ACTE TROISIÈME
NfTOCBIS.
Ahl vous en convenez... mais il me reste une petite consolation...
NITOCRIS.
Ah!... Et laquelle?
UÉRODAG.
Oh! presque rien... ce n*est même pas la peine d'en parler. Mais, puisque nous causons... D*un moment à loutre Nabucho reviendra à la raison et vous fera couper le cou à tous...
NITOGRIS, d'une voix terrible.
Taisez-vous !
MÉRODAG, effrayé.
Je me tais... D'ailleurs» ça n'a pas la moindre impor tance.
NITOCRIS.
Vous êtes stupide !
MÉRODAG.
C'est mon avis...
NITOCRIS.
Ça en a énormément, (ayoo terreur.) Et je dirai plus, je ne pense qu'à ça, Baladan... Je me dis : Nabucho n*a que des crises... La semaine prochaine, après-demain, demain, et qui sait, aujourd'hui peut-être, il peut cesser d*ôtre fou sans prévenir personne... et alors... (Naturellement.) Seulement, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse?...
UÉRODAG.
Et moi donc.
NITOORM.
Et dire qu'il n'y a pas moyen d'empêcher ça !
100 NÀBUGHO
lléROI>AC, ■'oubliant.
Oh ! si. (s« reprenant.) C'esl-à-dire...
NlTOCaiS) Tivement.
Il y en a uni leqael?./. Vous allez me le donner...
MÉRODAG.
Ah I mais non 1 je ne serai pas assez bête pour...
NiTocns. ' Très-bien... A voire aise... Je vais vous faire coffrer.
LE MUET, appelant.
Purgopolassar.
MBRODAC.
Non, nonl... Seulement, vous me promettez de ne pas me faire coffrer?
NITOGRIS.
Ça va de soi.
MÉRODAG. ,
Voilà... je compte sur votre parole...
NITOGBIS. ,
Allez donc !
MÉRODAG.
J'ai trouvé ça dans la Petite Presse,.. On achète trois sous d*allumettes chimiques — des bleues, ce sont les meilleures — On en gratte le phosphore, on délaye cette râpurc dans un bon petit tapioca au gras et vingt-quatre heures après on
est veuve... (a ce moment Nabucho arrive derrière Ini, lui donn^ un coup sar la tète et disparaît. — Mérodac, yezé , regarde Nitocris de
trayers.) Si ça ne VOUS convient pas il faut le dire sans me frapper...
NITOGRIS, qui semble réfléchir.
Est-ce bien délicat, ce que vous me proposez-là ?