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es passants regardaient cette femme à l'air noble, qui, les cheveux en désordre, les pieds sanglants, vêtue à peine d'une pauvre toile, allait au hasard par les rues de la ville. Les enfants s'attroupaient, ils la suivaient avec curiosité. Quelques-uns se moquaient d'elle; parfois, on lui jetait une pierre, a ^a^aaaaaaaaa^a^a^a^a-aa'&a a Elle arriva devant la demeure du roi. La reine était sur la terrasse, avec sa fille et quelques suivantes. Elle eut pitié de Damay anti . a «ja'csa'cîa'csa'aa^a'cîa VQVQVâ'QQ csatsa
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g, « Va, dit-elle à une suivante, va chercher cette femme , et amène-la ici. Elle semble dans la misère; sa prestance et sa démarche ne manquent pourtant pas de noblesse. La foule lui est hostile. Je dois la secourir. » ^a^aastgaaa^raa^srsa-aa'cîSi a La suivante obéit, Damayanti parut devant la reine, qui s'étonna de la voir si belle, aasrssrast'saga'sa^a a. « Femme, dit la reine, tu es, certes, très malheureuse ; tu as subi l'outrage du vent et du soleil, mais tu es belle encore! Sous tes haillons, tu brilles comme la lumière dans les nuages. Pour éblouir nos yeux, tu n'as pas besoin de parures. Tu es courageuse aussi : les injures de la foule te harcelaient sans t'émouvoir. Parle. Dis-moi qui tu es. » «a û Damayanti salua la reine avec grâce , et lui dit : ga^aasMKsa'BsraaïSû e «Sache, ô reine, que je suis de
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bonne race. Mais le malheur m'éprouve, et, depuis de longs jours, je vis de racines et de fruits, sans jamais être assurée du lendemain.
Je n'ai point de compagnon, et je dors où me surprend la nuit. Mon mari, pourtant, est plein de vertu; il m'a toujours été fidèle. Je l'aime, je le suivais comme son ombre : où est-il aujourd'hui ? Le sort a voulu qu'il perdît au jeu ses richesses.
Nous avons erré, tous les deux, par les champs et par les forêts.
Un matin , en m'éveillant, je me suis trouvée seule; je cherche mon mari, et je ne connais, maintenant, que l'amertume et la douleur. » at>a e. La reine regardait doucement Damayanti; elle se sentait toute atte n dr i e . a&3®sm&SQ'&aLa9®Q'a9®a®Q'&& o. «Ne cours plus le monde, dit-elle.
Reste auprès de moi. Peut-être un jour ton mari passera par cette
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ville, ou, si tu veux, j'enverrai des hommes sages à sa recherche. Toi, goûte le calme dans cette demeure, où tu n'auras que des amies. » ^a-aa g. Damayanti se taisait. La bonté de la reine la touchait. Elle allait dire qui elle était. Un mouvement de honte l'arrêta. Elle réfléchit quelques instants ; enfin, elle parla:
2. « Reine, ton accueil me console un peu, dans ma misère, et je resterai auprès de toi, si tu m'accordes ce que je vais te demander.
e. — Je serais étonnée que tes demandes fussent sans raison, répondit en souriant la reine, raacsa a — J'entends d'abord ne point être traitée en servante. Les hommes ne m'adresseront la parole qu'avec mon consentement. Celui qui me voudrait pour femme ou pour maîtresse serait châtié de ma main, et si , après la punition , il m'importu-
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irait de nouveau, j'aurais le droit de le mettre à mort. J'aurai un ) entretien avec de prudents brahmanes, et nous verrons ensemble les moyens de retrouver mon mari.
