‹ Naissance, vie et mort des maladies infectieusesChapitre 30 sur 42 · III · texte numérisé non relu

III

LES MALADIES INFECTIEUSES

Les conditions de vie de ces tiques font que les maladies qu’elles transmettent n’ont pas de tendance à l’extension ; comme les ornithodores, elles sont liées au sol. Aussi, à chaque récurrente, à chaque spirochète correspond une espèce particulière d’omithodore. La fièvre des tiques du centre de l’Afrique est liée à Ornithodorus mouhata, celle d’Espagne et du Maroc à Orn. erraticus, celle du Turkestan russe à Orn. papillipes. Aucune possibihté de contact entre Sp. sogdianum du Turkestan russe et Orn. erraticus du nord de l’Afrique. Cependant je suis parvenu, avec Charles Anderson et Jacques Colas-Belcour, à adapter Sp. sogdianum à Orn. erraticus et, de même, tous les spirochètes récurrents sur lesquels nous avons expérimenté à tous les ornithodores élevés dans notre laboratoire, quels que soient les Heux de provenance. Or, cette adaptation ne consiste pas dans une simple culture ; elle suppose une évolution du spirochète, passant chez la tique du stade visible à tm stade invisible avec retour ultérieur à un autre stade visible, invasion des organes sexuels et transmission héréditaire. Nous avons même réalisé l’adapta tion, incomplète il est vrai, du spirochète de la i^urrente d’Espagne au pou 'et d’autres expérimentateurs ont obtenu des résultats analogues

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