I I. HONG-00 S'ÉTABLIT À NANKIN
flf> Wt ^^ avait rallié à Fang chan ^ ilj les troupes des Yuen : mais elles se rendirent à Tchou Yuen^tchang "^ yc ^ quand il revint attaquer Nankin (1356).
Nous verrons les provinces voisines tomber successivement en son pouvoir. Après ces exploits imprévus, qui le mirent soudain en vue dans la Chine entière, il se retrancha prudemment à Nankin, pour consolider sa puissance et organiser de nouveaux triomphes. Cette ville, élevée derechef au rang de capitale, porta de 1356 à 1645 le nom de Yng^Vien fou ^ Ji )^^ «capitale par la volonté céleste.» Il s'y prépara dès lors une résidence officielle, qui reçut le nom de THen^hing Kieng''k'ang Uyuen^choai /bu^cJRJ^J^ Mît M M «palais du commandant de Taile gauche (de l'armée) de Kien^k'ang, favorisée du Ciel.»
Si l'on aime à savoir quels signes révélèrent cette volonté céleste, qui rangeait Nankin sous le joug du vainqueur, qu'on lise ces lignes de Mailla: aTchou Yuen-tchang, dont la clémence fut admirée à T'ai'-pHng fou, quitta cette ville et fit défiler ses troupes, puis descendre ses barques de guerre du côté de Kinling. Lorsqu'il arriva à Kiang-ning tchen, ses premiers corps forcèrent la garde avancée des Mongous, et, poussant- plus loin, ils investirent Tsi King-lou (Nankin). FouCheou |g^, général de Yuen qui commandait cette ville, en sortit; mais il eut le malheur d'être tué dans l'action, et ses troupes lâchèrent pied. Les vainqueurs entrèrent dans Tsi King, dont Tchou Yuen-^tchang changea le nom en celui de Yng^tHen fou.yi (T. IX., 519).
L'on entretient au pied du Pè^hi ho, un peu au S.O. et en bordure du Ma-'lou Jg| ^ (route carrossable), le temple funéraire, ou Ts'e-t'ang IrJ^î appelé Fou^kong se jjg ^ |r|, que le général mongol Fou Cheou jjg ^ doit à la reconnaissance publique.
A son entrée dans Nankin, le général en chef de l'armée victorieuse logea d'abord chez un riche notable (près de Choei-si men) nommé Wang Ts'ai-pé 3E ^ 1^- Puis, il habita le tribunal du vice-roi des Yuen, ancienne résidence de la Préfecture sous la dynastie des Song. Il en reste une double arcade voûtée et basse, à cheval sur une petite rue, à l'O. du Kong'-yuen, ou Local des Examens littéraires. On appelle ces ruines Kieou*' Wang fou ^ 3E /iï- N'étant que roi de Ou, ^ J, Hong-ou habita aussi à Tcheng*ngen «e ^1^ Jg, ^, au centre de la vieille ville (cf. infrà.)
Tch'eng Fen-sten (ft H ^, dit le Rd E. T. Williams, commandait à Nanhing; il se rendit et fit sa soumission. (Révolté plus tard, il périt décapité). Son fils voulut prolonger la défense; pris ensuite, il se soumit également.
A la 7* L de 1356, les mandarins décernèrent à Tchou Yuen" tchang le titre de Ou^houo kong :^ B ^, «comte du royaume de Ou.)} En cette qualité, il se choisit alors ses principaux fonctionnaires. Cette année 1356, la sous-préfecture du Chang-^uen hiên
± 5C m fut transférée à Choen-hoa tchen f$ it ^ (23 kilom. au S.E. de Nankin) ; Tannée suivante, elle fut rattachée k Yng^ tHen fou 4K ^ /ffi ^^ capitale.
En 1358, Hong^on rappelait à ses officiers, sur le point d'attaquer le Tché^-hiang, «que la modération dont ils avaient usé au siège de Kien^k^ang , leur avait gagné le cœur des habitants de cette ville» (de Mailla, IV. 628), C'était une des meilleures ressources de sa tactique conquérante.
Tchen^hiang s'était rendu Tannée précédente, mais Su Ta ^ ^1 1^ P^us ^^ vu^ ^^ 1^ plus célèbre des compagnons d'armes de Hong-ou, y rencontra une résistance aussi opiniâtre qu'inattendue. Cette ville, isolée, sans secours, dut toutefois céder enfin.