A eux seuls, je révélerai mon nom et mon pays. Voilà, reine, les demandes que je te fais, assrasrasraa a — Tu es pleine de sagesse, ô femme. Je t'accorde tout ce que tu demandes. » ga^asrasrasrasas'aa'asœja £ Et elle appela sa fille, s^a^a-sa^a £ « Sunanda, lui dit-elle, voici ta compagne et ton amie. Tu as le même âge qu'elle. Vivez heureuses. »
e Damayanti et Sunanda s'embrassèrent. On entendait les oiseaux chanter dans les jardins du roi. aa
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près avoir abandonné Damayanti , Nala poursuivit sa route à travers la forêt. H arriva près d'un fourré où s'était allumé un puissant incendie, et des flammes il entendit sortir une voix qui criait : « O vertueux Nala, viens à moi!» Sans crainte, il entra dans le fourré , et vit un Naga qui tremblait au milieu des flammes. 'asKsasa e. « Ne crains rien », dit-il, et, d'un bras vigoureux il saisit le Naga et l'entraîna hors du feu. ÉrasKwrejsrésaaa a Le Naga fit quelques mouvements puis, tout joyeux, se tourna vers
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le roi. vsfô3iVavsiV3V9vsi'c!)Si , 'ôsi'&sœ>sï'(S&'&8i o. « Merci, grand roi; ton courage m'a sauvé. J'avais troublé un grand ascète dans ses méditations. Il m'avait maudit, et m'avait condamné à rester immobile jusqu'au jour où me toucherait le roi Nala. Les flammes allaient m'atteindre quand tu as entendu mon appel. Tu m'as délivré. Merci. / &9®sr39^&9®sfâ9&s&& g — Mon devoir n'était-il pas de t'assister dans la détresse ? a-aa-csa-aa g. — Pour te prouver ma reconnaissance, je te révélerai l'avenir. Tu as encore à souffrir, Nala : il te faut expier un grave péché, ■aa^a-aatîaaa e, — Quoi ? J'aurais offensé les dieux par un péché ? •aa'îsa^acsaaa'aa a — Te souvient-il d'un soir où, pour le plaisir de tes enfants, tu feignis une chasse au lion ? Le jeu te divertissait fort, et tu en oublias d'adresser aux dieux les prières
ordonnées. s^^a^a^^'sa'ssrasrejâraa a — Oui... oui... je me souviens...
Ah, je sais maintenant d'où viennent mes malheurs T » ^•çssrçjsrasraa'sa o. II gémissait, il se frappait la poitrine. Le Naga reprit : gaasretëraa e, « Roi, ne vas pas au désespoir.
Tu reverras Damayanti, tu reverras tes enfants , ton royaume te sera rendu. Tes épreuves pourtant ne sont pas finies. Fais vingt pas vers le ruisseau que tu vois là-bas. » a<>a £ Nala obéit. eafca^a^sraassraa'aa'êsa'ïsa & « C'est bien. Creuse maintenant la terre, » dit le Naga. avstvavstvsivs a Nala obéit encore. Il creusa la terre et trouva un manteau rouge , d'étoffe grossière, a-aa-sa^a-aa-csa^a-sa a « Couvre-toi de ce manteau, ordonna le Naga, puis va te mirer dans le ruisseau. » -sa-aaaa'cîa'sa'Baaa e Nala, quand il se fut penché sur le ruisseau, recula d'épouvante. Le
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Naga se mit à rire, •saas^a-aa'asicîûgsi e. « C'est de toi-même que tu as peur, pauvre Nala. Ce manteau a le pouvoir de changer ta figure. Tant que tu le porteras , tu seras de la dernière laideur. Nul ne pourra te reconnaître. Prends le nom de Vahuka, rends-toi dans l'illustre ville d'Ayodhya, et là, entre au service du roi Rituparna. Tu seras employé dans les écuries. Si humbles soient-ils, fais, sans te plaindre, tous les travaux où l'on te contraindra. Tu te sauras pardonné le jour où tes yeux reverront la pure Damayanti. Jette alors le manteau rouge, et ce sera dans toute ta splendeur que tu apparaîtras à celle que tu aimes. » sraa'SJsraa e. Comme la brume matinale, le Naga s'évanouit, et Nala, sous son manteau rouge, marcha vers la ville d'Ayodhya. ea'asretëraaaaïsa'îsaçja
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l y entra le dixième jour, et il fut admis sans peine dans le service des écuries royales. Il avait pour maître Varshneya, qui le chargea d'abord des plus grossiers travaux. Il s'en acquittait avec zèle, et Varshneya, peu à peu, le prit en amitié . asa^sasa vst'3Si'3SL'&si'3Si , vsfàSfô&'&s. & Souvent, il poussait de tristes soupirs, il avait aux yeux des larmes furtives. Il murmurait d'étranges paroles : ©a-asraasssraaaâ'asfëa o. « Où est-elle ? Que fait-elle ? Ah , qu'elle ne succombe pas à la faim et à la soif! Ses vêtements usés la
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gardent-ils du froid? Pense-t-elle quelquefois à celui qui est malheureux ? Où l'attend -elle ? » aatssKKraa 2, Une nuit, Varshneya l'entendit gémir plus encore qu'à l'ordinaire : « Où est-elle ? Que fait-elle ?
L'attend -elle, le malheureux?»
répétait-il d'une voix douloureuse.
