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es mois et d'autres mois passèrent.
Nala etDamayanti eurent un fils; ils eurent une fille.
Nala , aux mo- ( %MliOtU^^ ments de repos, ne retrouvait pas seulement la femme qu'il chérissait; il riait avec ses enfants, et, pour les divertir, il inventait mille petits jeux, qui ne ressemblaient point aux dés. a^a-da-da o, Pushkara s'était d'abord impatienté; maintenant, il touchait au désespoir. Kali s'efforçait de le réconforter : il n'y réussissait plus, a o, «Indra le protège, disait Pushkara; Indra est plus puissant que toi.
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2. — Oui, Indra le protège, reprenait Kali. Il est pieux, et, tant qu'il observera fidèlement les rites, Indra restera avec lui. Mais, qu'il commette une faute, une imprudence seulement, Indra l'abandonne, et il est à nous. Patience, Pushkara, patience, et ne va pas au désespoir. »
e Mais Pushkara n'avait plus confiance en Kali. Il ne se voyait pas près de gouverner les Nishadhas, et, souvent, il en pleurait, srssiaaaa
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n jour, Nala, Damayanti et les enfants imaginèrent de jouer à la chasse. Nala feignait d'être un lion; Bain ay an ti et les enfants étaient des chasseurs, ^srasraa a Le jeu fut bientôt fort animé. Le fils se révélait intrépide. Les rugissements les plus féroces ne l'effrayaient pas; il voulait avoir la proie, ha fille était adroite ; elle tendait au lion des pièges ingénieux; il avait grand'peine à s'en dégager.
Et Nala et Damayanti se réjouissaient du mérite que prouvaient déjà leurs enfants. rarasraaasi'asigâœa
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e. Lion et chasseurs étaient tout à l'ardeur du jeu. Sans se lasser ils couraient dans les jardins, et, quand les chasseurs réussissaient à prendre la bête, des rires éclataient longs et joyeux. 'cîa'aa'eiacîa'saaa'sa'sa g. Le soleil déclinait. On poursuivit le jeu. La nuit vint. Damayanti alors craignit que les enfants ne se fatigassent à l'excès. Elle les emmena.
Nala aussi rentra, comme à regret.
Il s'était laissé ravir par l'intérêt du j eu. Et quel plaisir il avait senti à observer que ses enfants montraient sans cesse plus de bravoure et plus d'esprit T Jamais, peut-être, Nala n'avait été aussi heureux, a^a-sa^a & Ce soir là, Pushkara vit apparaître Kali. Le dieu riait d'un rire cruel . *c5a -sa csa^aîsa c5a <5ac5a csa-aa^a c3a oa ê« Pushkara T Pushkara T criait-il, Pushkara I tu peux te réjouir. Ton frère vient d'offenser gravement les
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immortels . aaa-aa'sacjaeia'aa'cîa'sacîa'sa e. — Lui! Ce n'est pas possible. Tu veux encore m'abuser. a^a^a-aa-Ba-sa e. — Non. Il a été séduit par des amusements enfantins au point d'oublier l'heure des prières. La nuit est venue sans qu'il ait honoré les dieux. Les dieux vont s'éloigner de
lui. » a^at5a^ai5aaat5a^a^a , 3a'3ac5a , c3a'c5a
e. Pushkara écoutait Kali avec joie.
Il murmura : ^^eagaaaifâ'aa'asraaga £, « Roi T être roi T ■s.Q'aa "aa-sa-sa csasa-sa ê — Il faut que tu m'obéisses, reprit le dieu. Ne manque pas d'être demain sur le passage de Nala. Je ne crois pas que maintenant il refuse de jouer avec toi. aga^a^a^a-saisa^a e — Je t'obéirai, je t'obéirai, dieu puissant! » .a^asa^a-Ba'sacîa'cJa'csa'csa'aa & Pushkara riait et sautait, et il murmurait encore : a^a-csa'Sa'Ba'Sa^a o, « Roi T être roi T » atsa^siesa cjaaaaa^a -3a , «5a^a'3a'?5at3at5G^Q'3a'î5a'3a'c5a'3aç5a"3a'3a
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ushkara, le lendemain, aborda son frère. a3ût5û'aa*3sraa a «Sans doute, les affaires étaient importantes que tu as traitées aujourd'hui. Tu semblés très las. Ne te plairait-il point de jouer quelques instants avec moi? Voici les dés. »
a Nala eut un peu d'hésitation, aaa o, « Les dés! dit-il enfin, les dés T J'y avais de la chance autrefois. Il y a longtemps que je n'ai joué. Viens, Pushkara, donne les dés. Jouons. »
e. Ceux qui accompagnaient le roi s'étonnèrent de sa résolution. Il s'assit. Il prit les dés. asa-sa-Ba-sa^a
û « Que l'enjeu soit cet anneauî » a e Et il jeta devant son frère un bel anneau qu'il avait au doigt, -sa^a-esa a Pushkara, sans hâte aucune, s'assit en face de Nala. Derrière le roi, alors, il aperçut Kali, et il eut aussitôt la certitude que le dieu n'était visible que pour lui. -3ac5a<5ac5a<3aé3a e Nala lança les dés ; puis ce fut le tour de Pushkara. Pushkara eut l'anneau. ^aa^a^a^aaa-sacsa'cîacsaaa^a e. « Petite perte, dit Nala, j'aurai ma revanche. Recommençons. »-sa , 3a^a & Et il jeta devant son frère un beau collier qu'il avait au cou. Il lança les dés ; Puskhara les lança après lui. Pushkara eut le collier. sa-sa-sa e « Continuons, » dit Nala. aatraacsa c Les coups de dés furent nombreux. Nala perdit tons les bijoux et toutes les armes qu'il avait sur lui. Il se leva enfin, et, s'adressant à Pushkara : Qaa-aa-sa'aa^a^a'sa'cîa'aa
e « Tu as été heureux ce soir. Emporte ces bijoux et ces armes. Demain, je pense, le sort me sera plus favorable. » ai3£aaa^ai5a3aa£raa'3S!'3ac5.9 a Et il alla retrouver Damayanti qui l'avait attendu en pleurant, qvq
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e jour suivant, après le conseil, Damayanti guetta en vain le retour du roi bien-aimé.