Naturellement, suivant une tactique très chinoise, en vigueur à la dislocation d'une dynastie, plusieurs prétendants levèrent des bandes armées, dans nombre de provinces, et s'arrogèrent le titre d'empereur, en ressuscitant d'anciennes dénominations dynastiques. Hong^ou, qui procédait avec plus de méthode et de sagacité politique, vint à bout d'écraser à son profit ces soulèvements simultanés ou successifs.
Dès 1355, Lteou Fou-t'ong ^ Jjj^ jg, chef des «Bonnets rouges» du Ho-nan, avait fait proclamer empereur Han Lin-eul @ ^ S, descendant des Song; le pays se donna pourtant aux Ming et ce rival peu dangereux s'éteignit obscurément (1366).
Tch^eng Yeou-liang ^2^ |£ soulève le Ngan-hoei et s'intitule empereur des Han, au Hou-pé (1359); il reprend T'aUp'ing fou et marche même sur Nankin. Il s'avança jusqu'au pont Kianglong h'iao ÎL^H^ (celui de Kiang-tong men), puis il campa à Long-kiang H ^ (Hia-koan), plus au nord. Le «Comte de /fu» lui livra un combat heureux, auprès du Lou-long chan J[ H [I] (Che-tse chan près Hia-koan) et le contraignit de reculer au delà de T'ai-p'ing fou, qui rentra sous l'obéissance de Tchou Yuentchang (1360). On bâtit alors la forteresse de Long^ivan hou^h'eou tch'eng f| ^ ^ \k i^' Hong^ou en personne, secondé de Su Ta, poursuivit le rebelle vaincu et mit en pièces son armée auprès du lac Pouo-yang (1362). La bataille dura trois jours; le terrible compétiteur des Ming fut tué dans un combat ultérieur. Son fils et successeur fut pris, et pardonné, dans une expédition contre Ou-tc/i'angf fou ^ ^ J^^ qui se termina par la chute de cette ville, révoltée contre le nouveau Royaume de Ou.
Hong^ou partit alors pour visiter les tombeaux de ses ancêtres à Fong^yang fou ^^ }^ (Hao^tcheou ^ jt|) ; il commençait à trancher du Souverain.
L'été de 1362, il préside une grande revue près de San-c/ian men H lll P^ (Choeisi men). L'hiver suivant, il inspecte de nouveau ses troupes à Ki-long chan i| ^ llji puis il fait à ses officiers un cours de tactique militaire, dans le Si-yuen "g ^, «jardin occidental». Il venait de mettre à mort ses deux premiers
$ I. TRAYAUX PUBLICS. 161
ministres Chao Yong ïl|5 HI et Tchao Ki-tsou ^ j^ jjj§[, qui avaient tenté de l'assassiner. Aux premiers jours de 1364, les hauts mandarins décernèrent à leur maître le titre de ^ J, Roi de Ou, Ce fut, bien entendu, l'occasion de promotions civiles et militaires.
On avait déjà construit (1361) un Hôtel des monnaies, le Pao-yuen kiu ^ ij@ j^ (incendié 9 ans après), et en 1363, on avait fondé le Li-hien koan j|B K fll? Collège pour les lettrés. Celui de Tsi-kHng-'loU'hio H $ Kfî ^ reçoit le titre plus compréhensif de Kouo-tse hio g ^ i^, ou Collège national (1365). Un an après, on rebâtit la forteresse de Yng-tHen tch'eng ifS 3*^ j$ sur un plus vaste plan. Puis Ton commence le nouveau palais au sud-ouest du Tchong chan @ [[j (l'ancienne ville impériale?), ainsi que des temples des ancêtres et des pagodes officielles. Hong-ou venait de faire peindre (1364) dans le temple de Tsiang Tse-wen r^ ^ ^ ^t dans celui de Pien K'oen "|T ^, (1) les portraits des principaux généraux et officiers qui avaient partagé avec lui les dangers des premières campagnes.
Plus tard (1367) on ouvre le Han-lin yuen ^ ^ |^ ; alors aussi on achève les Terrasses des sacrifices d'état, le Yuèn KHeou Bi £, le Fang K'ieou j^T £l et le Che-tsi t'an jjft ^ J^, reconstruit aujourd'hui hors de la porte du sud sur le chemin de T'ai" pHng fou. Le T'ai miao est fini à la 9° lune, avec les trois salles intérieures. Hong-ou, en vrai souverain, désigne les Censeurs officiels (10«L. 1367).
