‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 74 sur 167 · CH. IX. DTNA8TIB (XIX*) DBS SONO · texte numérisé non relu

CH. IX. DTNA8TIB (XIX*) DBS SONO

hauteur de T*ai-p'ing men (à Touest de la porte). Peut-être même sa portion est, connue sous le nom de Tchong hou (1) et changée en rizières, se déversait-elle aussi au sud par le même trop plein, avant l'établissement de cette porte, de la haute digue qu'elle surmonte et de la chaussée qui y aboutit hors ville (2).

Ces remaniements de l'orographie naturelle, ces incessantes retouches des conditions hydrographiques de la plaine septentrionale de Nankin, ne furent point Tœuvre d'un jour. Nous allons constater qu'en 1196 on exécuta divers travaux dans ces parages. Sous les Yuen (mongols) encore, on recreusa plusieurs fois la Ts'ing k% laquelle formait en partie le fossé de défense orientale. Pour préciser davantage, la porte nord, à la hauteur du Kan-/io yen (3), était au Pé^men kHao actuel, «le pont de la porte du nord.» De là les murs suivaient la rive sud de ce canal, longeaient Ou-rat chan, compris dans la ville, englobaient (non loin du Yen Lou'kong se |g § ^ f^) (2) Tchou-ko Liang se ^ ig ^g fg, pagode sur la hauteur voisine, avec la poudrière du Han-si men, où ils revenaient vers le sud-est. Ensuite, ils cheminaient au midi du Fong-pei ts^ang S flf ^ ^^ ^^ Hou-pen ts'ang ^ ^ j^, pour gagner les pentes ouest du Yé-tch^eng }j§ j|| et de là le Choei-si men pJCH R. De cette porte au Tong^tsi men, par le Nan men, l'enceinte en U d'aujourd'hui semble être celle des Song (3).

(1) Tchong hou, c. à d. "lac du milieu". Le Heou hou nommé parfois Pé-hou, "lac du nord" le flanquait au nord-ouest et le Yen-tsio hou ^ "S SB à l'est, près de la vanne actuelle de la pagode Pan-chan ae ^ ]±i ^*

(2) J'ose contredire en cela les indications de certains plans, mais on sait quel sévère contrôle elles réclament. Le déversoir marqué à l'est de T^ai-pHng men n'a guère pu se réduire qu'à quelques infiltrations ; nature, configuration et aspect du sol primitif et rocailleux, y excluent tout travail de remblai.

Tous ces terrains marécageux sont actuellement possédés par de grands et riches mandarins (1897).

(3) Il est traversé auprès et au N. E. de l'Université protestante par un petit pont nommé "Lovxy-t^ouo kHao fn 5E ^RV) pont du chameau."

(4) Le Yen Lou-kong se |^ ^ ^M est une modeste pagode, riche en stèles, dédiée, auprès et à l'est du Siao-si-hou, au célèbre calligraphe Yen Lou kong, qui, sous les T^ang vécut à Nankin et y laissa quelques inscriptions fort prisées. Fong-pei ts^ang borde la rue allant de la mission catholique au Han-ai men. Le Hou-pen ts^ang est le dépôt de riz public, bâti à quelques pas de ce poste, sur la hauteur qui, au nord de cette voie, domine un étAng.—"Kieou-Wang fou B 3E /iï^^ ancienne résidence des Princes sous les Song, non loin du Nei k%ao R flS ©t du Kieou-nei S R • Vieilles arcades décrites ailleurs (cf. B<* Williams). Hong-ou y logea quand il vint à Nankin au début de ses succès. Les grandes pagodes étaient Pao-ngen se (tour de porcelaine), Tien-kiai se, Ling-kou se (depuis Kou-ling-ngan).

(5) J'entendais affirmer naguère que Taiu-pao men (le Nan-men), s'appela d'abord Tchou-pao men, «la porte de la palissade en bambous.» Une ressemblance dans les sons des deux vocables aurait suggéré la présente allitération, aussi euphonique et de meilleur augure.

f III. TRAVAUX PUBLICS, ÉPHÊMÉRIDES. 149

Du Tong-tsi men, les murs gardaient sans doute à peu près la même direction que ceux qui formèrent plus tard, le long du canal encore existant (TsHng kH ^ |^), la limite occidentale de la ville tartare, après la chute des Ming. Nous verrons ces derniers ajouter cinq kilomètres de murailles, vers Hong-ou men, Tcheng^yang men et T'ai-p'ing men, à la ville des Song, construite à cheval sur la TsHn hoai, au nord de Tsiu-pao men. A dater de cette époque, du 12^ au 13® siècle, le cours supérieur de cette rivière cesse, semble-t-il, d'être la voie stratégique pour les jonques militaires, entre Nankin, T'ai-p'ing fou et Ning^ kouo fou.

La réfection des murs à cette époque est attribuée au roi de OUj Yang P^ou ij^^^ qui engloba dans l'enceinte le bras sud de la Hoai. La ville mesurait alors 15 kil. de tour, et ses murailles, larges de 8 à 15 mètres au sommet, de 15 ou 20 à la base, atteignaient çà et là 10 mètres de hauteur. Elles étaient percées de huit portes; des fossés profonds de 5 m. sur 100 de largeur, suivaient les murs à l'extérieur; ils avaient été creusés de 1260 à 1265, sous Li Tsong, 5® des Nan Song, 14** des Song. La Ts'in Hoai, qui se divise en deux branches au Tong~tsi men, eut son bras nord compris dans l'enceinte, qui plus belle qu'ailleurs au sud et sur les deux flancs voisins, semble dater de cette période. Qu'on nous permette d'aligner ici quelques 'éphémérides, simplement selon leur ordre successif, la topographie historique de Nankin n'offrant plus guère de particularités notables, avant l'avènement des Ming.

Une grande bataille navale se livre 1161, à Ta^cheng koan ^ Jlf ^ (1), c. à d. au canal qui relie au Yang-tse l'angle sud-ouest de la ville actuelle. Nankin délivré de ce nouveau péril, on entreprit l'année suivante la restauration générale de l'enceinte. — 1191 ; les soldats, jusqu'alors disséminés parmi le peuple, sont

réunis en des casernements.

— 1196; réparations aux ouvrages défensifs de Pé^men kHao,

ancienne porte du nord, et siège aujourd'hui d'une populeuse

agglomération.

— 1206 ; rédaction nouvelle des Tche ou Chroniques de Nankin. — 1207 ; on compte 47 camps aux environs.

— 1209; conclusion de la paix avec les Tartares (Kin); la guerre

se cantonne au nord.

Vers 1214, les Kin (Tartares Nutchen) imaginèrent le nom même de Nankin "Cour du sud", mais ils l'appliquèrent à une autre ville.

(1) Il y a un Che-tch^eng koan >p J^aSy à un M au nord du Han-si men, sous les murs (est ?) du petit camp appelé vulgairement Tché-lan men, îf|j î|| barrière de bois. P. Colombel. Une carte du môme Père donne un Tsa-la men auprès du Siao-tong men (auprès et à Test de I-fong men.)

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