g. « Ah, comme hier, soupira-t-elle, il s'attarde à jouer avec son frère Pushkara. M'oublierait-il, le cruel?
Quand il est loin de moi, maintenant, je me sens prise d'une tristesse craintive. Là-bas, dans les salles dorées, que fait-il, le méchant, l'ingrat? » ^srsa-sa'cMrasi'cSsi'Sssïcîsi fi Et elle appela la plus fidèle de ses suivantes, la douce Malavika. tssraa fi « Malavika, dit-elle, cherche à savoir à quoi s'occupe le roi ; et, si tu
le vois qui joue avec son frère, essaie de lui parler ; ne lui cache pas ma peine. Je souffre, chère Malavika. Va, cours, ramène-moi l'aimé qui me délaisse! » aaa'Ba'Ba^a'asi'cJa'sa e. Malavika sortit. Les enfants passaient. Damayanti les embrassa longuement, tîatsa^aaatsa^a-saïsa'aa'sa e « Enfants, où est votre père?
Pourquoi nous abandonne-t-il? Je tremble, je suis inquiète. Enfants, enfants, embrassez-moi T J'ai besoin de votre tendresse. » -saaacsa'BsrBsrcsa a Elle prêtait à tous les bruits une oreille anxieuse. Malavika ne revenait-elle point? Aurait-elle vu le roi? Lui aurait-elle parlé? Damayanti embrassait ses enfants, vsraa o, « C'est toi, Malavika?» cria-t-elle
tOUt à COUp. «5a<5a^JQc55»'c5a'ç5a , <5Sl'c5S»'c5a'c3û
o, Malavika rentrait. Elle était seule.
Ses yeux étaient lourds de douleur.
a «Je l'ai vu, reine chérie, je me suis
approchée de lui. Il ne m'a pas écoutée; m'a-t-il même entendue?
Comme un fou, il lance les dés. Il n'ouvre la bouche que pour annoncer les enjeux. Il perd, il perd toujours. Il n'a plus ses bijoux, il n'a plus ses armes ; il a joué ses chars, ses chars sont à Pushkara. Il a joué ses chevaux, ses chevaux sont à Pushkara. Les conseillers le regardent avec angoisse, ils le supplient de s'arrêter. Le roi est sourd à toutes les prières. Il lance les dés.
Il perd. Il lance encore les dés. Il perd encore. Et l'on doute qu'il ait gardé toute sa raison. » aas-csa-sa^a e. Damayanti retint ses larmes; elle voulait être courageuse ; et, le pas affermi, la tête dressée, elle alla vers la salle où le roi perdait toute sa richesse. srci&v.Q'da'dQvsvsivsivstVQVQ e. Les conseillers la virent, et ils eurent un peu d'espoir. Elle parla
d'une voix douce: araraa^a^a'&s'Da'a.a G. «Nala, mon roi, mon époux, mon bien-aimél Ecoute-moi. Ne me rends pas malheureuse. Quitte ce jeu méchant. Viens avec moi. Nous irons retrouver ton fils, nous irons retrouver ta fille : ils sont impatients de t'embrasser. Viens, Nala, viens.