Ainsi s'organisait et s'embellissait rapidement la jeune capitale. Le travail de conquête ou de pacification avait pourtant coûté de laborieux efforts. Ming Yu-tchen §5 ^ 3^ s'était déclaré successeur des Hia g (1362) à Tch'eng-tou J^ ^ (au Se-tch'oan) ; il mourut en 1366. Cette année même Su Ta et Tch'ang Yu-tch'oen I^SS combattent, à Sou-tcheou, Tchang Che-tch'eng Jg j; ^, qui se proclamait roi de Ou; ils le prennent et l'envoient à Nankin. Humainement traité, puis laissé en liberté dans la ville, il abuse de cette tolérance pour aller se pendre (?), en 1367, au «pont de bambou» Tchou k'iao fj |^.
Les chroniques de Nankin parlent d'un endroit nommé Tahiang-lou ^ § j^, le «grand brûle -parfums», auprès de la rue Yu-ming-fang kiai î^ J5 i& ^- La tradition persiste à accuser Hong-ou d'y avoir fait enterrer vif son compétiteur Tchang Che^ tch'eng 35 i |(|; d'autres prétendent qu'il fit ériger cette «tour» pour l'écraser par sa masse et avoir raison du courage de ce rival. L'auteur des Chroniques contredit la légende, en rappelant
(1) Pour Pien-k^oen, voir suprà. La pagode de Tsiang Tse-wen (fin des Han) est celle du Tsiang-wang-miao ^ I ffii auprès du tombeau de Li Wen-tchong ^ jt JS» ' "^^ peïi ft^ nord de celui de Su Ta, hors ville, route de T^ai-pHng men. W^ Favier donne ces portraits plus ou moins authentiques d'après les ouvrages chinois, scrupuleux comme chacun sait.
162 CH. X. DTNASTM (zzi*) DM MINa, 1368-1644.
que le hiang-lou monumental était plus ancien et avait appartenu à la pagode Lou'-tsiang se ffj^J^^, sous les Yuen.
he pirate Fang Kouo^tchen j^ H ]^ avait tout d'abord (1358) reconnu Hong^u, auquel il avait remis un de ses enfants en otage. L'empereur combla de présents ce jeune homme, puis le rendit à son père, qui avait promis de se présenter en personne. Mais comme ce dernier osa plus tard s'allier aux rebelles du nord et à ceux du Foxi^kien, une armée assez puissante marcha contre lui. Réfugié dans une ile du littoral, et marri d'avoir violé sa parole, «il envoya Fang Mmgf-wan "^ ^ % son propre fils, demander d'être reçu comme fidèle sujet des Ming, et bientôt après, il vint avec son frère et ses principaux officiers, se mettre à la discrétion du général T'an^ Ho ^ ^, qui les fit conduire à Kien^k'angyt de Mailla IX, 628, 654.
Hong^ou prétend alors réduire chacune des provinces où se produisent d'inquiétantes prises d'armes. Su Ta est envoyé (1367) avec Tch'ang Yu-tch^oen ^ ^ ^ au Chan-tong. Pour l'heureux succès de l'expédition, le souverain offre en personne, à TsH^lî chan ^ £ il], hors de la porte du nord, un sacrifice officiel au Ciel, à la Terre et aux autres esprits. Ces campagnes illustrèrent ses lieutenants: Su Ta se distingue surtout au-Ho-nan^ T'ang Ho ^ % au FoU'kien, Liao Yong''tchong ^ :^.jj^ au Koang^tong^ et Yang King |g 3j| au Koang-si. Hong^ou se réservera de marcher sur Pé-kin (Ta-tou fou ou Yen-king jj^ ^,), Su Ta acheva la campagne et massacra les généraux des Yuen.
À l'entrée de sa carrière, le hardi capitaine, fondateur des Ming, est principalement secondé, dans ses mémorables expéditions, par Li Wen-fc/iongi ^ ^ jg., Su Ta ^ ^, tous les deux ministres d'État et fils comme lui de pauvres laboureurs, et du môme village, et Teng Yu gj ^. Ce sont de vrais «maréchaux d'empire,» dont les exploits militaires illuminent ce règne d'un éclat presque napoléonien.
