‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 31 sur 167 · CH. II. LB8 TROIS ROTAUMBS BT LES T8IN · texte numérisé non relu

CH. II. LB8 TROIS ROTAUMBS BT LES T8IN

canal Ts'ing-k'i ^ ^. Pien K'oen, aidé de ses deux fils, tenta de le repousser; mais, tous les trois, ils succombèrent glorieusement.

Pierre tombale de Pien K'oen (280328) élevée en 1041 par Yé Ts'ing-tch'en ^ JR g, natif de Tch'ang-tcheou hien ^ ^ J||, alors préfet de Kien-k'ang fou (Nankin) académicien etc, etc. Long^t'ou-ko Hio-che, et Hanmn-yuen Hio^che, et honoré du titre de Tsouo-hien-y ta-fou ||Bli]9±4ft#|f꫱l|£ltMI -^ ^. Voici les 22 grands caractères dont se compose l'inscription.

g. ** Tombeau du seigneur Pien, natif de Tch'eng-yang (aujourd'hui KiU'tcheou d7-tc/ieou fou, Chan-iong lU iK ÎJf W ifî ^ ffl) grand ministre, généralissime par intérim, grand assistant général. Ce tombeau était sans doute orné de stèles et de colonnes; mais certainement vers 473-499 ces monuments étaient déjà perdus, d'après une lettre de Pien Pin -^ ^ (5* descendant de Pien K'oen) adressée à l'Empereur TsH Kao H (479-483) «^ liË ^ ^ li M B jyj ^ ^ de sorte que les colonnes ont disparu et que le tumulus et les arbres sont abandonnés», cf. ^ jg, Kiuen 39, lettre >|} "fc « ÎB iF -K Ô jUj» par Jen Fang ft BjJ^.

Le grand ministre Yu Liang ^ 7f^ s'enfuit au contraire jusqu'à Sin^yang ^ |^ du Kiang-si. Le vainqueur, maître de T'ai tch'eng, auprès du Pé'ki feo, massacra nombre de mandarins et incendia presque entièrement les palais impériaux. Yu T'aiheou^ l'impératrice régente, mourut de douleur à la suite de ces désastres (3* lune de 328) et six jours après, on l'enterra au Ou-p'ingf ling ^ ^ @Ê ^ ^^^^ ^® Tsin Ming ti.

C'est alors que l'infortuné Tch'eng ti (7® des Tsin, 3® des Tong-tsin) se réfugia dans son acropole de Che-t^eou tch'eng. Sou Siun périt dans une attaque, à l'endroit nommé Pé-mou pei è 7|Ç^, où T'ao K'an SI (H. et Wen K'iao (g If défirent ses troupes; mais elles élurent incontinent son frère Sou / ]|^ ^ comme général en chef. La lutte continua des plus vives..

Mao Pao ^ ^, un officier de Wen K'iao ^ défendait le bourg de Yuen tch'eng "^^^ annexe de T'ai tch'eng (329). Sou l, massacrant plusieurs mandarins accourus au secours de l'empereur, attaqua cette, dernière ville et incendia la salle orientale, nommée le T'ai'ki tien JC & JS- ^^^ ^^^ ^'^n réussit pas moins à repousser l'ennemi et à délivrer l'empereur, caché dans la propre barque de Wen K'iao, car tous les bâtiments impériaux étaient en ruines. Le monarque affolé voulait changer de capitale ; pourtant, sur les instances de Wang Tao, il se décida à rester à Kien-k'ang. Li Yang ^J^y achevant la déroute des ennemis, poursuivit Sou I, leur cheffvet le tua.

Une atroce misère régnait dans la ville, éprouvée par la famine; un teou (boisseau) de riz coûtait 10.000 sapèques.

Yuen tch'eng fut rebâtie (330) avec les édifices impériaux. A la fin de 332. Tch'eng ti réoccupa son nouveau palais. On éleva,

XI GanoD à Long-koang chan.

