‹ Nala et DamayantiChapitre 5 sur 17 · IA · texte numérisé non relu

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ala revit les dieux ; il leur raconta toute son aventure; il ne leur cacha pas le dessein de la princesse Damayanti. Les dieux sourirent, et, de concert avec Nala, ils reprirent leur route vers le pays des Vidarbhas. aaga^aga^a-ssra.Êraâ'sa e, Ils furent introduits dans une haute salle dont les parois, les piliers et le plafond resplendissaient d'or et de pierreries. Là, le roi Bhima recevait les princes qui prétendaient à sa fille. Pour chacun, il trouvait des paroles d'encouragement ; il était joyeux; il ne doutait

NALA ET

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pas maintenant que, parmi tant de rois, les plus illustres de la terre, Damayanti ne trouvât un époux digne d'elle. VQV&VSl'dQ'dQVSl'&Sl'dQ'aa'aSiVQ

e. Il s'inclina gravement devant les dieux : leur air de majesté l'étonnait. A l'entrée de Nala, il eut un cri d'admiration, et les rois désespérèrent d'emmener la belle Damayanti. a^a^a?5a -aa^a -sa^a ■sa-sa^a-da g. Tous prirent place sur des sièges élevés, et Bhima donna l!ordre qu'on prévînt la noble princesse, a a Elle parut. Elle tenait une guirlande de lotus, pour la tendre au fiancé qui lui plairait. Tous avaient les yeux fixes; ils n'osaient respirer; la salle était silencieuse, a-aa^a g, La jeune fille s'avançait d'un pas léger. Elle pensait, tout d'abord, reconnaître Nala, et, sans plus différer, elle courrait à lui. Et voici qu'elle s'arrête; de surprise, ses

yeux s'agrandissent 5 ses regards ne quittent point un côté de la salle:

elle y voit de nombreux princes qui, tous, ont la figure de Nala. sraa a Mais bientôt elle revint à elle, et, sans trouble, elle réfléchit. àvsfôQva 2. « C'est là une ruse des dieux. Ils se sont, tous, rendus pareils à mon bien-aimé. Qu'ils en soient pour leur artifice ; à Nala, à Nala seul je veux me donner. » ©a^a-sfâtJsraa^asatsaasiaa a Et elle murmura une tendre prière : sraa^3^a33^a^33attQc!!ac5ac53a.Q a«0 dieux, j'ai entendu la parole des cygnes, et c'est le roi Nala que j'ai choisi pour maître. Je l'aime et lui serai fidèle. Oh, permettez, grands dieux , qu'il me soit révélé.

a «Jamais par la pensée, jamais par la parole, jamais, ô dieux, je n'ai abandonne mon maître. Je l'aime et lui serai fidèle. Oh, permettez, grands dieux, qu'il me soit révélé, a

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a « Oh, daignez, à ma voix, redevenir vous-mêmes. Rendez-moi mon Nala, gardiens très hauts des mondes. Je l'aime et lui serai fidèle.

Oh, permettez, grands dieux, qu'il me soit révélé. » a^atsa'aa'SJaaaaaga'aa e A ces pieuses paroles de Damayanti, les dieux comprirent que rien ne vaincrait sa résolution ; ils surent toute la ferveur de son amour, et sa prière fut exaucée. Les rois célestes se montrèrent dans leur gloire ; leurs yeux restaient immobiles, et leurs pieds ne touchaient pas le sol.

Au milieu d'eux, Nala , les pieds au sol, clignait des yeux, a^a^a-aa-sa-aa e Alors, joyeuse et timide, Damayanti lui donna la guirlande, qvqvq

es dieux furent les premiers à se réjouir. Les rois baissaient le front, un peu décontenan ces; mais il leur fallait bien reconnaître que nul d'entre eux ne valait le brillant Nala. Bhima était heureux, a^a^a^aîsa^a^agaeasaaassissraa e. Et Nala dit à Damayanti de très douces paroles : aaa^a'Bacîsrasraa'Sa^a e« Puisque, ô princesse bénie, tu as décidé, devant les immortels, de choisir un mortel, prends-moi comme époux. J'obéirai joyeuse-

ment à tes ordres. Damayanti, princesse au beau sourire, tant que tu vivras, je serai à toi, à toi seule. » a a Damayanti fit son hommage au roi Nala, et lui répondit avec grâce :

c. « Depuis longtemps je t'aimais, tu le sais bien, ô mon beau roi. Ce sera à moi de t'obéir, en épouse fidèle.

Je t'aimerai toujours, ô Nala, et, partout, je te suivrai. » aacsaasrasraa ê, Tous deux, ils regardèrent Indra, ils regardèrent Agni, ils regardèrent les autres dieux ; ils imploraient, des yeux, leur protection, a e « Nous ne vous abandonnerons pas, dit Indra. Veille, ô Nala, à toujours être brave, à toujours être sage. Veille, ô Damayanti, à toujours être douce, à toujours être bonne. Vivez dans un jardin de lumière, aux fleurs pures. » -sja-aa^atja c Les dieux remontèrent au ciel.

