I III. SI TSIN. GUERRES ET RÉVOLTES. S
Yeu'tsio hou^^^, un site propice et grandiose aux sépultures impériales. Hong-ou^^, le fondateur des Ming^ y fera installer la sienne, à la fin du XV® siècle, sur plusieurs kilomètres de développement.
Tsin Ming ti 323-326 ("ou Se-ma Tchao, le fils aine de Tsin Yuen ti) donnait les plus flatteuses espérances. Sans retard, il nomma Wang Tao 5E ^ généralissime et l'envoya combattre le rebelle Wang Toen î^, qui, de son côté, fit marcher son frère Wang Han 3E -^ et le général TsHen Fong g| ]§,, sur Kien-k'ang. L'empereur se réfugia dans le temple Nan-hoang t'ang ^ ^ ^. Toan Sieou J^ 5|, un de ses généraux, défit les ennemis à Yué tch'eng jH j^? au sud de Yu-hoa t'ai. Wang Toen en mourut de dépit. Mais son favori Chen Tch'ong JJfc ^ accourut de Ou^hing ^ Si (YU'hang hien ®, ;K S|, Hang-tcheou /bie |j£ JH ^) renforcer les bandes de Wang Han. Ils passèrent en une nuit la Ts^n hoai et attaquèrent la porte Siuen^yang men ^ ^ f^? où ils furent battus par les mandarins Lieou Hia j^ ig et Sou Siun ^ ll^, venus de Nan^t'ang ^ |g. L'ennemi prit là fuite et Tsin Ming ti quitta son refuge pour rentrer dans son palais (324). A la fin de l'année, il visita la sépulture inpériale du Kien-p'ing ling J^£^^.
Il mourut huit mois après dans son palais de Test, Tong Vang [^ ^ et le lendemain, son fils Se-ma Yen U ^1^ fÇ âgé de cinq ans, fut intronisé sous le nom de Tsin Tch'eng ti ^ ;^ »(j^. Mais en réalité, Timpératrice mère prit en mains la régence du royaume, en créant Yu Liang ^ ^ grand ministre. A l'automne. Ton enterra le précédent souverain au Ou-p'ing ling HÇ ^ ^. Wang Tao eut alors à repousser une attaque de Che Ts'ong Jg ^ et, pour en prévenir le retour, on rebâtit Che-Veou tch^eng, qu'on entoura de murs. Les princes vassaux, au nombre de 18, abusaient de la jeunesse de l'empereur pour troubler le pays; il dut même, en 328, chercher un refuge dans la nouvelle forteresse.
En effet, Sou Siun ^ ^, nommé plus haut, s'était révolté l'année précédente, avait pris la ville de Kou-chou j^ gj (1) et menaçait la capitale. Il avait passé le Hong kiang ^ {£ et s'était établi au Tsiang ling ^ ^, butte à deux H au nord-est de Tchao* yang men et sépulture de Ou Ta ti (2). Le général Pien K'oen -^ ^ marcha contre lui, mais ne put le déloger de ses positions (3). Sou Siun attaqua, six jours après, les barricades élevées le long du
(1) C'est T'ai-p'ing fou actuel >0C t^ Jff du Ngan-hoei.
(2) D'anciens documents précisent davantage. Ils relatent que Pien K^oen combattit le révolté Sou Siun auprès du tombeau de Ou Ta ti K Suen-ling kang ^ K jS? ' l6 troisième, en comptant de l'ouest, des neuf tertres ou vallons qqe l'on distingue entre Tchao-yang men et Ki-ling men^ c. à d. entre la muraille de- 4a ville et le retranchement de "grande ceinture", plus à l'est.
(3) Pien K^oen porte le titre honorifique de Pien tchong-tcheng kong f» ^ J^ ^ le fidèle et droit ; et son tombeau subsiste encore, avec quelques vieiUes stèles, sur la butte du Tch^ao-tHen kong^ à l'ouest et le long du Temple de Confuoius. Il a des descendants à Nankin ; ils viennent le l^ et le 15 de la lune lui offrir des sacrifias.