‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 48 sur 167 · CAPITALE NANKIN · texte numérisé non relu

CAPITALE NANKIN

Siao Yen Hf ^ se résigna à son destin : à la quatrième lune de Tannée 502, il se décerna le titre d'Empereur, à Nankin ^Kienk'ang) même, et détrôna Ho ti ft ^, le dernier souverain des TsH ^, auquel, comme fiche de consolation, il octroya un titre de Pa-ling wang G» 1^ ï-

Lui, devint Liang Ou ti ffk^^^ l'un des plus brillants monarques que posséda jamais Nankin. Â peine assis sur le trône, il congédia ou distribua à son armée les 2000 concubines du règne précédent, et finalement (on devait s'y attendre) il fit disparaître TsH Ho tij exécuté en secret (âgé de 15 ans). Comme d'habitude, d'horribles tueries déciment la famille impériale, si elles ne l'anéantissent point. A l'endroit même de sa naissance (dans le coin sud-est de la ville actuelle). Ou ti constitua la Préfecture de T'ong-hia hien I^J H JH (1).

L'ancien ministre Siao Yen, couvert du sang de deux empereurs et de six princes vassaux, passe donc pour le fondateur de ces Liang ^ dont il ouvre la liste, sous le nom de Kao-tsou Ou ti ^ jjg ^ *^ (502-550). Il en demeure, du reste, la plus brillante illustration. N'oublions point que les Wei ^ commandaient au nord de la Chine, pendant qu'il régnait sur le sud-est (2).

(1) Une tradition fort accréditée le fait naître au site de la pagode Che Koan-yn se 5 IS H ^> élevée sur une roche de grès rougeâtre, solitaire dans le coin sud-est de Nankin, à un demi-kilomètre au nord de l'Arsenal. Ce point fut un des premiers occupés sur les bords de la TaHn fioaij dont les crues le respectaient, et son histoire se confond avec les plus antiques souvenirs des origines nankinoises. Plus haut, nous avons dit que des documents indigènes désignent le bourg de T^ong-hia, du Mo-ling hien^ comme la patrie de Liang Ou ti.

(2) On lit en tête du V» vol. de V Histoire du P. de Mailla que «lorsque Lieou Yu monta sur le trône en 420, la Chine septentrionale était partagée en six royaumes : 1°) Celui de Wei, fondé par le a Tartares de la famille des To-pa^ qui en occupaient la plus grande partie...» En 492, To-pa hong, prince de Weij est encore signalé comme vassaUde TsH Ou tij empereur régnant à Kien-k^ang (Nankin). On lit également dans le même ouvrage (V. p. 165), qu'en 1S.5, sous TsH Ou ti, ce To-pa-hong «fit une nouvelle distribution des états qu'il possédait dans la Chine. Il les partagea en 38 Tcheou, ou départements : 25 dans le Ho-nan^ au midi du Hoang ho, et 13 dans le Ho-pé, au nord de ce fleuve».

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