‹ Naissance, vie et mort des maladies infectieusesChapitre 26 sur 42 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Dans les pages précédentes, nous nous sommes efforcé d’expliquer co mm ent se comportent les maladies infectieuses chez l’individu et au cours d’une épidémie ; nous avons indiqué de quelle façon ces maladies naissent et meurent chez tm homme ou dans un groupe d’hommes.

Les problèmes devant lesquels nous nous trouvons à présent sont ceux de l’origine première et de la fin des maladies infectieuses. Ces maladies ont-elles toujours existé, qu’existât ou non l’espèce qu’elles frappent aujourd’hui ? En est-ü apparu à un moment donné de l’histoire ? Peut-il apparmtre des maladies infectieuses nouvelles ? Les maladies infectieuses peuvent-elles disparaître ?

Ces questions sont plus aisées à poser qu’à résoudre. Déjà, pour expliquer la manière d’être.

LES MALADIES INFECTIEUSES

la vie des infections, nous avons dû présenter nombre d’hypothèses dont certaines ont pu paraître fragües et téméraires, dont les meilleures ne sauraient exphquer tout et n’ont, sans doute, de valeur que provisoire. Encore pouvions-nous étayer ces conceptions sur des observations directes, sur des faits.

Il est évident que, dans le domaine du passé, dans celui de l’avenir, les réponses ne peuvent avoir que les caractères d’une possibilité, d’une vraisemblance. Quand l’histoire offre tant d’obscurités, en dépit des documents que nous ont légués « les autres âges — et l’histoire médicale est particuHèrement obscure — lorsqu’il nous est si diffidle de nous rendre compte de l’origine de l’homme, de celle des animaux et des plantes, comment espérer, sans imprudence, de démêler l’origine des maux que nous causent des êtres infiniment petits dont la connaissance, bien incomplète, remonte à si peu d’années.

Ea curiosité de l’homme n’a d’égale que son audace à la satisfaire.

Pour excuser cette audace, nous avons à notre disposition deux méthodes : la première à laquelle nous venons de faire allusion est la méthode historique, la recherche et la critique de documents ;

la seconde nous est offerte par l’expérimentation qui, perrnettant de réaliser, sinon des maladies nouvelles, du moins des modalités nouvelles de maladies, nous donne quelque raison de supposer que les faits ont du se passer autrefois dans la nature de la même manière qu’ils se passent aujourd’hui entre nos mains.

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