Hong^ou utilisa surtout leurs talents contre les partisans des Yuenj qui, au nord et à l'ouest, lui résistent avec une héroïque ténacité.
Su Ta lui-même eut à diriger une fort laborieuse campagne contre Kou-kou-^témour Jlj JB^ i^F S 1^, l'infatigable champion des Mongols dans le bassin du Hoang ho (1369). Le brave Tch^ang Yu^tch'oen ^ J5 $ succombe; Li Wen^tchong le remplace et se couvre de gloire aux dépens de ces Mongols, sur les rives du grand fleuve. Un splendide triomphe accueille Su Ta, au retour du champ de bataille. Il est renvoyé d'urgence, en 1370, coatre Choen ti Jl^'t^) dernier des Yuen, retiré au nord de Pé-kin, puis au Cha-'mo fp j^, et défendu par Hong Pao-pao ^ fie fie* Le souverain mongol mourut cette année-là, au delà de la grande Muraille, âgé de 52 ans. Ce fut une des plus rudes campagnes de l'époque, tout à l'honneur de Su Ta et de Li Wen-tchong. Et il nous plaît
f I. HON0»OU JBMPBMUjR, 1368. 16S
d'évoquer ici une plue sympathique figura, celle de notre chevaleresque Du Guesclin, guidant aussi ses Orandes Compagnies, et fait prisonnier (1367) à la bataille de Navarette!
Maitilipala ^ Ôlf M A J|' 1® petit-fils aîné de Ckoen ti, avait été pris par Li Wen-tchong, au nord, et conduit à Nankin. On voulait l'immoler, selon d'antiques précédents, rappelés pour la circonstance, dans la salle des Ancêtres impériaux. Bong^ou lui fit seulement quitter l'habit tartare, prendre le costume chinois, et le déclara Prince du 3® ordre, en 1370, Interné à Nankin, le jeune Mongol y dépérissait de nostalgie. Son vainqueur le fit reoon^ duire en son pays, par deux eunuques, quatre ans après (de Mailla, X. pp. 40 et 71).
La renommée, dit Dante, est une bouffée de vent, qui change de nom en changeant de direction. Tchou Yuen''tchang, l'astucieux et fortuné prétendant absous par l'histoire, s'était contenté tout d'abord, selon l'usage souvent respecté, du titre modeste de «Roi de Ou)y\ cette réserve apparente et provisoire, flatteuse pour l'orgueil nankinois, masquait en outre plus d'un calcul politique. Ce n'est qu'en 1368, qu'âgé de 41 ans, maître de la moitié de l'Empire, vainqueur présumé du souverain des Yuen^ qui lui abandonnait Pé-kin, siège de ses états, il accepta le titre d'Empereur, assignant le nom de Ta-ming ;:fc Bfl à sa lignée dynastique, «la dynastie resplendissante.»
A la fin de 1367, relatent les chroniques, le ministre Li Chan-^ tch'ang ^ ^ ^, au nom de tout le haut personnel mandarinal, et civil et militaire, contraignit Tchou Yucn-tchang de ceindre la couronne impériale. Par trois fois, il lui avait remis une pressante supplique à cet effet.
Enfin, à la 1^^® lune de 1368, déférant au vœu général, le souverain de Ou se rendit à la terrasse du sud pour un sacrifice solennel' au Ciel et à la Terre. Puis «il déclara prince héritier son fils aîné» (1). C'était Piao le fils aîné de Ma, fille adoptive, de Kouo Tse-hing ^ -^ ^, épousée jadis par Hong-ou, qui la déclara Impératrice. Le père défunt de cette femme fut créé roi de Siu -^. On lui éleva un tombeau (2) digne de son rang posthume (3). Quant au site de ce Temple du Ciel, il ne s'agit point de celui construit plus tard pour Nankin siège d'Empire et dont les vestiges s'étendent au 8.E. de Hong-ou men. D'après le plan de «Nankin sous les Ming,» Tchen-yang men JE |^ P^ aurait été la porte sud munie d'avant-corps ou barbacahe crénelée qui sijjbsiste sous le nom de Hong-ou men j^^f^] le Ta-ming men ;^ ^ f 5 > à quelques mètreis plus au nord, aurait été l'entrée même de
(1) Gaubil, S. J., Histoire de Gentchiscan^ p, 314. Paris 1739.
