‹ Nala et DamayantiChapitre 11 sur 17 · NAL · texte numérisé non relu

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et tu es vêtue avec une extrême pauvreté : par quel hasard es-tu arrivée à ce point de misère ? » qqq g Le chasseur avait été bon pour elle; il l'avait sauvée; elle lui dit qui elle était; elle lui raconta un peu de ses malheurs. Le chasseur l'écoutait; il la regardait. Elle avait la voix mélodieuse; elle était demi-nue, et sa grâce éclairait le bois. Il se sentit troublé par un ardent désir. Il saisit le bras de Damayanti; il lui enlaça la taille; il avait les lèvres avides.

Elle comprit ce qu'il voulait; elle frémit de colère; elle s'écria : QVQ-3& a « Nala, Nala, pourquoi n'es-tu pas ici? O mon aimé, tu punirais ce mauvais homme! » a , 3st<3Sïc5.a'c3a'c5a fi Et elle fixa sur le chasseur ses yeux en feu. Il dût la lâcher, et, brusquement, il tomba, mort, et il se consuma , comme un arbre frappé de la foudre, ga^aaa-sa^a'aacsa'cîaga'cî.si

amayanti marcha de longs jours et de longues nuits, par les montagnes et par les plaines. Elle traversa des champs et des forêts. Elle vit des antres sauvages où se cachaient des bêtes cruelles , elle vit de gracieuses retraites où chantaient d'aimables oiseaux. Sans cesse, elle appelait Nala, et Nala ne lui répondait point. Elle suivit des rivières. Elle passa des lacs. Elle se baigna dans de claires fontaines.

« Avez- vous aperçu Nala ? » demandait-elle à tous ceux qu'elle rencontrait. Et personne n'avait aperçu

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NALA ET

Nala. Quelquefois, on la prenait en pitié; quelquefois, on riait d'elle. ®a a Un soir, très lasse, elle s'assit à la lisière d'une forêt. Elle entendait des bruits terribles, elle n'en avait pas souci. Elle cherchait à se consoler par de beaux souvenirs. Elle se rappelait la douce parole du cygne , elle songeait aux serments anciens de Nala. Il avait donc pu y manquer!

a Un tigre rugit tout près d'elle.

Elle ne s'effraya pas. â-aaaa-aa-asrcîaaa & « Tu es sans doute le roi de la forêt, dit-elle. Je suis Damayanti, la femme du roi Nala. J'ai les yeux pleins de douleur. Viens, ô bête royale; viens et me rends courage :

dis-moi que tu as vu passer Nala.

N'était-il point malade? Te sembla-t-il bien triste? C'était de m' avoir quittée. Quel chemin tenait-il ? Tu restes silencieux. Tu ne l'as pas vu passer. Approche alors, ô bête, et

DAMAYANT

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dévore joyeusement l'infortunée Damayanti. Délivre-moi de ma misère. » a^a^a^aaagaaa^aaa'cJ.si'éssi'esa a Le tigre s'était éloigné. Elle reprit sa route. Elle arriva au pied d'une haute montagne. ^^sraa'a.a'sa'&a'êKra.a fi « O montagne sainte, cria-t-elle, ô pilier de la terre, je m'incline humblement devant toi. Je suis fille de roi, je suis femme de roi, je m'appelle Damayanti. Réponds-moi, montagne sacrée! As- tu vu passer mon Nala? Où allait-il? Que disaitil? Toi aussi, tu gardes le silence.

Tu n'as pas vu passer NalaT Oh, quand l'entendrai -je ? Quand me charmera-t-il de sa voix bien-aimèe, de sa voix tendre comme la voix des brises, de sa voix grave comme la voix des nuages? Pourquoi, montagne merveilleuse, pourcpioi ne vienstu pas en aide à ma détresse ? » sraa fi Et voici que la montagne se

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NALA ET

couronne d'une pure lumière, et de très pieux ascètes, à la noble renommée, descendent vers Damayanti. Il y a là Vaçishtha et Bhrigu et Atri. Ils ont pour la reine des regards amicaux, et ils étendent vers elle des mains protectrices. Elle les salue humblement, et ils parlent.

a « O fille de Bhima, le pouvoir ascétique nous découvre l'avenir.

Tu retrouveras le bonheur; tu reverras bientôt ton roi, ton Nala.

Tu le reverras libre de ses péchés.

Tu le reverras dans sa gloire. Longtemps, il régnera pour la joie des peuples; il châtiera les méchants, il récompensera les bons, et tous les deux, Nala, Damayanti, vous serez bénis par les dieux. » -qq'&q.'&q e Les ascètes disparurent, la lumière s'éteignit, et Damayanti se demandait si elle n'avait pas fait un rêve. ^a^â^aaa^a^a^a^a-aa^a'sa'cîs»

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