‹ Nala et DamayantiChapitre 12 sur 17 · XXI · texte numérisé non relu

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lle marcha encore, et , au bout de quelques jours, elle arriva à une large route , qui longeait une fraîche rivière.

Là , elle aperçut bientôt une caravane qui s'avançait vers elle. De riches marchands montaient de beaux chevaux, bien harnachés, et des serviteurs adroits guidaient de solides éléphants, pesamment chargés. Damayanti j eta sur elle un regard honteux. Elle était à peine vêtue d'une toile en lambeaux. Elle était amaigrie. Les épines et les pierres avaient déchiré ses pieds, et le soleil l'avait

brûlée. Elle aurait voulu se cacher; mais les marchands l'avaient vue, ils lui faisaient signe d'approcher, et qu'auraient-ils pensé d'elle si elle s'était enfuie? aa-aa-saaa'Ba'sacîsi'ssias!

a Ils l'observaient avec étonnement ; elle était restée belle, et, malgré sa misère, elle avait gardé un air de majesté qui imposait. Le chef de la caravane lui adressa la parole.

g « Qui es-tu? Comment te rencontrons-nous sur cette route?

Faut-il avoir pitié de toi? Faut-il te craindre? Ton aspect est d'une malheureuse, et ta beauté, pourtant, semble d'une déesse. N'es-tu qu'une triste mendiante? Règnerais-tu sur la forêt voisine? Parle.

Si tu n'es qu'une pauvre femme, nous essaierons de te secourir; si tu es de la race céleste, nous te demanderons de nous protéger. »

a A entendre le chef de la caravane,

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elle avait repris un peu de courage.

Elle répondit : aaa^raMfâ^^atjaaatja e. « Je ne suis pas une déesse; je ne suis qu'une femme, et le malheur est tombé sur moi. Un roi, pourtant, est mon père, un roi est mon mari.

Ne l'avez-vous pas vu , ô marchands, le roi mon mari? C'est lui que je cherche, c'est de son sort que je suis inquiète. Il régnait au pays des Nishadhas; nul ne saurait le vaincre ; il s'appelle Nala. Ne l'avez- vous pas vu, ô marchands, le roi Nala, le roi mon mari ? Oh , si vous avez vu mon bien-aimé, dites-le moi! »

e Le chef de la caravane n'avait point vu Nala. Il interrogea ses compagnons. Tous tirent la même réponse : ils ne connaissaient point Nala . a csa^a^a t5a , 3a'3s»'c5£j<5£23ac5a'35i'c5a tsa e Damayanti les écouta, et de ses lèvres désolées sortit un long soupir. Puis elle demanda au chef où

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allait la caravane, aaa^a-sa-aa'sa'cjsi'cîïa a « Nous gagnons , dit-il , l'heureuse contrée des Chedis, où règne le juste Suvahu. » a^a^a^a-sa'eia'aa'aa'sa a Damayanti résolut de se joindre à la caravane, et, pendant quelques jours, son voyage fut tranquille. Un soir, on s'arrêta au bord d'un lac dont les eaux fraîches étaient fleuries de lotus. Le lieu était aimable; on mangea, on but. La nuit vint, on s'endormit, a-csa-esa-aa-sa e. Or, à minuit, des éléphants sauvages vinrent au lac. Ils aperçurent les éléphants de la caravane, et ils prirent en haineux mépris ces frères qui étaient devenus des esclaves. Ils voulurent les tuer et se ruèrent sur eux avec impétuosité.

Dans la violence de la charge, ils piétinèrent des marchands qui dormaient sur le sol. Les marchands poussèrent des cris de douleur. La

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