‹ Nala et DamayantiChapitre 10 sur 17 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

N soir, ils entrèrent dans une épaisse forêt. Ils étaient très las. Damayanti se laissa tomber au pied d'un arbre et s'endormit profondément, vsfà&zsL'à&'zs&s&a a Nala était dans une telle inquiétude que, malgré sa fatigue, il ne put pas dormir. Il faisait de longues réflexion s . aa aa^aaa^a^a^a'aa'cs.a'cîs^si e « A quoi bon, pensait-il, à quoi bon errer ainsi dans les forêts ingrates? La mort ne vaudrait-elle pas mieux que cette vie cruelle?

Mon devoir n ? est-il pas d'épargner à Damayanti la plus lourde des

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misères ? Mon devoir n'est-il pas de me séparer d'elle? C'est par moi, c'est pour moi qu'elle souffre. Est-il juste que des fatigues sans nombre la récompensent d'un dévouement trop fidèle? Seule, elle peut, par chance, arriver au royaume de son père. Elle échappera ainsi à la détresse. Si nous restons unis, elle vivra, à coup sûr, dans la plus triste des pauvretés; si je m'éloigne d'elle, elle pourra retrouver des jours prospères. Mon devoir, ô pure Damayanti, tout mon devoir est de te dire adieu. » QVQ'ôSiVGL'dQ'vst'QaQQ'Qa a II se leva; il déchira, sans éveiller Damayanti, la toile qui les couvrait tous les deux, il en prit un morceau pour s'y envelopper, et il s'éloigna d'un pas rapide. Mais, bientôt, il chancela, et, tout tremblant, il revint auprès de la bienaimée. Elle dormait encore, et, en

la voyant, il ne put retenir ses larmes. Et il pensa : a^a^a'csa^a^a'aa e. « Oh, bien-aimée, toi qui es la grâce même, toi que jamais n'avait offensée le vent ni le soleil, te voici qui dors sur la terre nueT Que diras-tu, beauté au lumineux sourire, que diras-tu, quand tu t'éveilleras seule dans la forêt? Comment marcheras-tu par ces bois obscurs , hantés des fauves et des serpents ?

Que les dieux te protègent! Je ne manquerai pas à mon devoir. Les dieux te protégeront, mais ta vertu sera ta meilleure sauvegarde. Adieu, ô ma Damayanti. » •c5£rasraa^3a*3a , c5a<5a a II s'éloigna de nouveau, et, de nouveau, il revint. Il avait beau s'encourager dans sa résolution, il n'avait pas la force d'abandonner Damayanti. Trois et quatre fois il s'éloigna de la bien-aimée qui dormait : ce fut toujours pour revenir.

Enfin, pourtant, avec des larmes pitoyables, avec de longs sanglots, il partit; il s'enfonça dans l'ombre, laissant toute seule la femme qu'il chérissait, saga^^sraa^^a-as^jasa'Eîa

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étonnée de ne

ama yanti , toute rafraîchie par le sommeil, s'éveilla gaiement dans la forêt solitaire. Elle chercha des yeux son Nala, et fut pas le voir; elle l'appela; il ne répondît point. Elle s'aperçut alors que leur pauvre vêtement avait été déchiré ; elle eut un cri plaintif, et elle pleura. sresraa c « Nala, roi chéri, roicruell Nala, tu m'as abandonnée! Tu es parti, et dans la forêt désolée, tu as laissé DamayantiT Je suis perdue. Tu m'aimes, tu as promis de m'être fidèle: comment te fut-il possible

de me quitter? Je dormais, pleine de confiance, et tu t'en es allé, loin de moi, je ne sais où» Ne te souvient-il plus des paroles que tu m'as dites devant les dieux, gardiens des mondes ? Comment veux-tu que je vive, si tu n'es pas auprès de

e Soudain, elle cessa de pleurer; elle se prit à rire; elle battit des mains. Elle s'écria ; flraaoa'gsrasreja'csa e. « Oh, je devine tout. Tu es guéri de ta douleur, et, pour que je n'en doute pas, tu joues avec moi. Tu es là; tu es caché derrière ces arbres; je te vois, Nala, je te vois; et, maintenant, quand je t'appellerai, tu me répondras. Ecoute bien. » -aa a Elle dit : « Nala! » d'une voix très douce; puis elle reprit: « Nalal » et elle haussait la voix; et elle répéta encore : « Nalal Nalaî Nalaî » et sa voix se faisait toujours plus forte.

Et tous ses appels restèrent sans répon se . tsa^sr^^^agasatJsfëfiraa'ês.aaa e. « Méchant Nala, s'écria-t-elïe , méchant Nala, assez de ce jeu. Ne vois-tu pas combien je suis effrayée?

Ne vois-tu pas que je pleure ?

Approche; viens me rendre courage. Ce n'est pas sur moi que je pleure, ô mon bien-aimé, c'est sur toi. Seul, lacéré par la faim, brûlé par la soif, brisé par la fatigue , que vas-tu devenir ? Tu n'auras avec toi personne qui te console dans ta misère î » &^3^aaa^a<3s^a^a3a'3.2<5s>33 c Elle courut çà et là dans la forêt.

N al a ne se montrait point , et , pleine d'angoisse et de douleur, Damayanti pensait : « Il n'y a pas de sort plus triste que le nôtre! Que notre vie est misérable. » -Baaa-aa'sa'aa^si'aa o. Tout d'un coup , d'un fourré , s'élança un terrible serpent, très grand, très fort, qui, rapidement,

l'entoura de ses anneaux. Elle gémit de ne pas voir Nala bondir et la délivrer. « Il faut qu'il soit bien loin, » pensa-t-elle. Elle allait mourir tristement, et le bien-aimé ne venait pas à son secours, aa^srcîsraa a Un chasseur qui errait par le bois entendit ses lamentations. Il accourut; il la vit expirante. Il tira son épée et, d'un geste prompt, il coupa la tête du serpent. Damayanti gisait, évanouie, sur la terre. acsa-sa-aatsaisa e. Le chasseur trouva une source; il jeta un peu d'eau sur les paupières de la reine , elle reprit connaissance; il lui donna quelques fruits qui la réconfortèrent ; il lui demanda enfin : aa^aaa^a^a'sa-aacsa'aa'csa'ïîa'sacîa e, « Qui es-tu ? Tu as des yeux doux , pareils à ceux d'une jeune gazelle.

Qui t'a conduite dans ces bois sauvages ? Tu semblés délicate, faite pour vivre dans une riche demeure,

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