‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 26 sur 167 · II. FIN DU ROYAUME DE OU · texte numérisé non relu

II. FIN DU ROYAUME DE OU

Cette même année «parurent deux dragons verts dans le Ou-k^ou tsing ^0^^, ou Puits de l'Arsenal militaire; Tempereur (Tsin Ou ti ^^ ^) y fut en personne et en reçut les compliments de tous les Grands.» (De Mailla, IV, 185) Il alla en personne Tannée suivante, 285, faire le sacrifice iVan-feiao ^ JjJ.

Après l'assassinat de l'impératrice Tchou ^, le dernier des quatre empereurs de Ou ^, Ou-tch^eng heou j^ 1f^ ^ (264-280) Suen Hao îg ^ qui, Prince de Ou, tenait sa Cour à Kien^yé ^ m, en 265 avait essayé de la transporter à Ou^tch'ang ;g ^, deux ministres restant préposés à la garde de Nankin. Mais le mécontentement universel l'avait ramené dans cette dernière ville en 266. Au printemps de 280, l'empereur Tsin Ou ti § fC 1g (265-290) envoya sur les terres du royaume de Ou, le général T'ou Fuft^ avec 200.000 hommes, répartis en cinq corps d'armée. En prévision de cette attaque, le Prince de Ou, Suen Hao J^ ÔS^, résidant à Kien-yé ^ m (Nankin), avait fermé le Yang-tse par de lourdes chaînes, renforcées de barres de fer. A la suite de plusieurs défaites sur le fleuve et aux environs (1), sa capitale fnt assaillie par 80.000 h. venus par eau, tandis que Wang Siun ^ jg allait la menacer aussi par terre. Suen Hb.o, s'estimant alors perdu, vint à ce dernier, près de la rive, dans une petite barque, la corde au cou et son cercueil à ses côtés. Wang Siun lui ôta ses liens, brûla son cercueil, et lui rendit tous les honneurs dus à son rang. Se-ma Tcheou "3 II ^È, général des Tsin ^ du nord, envahit le palais T'ai'tch^ou Kong "Jj^^ et envoya l'infortuné Suen Hao à la Cour de ses maîtres. Déclaré déchu en 280, il descendit au rang de prince, avec le titre de Koei^ming heou ^ ^ ^. C'était la fin des Ou (cf. de Mailla, IV, 183).

Leur capitale fut pillée. Ces Ou, auxquels échappait ainsi la souveraineté dans le sud, commandaient, dit-on, à 230.000 h. de troupes, 523 villes, 43 départements et 4 provinces (de Mailla, III, p. 82). Détail trop oriental : on expédia à l'empereur victorieux 5.000 concubines de la Cour des On, dont le palais fut incendié, pendant le sac de la ville. Le même accident devait maintes fois se reproduire.

A la 4* L. de 280, on avisa, par des décrets spéciaux à réformer les abus du gouvernement des Ou jugé trop défectueux. Kienyé devint Mo-ling f^ ^. Par suite d'un remaniement de la carte administrative, le territoire urbain de l'ancienne capitale fournit la nouvelle sous-préfecture du Lin-kiang hien E% tt JR) changée l'année suivante en Kiang-ning hien 2!ll % J||- Un an plus tard,

(1) Spécialement bous. les murs de Che-t*eou tch^eng. De Mailla désigne encore uPan-kHao%SLm 1 ^^ ^^^^ ^^ T^ai^'ing fou JK ^ Jff, à 15 lieues en amont de Nankin.» Les Ou (an. 280) étaient commandés par le premier ministre Tchang Ti JR |S& qui y périt avec les généraux Ch&ti Yng yC ^ et Tchou-kouo Tsing ^ ^ ^. Avant l'engagement, leur armée avait campé «auprès de la montagne Nieou-tchou ^ J^, à 25 2i au nord de Tai'pHngfou, du Kiafig-Tian» (de Mailla IV, 172.) L'amiral Wang Siunï ^ victorieux, descendit ensuite le Yang-tse et se posta «près de la montagne San ehan ^ Ui » dont les trois sommets, visibles aussi de Nankin, dominent en amont la rive 8ud-est|du grand fleuve.

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