J II. SÉPULTUREB DE 8U TA BT LI WEN-TCHONG
famille impériale, destinée à placer les tableaux des officiers qui l'avaient le plus aidé à faire la conquête de l'empire.» (De Mailla, X. 87.) Nous savons de quelle salle il s'agit (1).
Cette sépulture, de dimensions remarquables, subsiste encore dans ses parties essentielles, au bord de la route, hors de T'aipHng men, à trois kilomètres de cette porte, à Tabri de Tse-kin chaUj et tout près de la pagode Tsiang-xçang miao ^ ^ j^. Nous la décrirons ailleurs.
Elle est à peine à un demi-kilomètre au nord de celle encore plus importante de Su Ta, (Ph, XXXIII.), né à Yang-^tcheou, décédé en 1384, à 54 ans. Hong-ou reconnaissant de ses inappréciables services, le combla, vivant et mort, d'honneurs extraordinaires. Il fut également créé Prince de premier ordre (Wang 3£, équivalent à Roi, mais non à regulo) sous le titre héréditaire de Tchong-chan wangf 4* lll î> et il représente assurément l'une des plus méritantes illustrations du nobiliaire ou armoriai chinois de l'époque. On vante son admirable modestie. «Il avait conquis, écrit Kien-long, une capitale, trois provinces, plusieurs centaines de villes, et au jour de sa rentrée à la cour, sans faste, avec une seule voiture (sic), il se rendait chez lui» (2). Il nous faudrait répéter à son sujet une partie de ce qui vient d'être exposé relativement aux distinctions conférées à Li Wen-tchong, son émule de gloire (3).
(1) Delamarre, op. cit. note : 1383, 17® année, S® lune, mort de Li Wen-tchong^ duo de T^sao. Titre posthume: Prince de Ki-yang; surnom: JÇ î^ guerrier paisible (cf. ibid. son éloge).
(2) Delamarre op. cit. — «1385 2« lune, Su Ta, duc de Wd^ gouverneur en second du prince impérial, meurt. Surnom : guerrier paisible» jSJ ^•
(3) Les visiteurs indigènes admirent dans une des salles de Mo-tcheou hou ^ !Sl "jn (ouest de Choei-si men^ hors ville), un assez bon portrait de Su Ta. Un autre se voit
\ à Fong-yang fou. Intelligent et énergique, on remarquait en outre sa belle prestance. E.T.
Williams lui assigne le rang de «grand ministre de la Droite" ^ ^ W et à Li Wentchmig celui de "grand ministre de la Gauche" 2c 38 tB*
Le Ta-hong fang j^ 55 4ff "l'arcade des mérites insignes", qui traverse le milieu de la rue du Nan men, vient d'être relevé, pour remplacer le portique construit jadis en l'honneur de Su Ta. Nankin conserve quelques autres souvenirs de lui. Son huitième fils habitait près de Ta-kong fang ; lui-même possédait un jardin non loin du T^ong-tei men, auprès des vannes multiples ménagées sous la muraille. Un plan de la ville lui attribue une autre résidence un peu au S.E. de la Mission Catholique. Le tombeau (haut pilier montant, isolé du 2îai-?eoM^ au S.O. de la tombe de Su Ta^ est probablement celui d'un eunuque fidèle à Kien-wen ti et tué par Yong-lo. Mais était-il rebelle, quand on lui éleva cette vaste tombe si honorable ? N'aurait-il pas été réhabilité ?
L'Hôtel de Li Wen-tchong devait avoir une importance peu commune, car six lions de pierre le précédaient. Il s'étendait au site occupé aujourd'hui par le grand commandant de la viUe Tch^eng-cheou-yng Fou-tsiang J^ ™ @ StI 7|Ç » rue Si-hoa men 0f Wft ri yZ Wi au S.E. de la résidence du Vice-roi, en bordure de la longue rue menant duHansi men au Tchav-yang men.
Fou Yeou'té, ff ;$ |S, Comte Yng-kouo kong H B &) vainqueur du Yun-narij reçut aussi en 1384 Tordre de se suicider. Hong" ou se vit successivement privé de ses plus utiles compagnons et collaborateurs, ceux qu'il avait distingués comme chef de bandes, ou comme empereur. Outre Fang Kouo-tcheng j^ B i^» décédé (3^ 1. Delamarre) en 1374, la mort lui ravit, en 1392, l'infatigable Mou Yng ^jç ^, âgé de 48 ans. Né près de Fong-yang fou, il resta orphelin en bas âge. Hong-ou l'adopta et Téleva peu à peu au premier rang. Créé prince après sa mort sous le titre héréditaire de Kien-ning wangi 8^ ^ ïi il fut honoré presque à l'égal des précédents. Sa tombe, de modestes proportions, se rencontre à 20 H au sud de Koan-yn men |K IëF" P^^ colline Tc/ietou chan |i[ ^ ll|. «Peu d'officiers pouvaient lui être comparés pour l'activité et la bravoure,» affirme de Mailla (1). Hong-ou, représenté à ses funérailles, composa son éloge «et le fit graver sur son tombeau». On n'a pas oublié qu'il fut le héros de la campagne dirigée contre Talima ^ £ ft (1381), soutien de la dynastie mongole au Yun-nan.
Fong Cheng S| JS "courut ep 1395, léguant à ses descendants la dignité de Comte Song-kouo kong ^ S &- ^Hong-ou borna à cette seule faveur la récompense de ses services. La dernière campagne de ce général en Tartarie lui avait fait beaucoup de tort.» de Mailla, X. 101 (2).