(2) (Fong yang fou) Cf. infrâ,
(3) Cf. Histoire de la dyncLttie des Ming, composée par Kieri'lonff, tPftcluite par l'abbé Delamarre, des Missions-Etrangères. Première partis. Paris 1865.
l'avenue impériale, Yu^lou |||| |(, conduisant aux portiques méridionaux du palais. Il reste quelques bases du pavillon monumental ornant jadis ce site de Hong^-ou men. Un double mur fermant l'avenue à Test et à Touest, si j*ose interpréter les deux lignes qui, sur la carte ^yîf, longent la susdite avenue à l'intérieur (1).
A cette époque de sa triomphante carrière, Hong'^u (2) — pour le nommer par son «titre de. règne,» anticipé jusqu'ici, — anoblit en bloc quatre générations de ses ancêtres ; dès lors, ils participèrent aux honneurs des sacrifices et impériaux. Leurs femmes reçurent le rang posthume d'Impératrices (3). Le titre dynastique de Ming fut aussi créé à cette date. Le monarque invita ses mandarins à un banquet dans la salle Fong-t'ien tien ^ ^'cIR- A la 2* lune, il sacrifia à Confucius à l'école nationale du Kouo-^hio B j|l, puis (4* 1.) au temple ancestral du T'aimiao.
A la 8* lune, un décret impérial constituait Yng-t'ien fou M^M Capitale du Sud, sous le titre expressif de Nan-kin ^ jÇC-
(1) A côté de Siao-men IJ> P J » percée dans la muraille de la ville tartare, d'après le plan des Tche^ on inscrit tantôt à l'est tantôt à l'ouest le nom de Tch*ang-ngan ;^ ^ î le nom est répété an bout de la même rue (presque à l'angle S.E. des murs de la villo) qui aurait conduit par là au canal (pas de pont) dans la direction du Ta-tien. Le Siao vien actuel avait nom Si Tch^ang-ngan men. De là, la rue Tch^ang-ngan feiai conduisait à Tch^arig-ngan men. Une stèle nous renseigne sur les noms que confirme la rue actuelle susnommée.
(2) G. Schlegel, T*ong-pao, juillet 1898 p. 348, appelle Hong-ou «le Guerrier déluge.» Bn effet, déluge se dit hong-choei ÇÇ !^* Mais hong seul n'emporte que grandeur, ahondance, excès. Gaubil. S. J. Histoire de Gentchiscan. p. 314, Paris, 1739.
(3) Voici le tableau des ancêtres de Hong-ou :
son trisaïeul : Empereur YiLen 7C t nom de temple Té-taou S IK „ bisaïeul : Heng IM) m I-t80u WS WC
„ aïeul : Yu ^: ,j Hi-taou f^ H
„ père : Choen f^» „ Jen-taou tl jj^
Les tombes des Empereurs Yiien, Heng et Yu furent construites à 30 li au nord de 8e-tcheou fH Jn ' ville du Ngan-hoei, au N. O. de Nankin, à 4 jours de marche. Elles furent officiellement désignées sous le nom de Taou ling j£ Bc*
La sépulture de l'Empereur Ohoen, ou Jen-taou, appelée le Yng ling, puis le Hoang Ung S Kl fut construite en 1369, non loin de Fong-yang fou flti IS /iï'
Là reposent aussi cinq frères de Jen-taou (créés Wang ou Bois feudataires) dont trois avec leurs femmes, qualifiées reines.
T^ne autre sépulture impériale, le "cimetière de la tour blanche" H Ms Jft » à 25 li au nord de Fong-yang fou, renfermait les restes des autres membres de la famille de Hong-ou, qu'il anoblit à son avènement. A côté de ces "Princes" étaient enterrées quatre de leurs femmes.
Dans une visite à Fong-yang fou, le fondateur avait résolu de transporter les restes de son père Jen-taou au Tchong chan près de Nankin, à sa propre sépulture. Mais il se contenta d'agrandir la tombe paternelle, ce Yng ling ^ K' nommé plus tard également Hoang-Ung "Tombe impériale'*. (Cf. de Groot, p. 1274). Sous les Ming l'on entretint 'religieusement ces cimetières, le PaMaditimi de la dynastie.