XII Camp de Yu-hoa t'ai.

XIII Tse-kin chan.

XIV Ville tartare un jour de neige.

/Gna

OF

s III. TSiN MOU Ti, 345-362. 57

auprès de Fou-tçheou chan ^ ^ llj (la colline qui domine au nord le Siao-yn ou champ de Mars), les terrasses rituelles des sacrifices au **Ciel septentrionaF' (333) (1).

Autre alerte en 335 ; les bandes de Che-hou ^ ^ roi des Heou Tchao f^ ^ (335-350) arrivèrent près de Li-yang ^fe H (2).

L'on se prépara à la défense ; l'empereur passa en personne une revue générale à la porte Koang-mou men (3).

Mais le danger s'évanouit de lui-même (4). ^

Tsin Tch^eng ti fait établir (337) une grande École publique au delà de la Ts'in hoai ^ fjg. L'impératrice, sa femme, Tou Hoang-heou >H: ^ jp meurt en 341 (5), et lui-même en 342. Le prince Lang-yé wang 3Eè ÏP î? Se-ma Yo ^| ,^ -^ (né de la même mère que lui) le remplace sur le trône; on lui donna le nom de Tsin K'ang ti. Il trépassa Tan 344, dans le Palais de Che-kan tien ^^ ^ (6). Se-ma Tan ^ ^ l^jt, son fils aîné, lui succède (Tsin Mou ii Ç ^ ^); mais Timpératrice Tchou T'ai-heou ff|f -jj^ jg, mère du jeune prince, est nommée régente.

Cette période est signalée par une succession vraiment extraordinaire de secousses, qui ébranlent à dix reprises différentes le sol de Nankin, en moins de 20 ans (7).

Tsin Mou H ^ 11^ ^ accompagne (l^re lune de 353) l'impératrice régente à sa visite aux sépultures de Kien-p'ing ling ^^^. L'année suivante, la capitale est menacée par K'i Houo ^ ^, Kouo Tch'ang ^[J ^ et autres rebelles du Kiang-si, mais cet orage passe comme les autres.

(1) Pauthier (Chine vioderne I, p. C4j place cet autel auprès de la ville de Kou-tou dans le canton (sous-préfecture) du Chaiig-yuen Men. La carte Vi7 indique le Kiao-Vaii près de l'Arsenal actuel.

(2) Li-yang c'est la ville de Ho-tcheou ^ jWl au Ngan-hoei.

(3) (Voir la carte suprà p. 54). A ces dates on mentionne des revues militaires à Koan-mo men, au N. N. E et parfois vers le site de Koan-yn men. Comme un bras du Yang-tse y ménage,auprès du rocher Yen-tse ki ^ ^ m? '^^ havre de débarquement dans une anfractuosité, à l'abri des hautes falaises de la rive sud, il faut voir là probablement ces revues ou inspections navales. Qu'on n'oublie pas, du reste, que les buttes situées au nord du lac Heou hou, furent longtemps environnées de camps, couvrant la capitale.

(4) Tsin T^cheng ti aurait admis le Bouddhisme en ses états ; Tain Kien-wen ti (371-373) aurait agi de môme. cf. infrà. Les chinois, au dire de Colborne Baber, font remonter aux Tsin (265-317) le célèbre monastère du mont Omi (Chinese Becorder 1882 — vol. XIII. p. 423).

(5) Enterrée six mois après au Hing-pHng ling -^ ^ ^î son mari fut déposé dans la mêma sépulture.

(6) Enterré au Tch^ong-pHng ling ^ ^ ^.

(7) De 345 à 3G3. Voici les dates : 345, 346, 347, 343, 349, 353, 354, 355, 358, 363. Plusieurs tremblements de terre se firent sentir certaines années. A l'automne de l'an 351, le Yang-tse inonda les parties basses de Ghc-tcou ich^cng, submergea les barques et fit de nombreuses victimes.

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