Et Varshneya alors se décida à l'interroger : ^33£s^a33^3c3£raat?a , c5£c5.& c « Valiuka, pourquoi te lamenter ainsi ? Tu as , sans doute , des sujets de tristesse. J'ai surpris plusieurs fois tes soupirs et tes larmes. Ne me cache rien . Je suis un ami pour toi. Est-ce en songeantàune femme bien-aimée que tu te lamentes ? »
e. Vahuka répondit lentement : aa-aa e « Je songe à un de mes amis. Il était sage, il était heureux. Un jour, pourtant, il offensa les dieux, et , dès lors , il agit en fou. Sa femme est la plus belle et la meilleure qui
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soit au monde. Le lâche a mal tenu les promesses qu'il lui avait faites.
Où est-elle maintenant? Que faitelle ? Elle a été abandonnée par un mari cruel. Peut-être, égarée aux forêts perfides, erre-t-elle à demimorte de faim et de soifT Lui a voyage, et partout l'ont suivi le remords et le chagrin. Ses lourds ennuis lui défendent le repos. Il songe sans cesse à la pauvre abandonnée. Où est-elle maintenant?
Que fait-elle ? Le méchant a trouvé un asile. Mais il ne se console point d'avoir jeté dans la détresse une femme qu'il chérit, qu'il adore.
Quand le malheur tomba sur lui, elle voulut l'accompagner. Et il a eu, lui, le mauvais courage de la laisser seule au fond des forêts T Ah, l'homme de peu de vertu ï Qui la protège, maintenant? Varshneya, connais-tu un homme pire
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que col ni dont je te parle ? »?5â?5a'2Ja s Yar.shneya écoutait avec étonnement les paroles de Valiuka :
n'était- il pas lui-même l'auteur de l'acte singulier qu'il attribuait à un
hima, cependant, avait appris les malheurs de Nala et de Damayanti; il avait été pris d'un ardent désir de les revoir, et il avait envoyé des brahmanes à leur recherche. ^agagâga^a«a«sraa«3 , sa , î5a £ « Cherchez, avait-il dit, cherchez ma fille Damayanti et le roi Nala, son époux. Donnez à Nala l'assurance qu'il obtiendra de moi mille vaches, et de vastes champs, et une des plus grandes parmi les villes que je gouverne. Allez, et je saurai dignement récompenser celui qui m'amènera Nala et Damayanti. » <5S>
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e Les brahmanes avaient parcouru les villes et les campagnes; mais aucun d'eux n'avait encore rencontré le roi Nala ni la reine Damayanti.
g. Le brahmane Sudeva arriva enfin dans la ville des Chedis. Le roi et la reine le reçurent, et, comme il leur adressait des paroles de remerciement, il s'arrêta tout à coup, -sa a « Qu'as-tu, sage brahmane? lui demanda le roi. a^rasfissroa'Ba'asraa'Ba g. — Seigneur, reprit-il, me serait-il permis d'avoir quelques instants d'entretien avec une des femmes qui accompagnent la reine ? » -&&■&& g. Et, du regard, il désignait Damayanti. VQV£fôQV3fôQV9fô$fôQVSfôSi'dSi'dQ'dSk
g, « Brahmane, dit la reine, si l'amie de ma fille y consent, tu pourras causer avec elle, tja^a^a-sa'cîaaa'êsa'cîa g- — Je veux bien que ce brahmane cause avec moi », dit alors Damayanti . ^a^a^a^a^a^jaeagaaa^a-aa'sa'cîa
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e. Elle fit signe à Sudeva de la suivre , et ils s'écartèrent un peu du roi et de la reine. •csa'sa'aa'sa'Ba'aa'sacja e «Je viens, dit Sudeva, d'un pays j^°£| que tu dois connaître, car tu ressembles étrangement à celle que je cherche , à la fille du roi Bhima. a-sa e. — Ah, s'écria Damayanti, que font mes enfants ? srssraa^srasrssraaga e. — Ils vont bien, répondit en souriant le brahmane. La bonté des dieux les bénit, comme elle bénit ton père. » ^a^a^aesa-Ba'sacîa'cîa-csa'sacsa e Damayanti se soutenait à peine.
Elle se mit à pleurer. Elle était émue de voir Sudeva; elle songeait à ses enfants, à son père; elle songeait àNala. acsa-aacîa'cjaaaaaaaaa'aaaa g. La princesse Sunanda l'observait.
Elle courut à sa mère, a^a^a-aa-sa-sa g. « Mère, dit-elle, regarde mon amie. Quelle nouvelle a-t-elle
apprise du brahmane ? Elle semble