Les rois, malgré leur déconvenue,

firent à Nala et à Damayanti de longs souhaits de bonheur, et Bhima voulut que, sans plus tarder, le mariage fût célébré. ■sa-aaaâ'cj.saa'sa^si'aQ

NALA ET

( ffifîffit^Mîlffi ^ ala et Damayanti

vécurent quelque

temps au pays de

Bhima. Ils ne se

g lassaient pas de se

§( dire leur amour.

^IM1MIMMI# i ls connaissaient

le vrai bonheur. cua-cïauaaagasKraaaa c Des gardes leur avaient raconté pourtant que, le lendemain de l'assemblée, un être d'assez mauvaise mine s'était présenté aux portes de la demeure royale. On l'avait arrêté. atsaaa^a^aaa^a'aa'aa'Ba'aa'ésa-aaaa a « Où vas-tu ? ■sa^acîa-îsa^a^a'aa^a^a ê. — Je vais à l'assemblée nuptiale. »

g. Les gardes s'étaient mis à rire, aa ê, «Tu vas à rassemblée! Tu arrives

trop tard, mon ami. C'est hier qu'elle a eu lieu. D'ailleurs, on ne t'y eût pas admis, ^^aaa^tJaast'aa^aasraaija e — On ne m'y eût pas admis? MoiT un dieuT â^a^a^a^atsacsaBa^a^aasi^a e — Un dieu I toi ï a^a^atssraa'csa'csa'ssi e — Oui, un dieu, et un dieu qu'il faut redouter. Je dispense à mon gré la richesse ou la misère. » -aa-sa & Les gardes avaient ri plus haut, a ê « Les dieux étaient là, mon ami.

Et ils ne te ressemblaient guère, va e. — Et qui des dieux la princesse a-t-elle pris pour époux? Indra?

Agni? Varuna peut-être? sa^sa-sa^a g. — La princesse a choisi le prince Nal a . a^a^a^a^aaa'sa'aaïsaaa'aa'sa'sa'Da e. — Elle a fait aux dieux cette injure! Je saurai la punir! Je saurai punir son Nalaï Je vengerai les dieux î » aaesaaaaaaaaacsa'sa'ésaaa'aatfa a L'être avait disparu. Les gardes avaient pensé : « C'est un fou î » Ils

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avaient jugé bon, cependant, de rapporter le fait à Bhima, ainsi qu'à Nala et à Damayanti. Bhima n'avait eu qu'un sourire dédaigneux: il partageait l'opinion des gardes. Nala et Damayanti n'avaient rien entendu . Û^3'ê5ac3a-3a'c5a'c55l-?5a'c5a'3Sl'c5Slt5Si'c3a

e Le moment vint pour eux de gagner le pays des Nishadhas. On leur prodigua les présents; on leur fit tous les bons souhaits. Ils partirent dans un cortège magnifique, a-ssicss»

a A la suite du cortège, marchait furtivement un être d'assez mauvaise mine, qui ricanait. a^3SK3£K5.Qc3a

DAMAYANT

e roi Nala et la reine Damayanti arrivèrent au pays des Nishadhas. Les chemins où ils pas-

saient étaient or-

b:^™* 1 * ^ nés de guirlandes; ils marchaient sur les fleurs. A l'entrée de la ville, ils furent reçus par les grands du royaume; le ministre leur adressa un discours de bienvenue ; Nala lui répondit gaiement, et Damayanti le remercia d'un sourire. La foule accourue poussait des cris joyeux. srastcwssi'cs.a e, Pushkara avait su le bonheur de

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son frère ; son esprit morose l'avait empêché de se réjouir. Il avait longtemps hésité sur le parti qu'il prendrait au retour du roi : irait-il au-devant de lui, ou resterait-il à l'écart? Enfin, il se décida pour le devoir fraternel, mais il était mû par la curiosité plus que par l'affection . Sra.S'ESa VQVQVQ'Qa'Q&'dQVQ c3jQ <5a<5a

o. Il ne s'attarda pas à la fête; il jeta sur Damayanti un coup d'œil hargneux ; à elle et à Nala il fit le plus bref des compliments, puis il regagna sa demeure. ^aaaaa-aa'Bsra.Q'Ssi a Comme il poussait la porte, il sentit une main qui lui pressait l'épaule. Il tressaillit ; il tourna la tête avec crainte, un être de mauvaise mine était auprès de lui. a^a g « Qui es-tu? Que me veux-tu?

demanda-t-il. a'aacsacsa'aa'csaeîacîa-cîa'sa ê — Entrons d'abord, lui réponditon. » a^£fi5si'c5a'3aî5at!iQîîû'5ia't5a'EsaïJa'é5a , 5Sû

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