jettent llntempérance et la débauche.
Les sages de l'antiquité croyaient-ils à toutes ces fables de la mythologie ? Non , sans doute : mais ils n'osaient les combattre ouvertement ; ils se contentaient d'en rire au sein de leur famille et avec leurs amis. Socrate voulut éclairer les Athéniens sar la nature du seul vrai Dieu et attaquer le polythéisme : Socrate paya de sa vie ses nobles efforts, Gicéron , chez les Romains , s'étant égayé , dans un de ses ouvrages , sur le compte des dieux, encourut le blâme de ses contemporains. Au christianisme était réservé la gloire de détruire cet antique édifice , et de faire disparaître , devant le flambeau d'une révélation divine , ces ténèbres, cette ignorance et ces grossières superstitions.