Ecoute-moi, tu sais bien que je t'aime. » ^a^a^a^airaaa^a^a'Bâcsa'Ba'ésa ê. Nala n'eut pour Damayanti qu'un regard distrait, et il lança les dés.
e. Les conseillers tournaient vers la reine des yeux désolés. Elle reprit:
a «Nala, roi tout puissant, si, aujourd'hui, mon amour t'offense, si tu as oublié le sourire de tes enfants, souviens-toi au moins de tes grands devoirs! Les conseillers sont là: ils songent au bien du royaume, ils se demandent quelle rage t'a saisi , et ils souffrent. N'entends -tu pas, comme moi, une rumeur qui monte
de la ville? Tes sujets se pressent aux portes de ta demeure. Ordonne qu'on leur ouvre. Ils te crieront leur douleur, et peut-être enfin renonceras-tu à un plaisir funeste. » ■sa-êsa q, Nala, cette fois, ne regarda même pas Damayanti. Il lança les dés. «sa ê. Damayanti alors connut toute la folie de Nala; et honteuse, le pas faible, la tête basse, elle se retira dans la chambre où, naguère encore, elle était si heureuse, •ssrasraa'asraasa
ses enfants elle prodigua les plus tendres caresses , puis elle fit appeler Varshneya, le maître des écuries, -sa a « Varshneya , lui dit-elle, tu as toujours été le plus sûr parmi les serviteurs du roi. Je sais que je puis me fier à ta fidélité.
Tu sais de quel triste sort il est menacé. Il joue avec son frère Pushkara ; la chance est contre lui : où s'arrêtera sa perte ? Le jeu pourtant l'absorbe au point qu'il n'entend pas les prières de ses amis. Peut-être t'at-on dit qu'il ne m'a pas écoutée. Ne crois pas que je l'en blâme, Varsh-
neya : je ne suis que sa servante.
J'ai pourtant toutes les craintes, et je ne veux pas que ces enfants connaissent le malheur : que le père et la mère soient seuls à souffrir T Protège-les, Varshneya. Mets le joug aux meilleurs de nos chevaux, choisis le plus solide de nos chars, et, avec notre fils et notre fille, hâtetoi vers le pays des Vidarbhas. Tu les laisseras à mon père, le sage Bhima. Puis, sois heureux : cherche à servir un roi que n'affolent point les dès. » â?5a^a^&^a^a^&^a^â?>st'3S!'Ssi a Varshneya courut aux écuries. Il eut tôt fait d'apprêter les chevaux et le char. Damayanti lui amena les enfants : elle sanglotait, elle n'avait pas la force de parler, a^a aa-gsTsa^a q. Varshneya fut exact à suivre les ordres de la reine. Il remit les enfants au roi Bhima. Et, un jour, ayant appris que le roi d'Ayodhya,
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le vaillant Rituparna, avait besoin d'un serviteur habile à conduire les chevaux, il alla le trouver, et entra à son service, a-aa^aaa^û'Sâ'Baesraacîa
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ependant, Nala n'avait pu s'arracher au jeu, et, par la volonté méchante de Kali, il n'avait cessé de perdre.
Quand Pushkara eut gagné son or, son argent, ses pierreries, ses jardins, ses vêtements même, le malheureux s'oublia jusqu'à jouer son royaume, et il le perdit. a^a^a^atsa'sa'cîatîaisâ'csa'Ba a Pushkara lui dit alors en riant:
a « Laissons le jeu. Qu'as-tu, maintenant? Damayanti seule te reste; tous tes autres biens sont à moi. Si donc tu veux jouer encore, Damayanti sera notre enjeu. » a-aa-aa-aa-aa
e A ces paroles de son frère, Nala soudain retrouva la raison. Il se sentit pénétré de douleur. Sans prononcer un mot, il se leva. Il jeta ses derniers vêtements, et il courut vers la chambre où l'attendait toujours la pure Damayanti. tsa'ssrga'cîû a Quand elle le vit entrer, elle eut un sourire attendri. aeHrasréwrasrasraa g, « O mon bien-aimé, te voici I Te voici, ô mon beau NalaT Puisque je te revois enfin, je suis heureuse.
Ah, tu m'étais cher dans la gloire, tu m'es plus cher encore dans la détresse. » ^aaa^a'satîaoa'csacsa'aacja'aa s Nala sanglotait. Il pleurait, et Damayanti, doucement, essuyait ses larmes . a csa^a csaaa ■sa-sa'cjaaa'êsaejaesaaa a « Tu viens à moi nu comme un nouveau-né : j'aurai pour toi les soins qu'on a pour un enfant. J'abriterai ta faiblesse, je soutiendrai tes pas, je te vêtirai. Désormais, pour
me couvrir, je n'ai que ce morceau de toile grossière ; qu'il soit assez grand pour nous deux. Tu t'y envelopperas avec moi, et, de n'avoir qu'un vêtement, nous serons plus près l'un de l'autre, et nous nous saurons plus unis que jamais. » sr&a g. Nala, tout ému, embrassa longuement Damayanti. Ils s'entourèrent de la même toile, et, saintement enlacés, ils quittèrent la royale demeure . S'3a'c5a-c3.Q'3a'c5Sl'c3S!'c3a -c53'c3St'3a'3a'3â
ê Ils allaient par les rues de la ville.
On les regardait avec pitié, mais on ne leur offrait point d'asile. Ils arrivèrent dans la campagne. Ils suivirent une route, au hasard ; et, comme la nuit tombait, ils trouvèrent une hutte abandonnée, et s'y couchèrent sur le sol. -aa^a-sa^acsacîsi
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