Quant à l'illustre T^ang /fo ^ t^, mort l'année 1395, il fut créé prince sous le nom de Tong-ngeou wang ]^ |S £i son portrait figura «au second rang dans la salle des grands Hommes.» Il avait suivi la fortune de Hong-ou «depuis sa première campagne et s'était distingué à la prise de Ho-tcheou.y> de Mailla, X, 101. Son tombeau se trouve derrière Tchong^chan @ ll| au sud-est du tombeau de Su Ta^^^; on n'y remarque que quelques animaux en pierre, mais la stèle a été perdue.
Ce duc de Sin, surnommé «le sublime guerrier», avait plus de cent servantes et concubines. « Après une maladie, il les congédia et les récompensa toutes- » (Delamarre, op. cit. p. 113.) Voilà prise sur le fait, dans la rédaction de l'Empereur Kien-long, l'infamie réelle des héros païens et la vraie valeur de leur vertu.
Au nord de Yu Hoa-tai, au sud de l'étang réservé devant la porte de l'arsenal, l'on remarque deux rangées d'animaux alignés
(1) Cf. de Mailla, X p, 97. Cet auteur le nomme parfois Mo Yng f!fC 36* Éviter de le confondre avec Mao Yuen ^ 7C^ tin autre général qui a son tombeau à 20 Zi au sud, près de celui du grand eunuque io MO Tche-yuen ^ S 31 et de la pagode Tsing-ming-
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(2) Infra, Hou Ta-hai.
Le QaI Mou Yng habitait, dit-on, sur l'emplacement du palais actuel du vice-roi.
f n. SÉPULTURES DES GÉNÉRAUX DE HONG-OU. I7t
sur la tombe du général Yu T'ong-hai ^ ^-^ (1). Le général Hou Ta-hai tS ^ ^ leur collègue, a la sienne beaucoup plus au midi (15 li) dans une vallée occupée en partie par la pagode de M ^^ auprès de Ts'i-kia chan jg|^ (I]. Le général Kou Hing^ tsou JS J^ j^, qui s'illustra au Yun-nan et au KoeÂ^tcheou, repose près du hameau Siao-hang >j> J^, à deux li sud de Siao-ngan-té men. Il mourut en 1462. La route, qui descend de Yu-hoa t'ai au sud-est, laisse à gauche, une haute stèle sur tortue, accompagnée de quelques animaux en pierre (2). Là est enterré le Tsiang^kinn Li Kié ^ g|, père d'une des concubines de Hong-ou, mort en 1368 (3). Sur les pentes voisines restent plusieurs autres stèles de généraux et d'eunuques, difficiles à identifier sûrement aujourd'hui, tellement cette région a été ravagée par les opérations du siège de Nankin, lors de l'insurrection T'ai-p^ing ;(ç Zp, il y a trente-cinq ans (4).
L'une des sépultures les plus remarquées sous les murs de la ville, et la plus considérable de celles du sud, est la sépulture du général Teng Yu ^ j^^ duc de Wei ^f, mort (11* lune) en 1377, surnommé le «guerrier heureux» |Ë£)S, avec le titre posthume de Ning^ho wang ^ fi^ £ (cf. Delamarre). Elle est caractérisée par un énorme tumulus rectangulaire, en pyramide tronquée, et précédée des alignements habituels, à Teng~fou chan 9S jif LUi sur la route menant du Nan men h Siao-ngan^té men *I^ ^ fê " • Cette tombe qui renferme, par décret impérial de 1380, la mère et le frère du défunt, rivalise presque avec les deux du nord (Su Ta et Li Wen-tchong ). Les descendants du mort habitent à côté, entretiennent et restaurent ce vaste ensemble funéraire, où ils ont établi leur sépulture de famille. La résidence de Teng Yu s'élevait au site du Yang^ou-kiu actuel.
Placé avec T^ang Ho sous les ordres de Su Ta, il avait en 1370 combattu Hong Pao-pao ^^{1^ et les Mongols au nord. Il montra la même intrépidité lors de la campagne qui amena la soumission aux Ming de la tribu guerrière des Tou-fan pf ^, demeurés jusque-là fidèles aux Yuen, dans le bassin du Hoang ho supérieur. En 1377, il fît avec Mou Yn une autre expédition victorieuse vers les sources de ce fleuve.
(1) Mort avant que Hong-ou ne se fût déclaré Empereur : c. à d. quand il n'était encore que Ou-wang. La stèle raconte ses campagnes. La famille a son tae-t^ang, salle funéraire, à côté.
(2) Le sommet de la stèle est un peu avarié : La tortue est tournée vers le S.O. Les caractères, environ 2600, sont illisibles vers le haut. Deux têtes de dragons plongent sur les tranches.
(3) Les annales de la sous-préfecture, \hien-tche, affirment à tort que cette stèle est perdue.
(4) De Groot (vol. III, p. 1693) traduit un décret de ^Song-ou^ daté de 1372, réglementant l'ordonnance des sépultures mandarinales selon la dignité des défunts.
178 en. X, DTNA8TUI (ZZV) DB0 MOia, 1366»1644«
Une autre célébrité de ce temps, le général Liso Yong^tchong M^A^ qui avait pris une part notable à la réduction du Koang^ 9i, du Koang^tong et du Se-tch^oan, avait succombé en 1375. De même, à la 8® 1. en 1398, «Jlfou Tch'oen ^ ^, marquis Si-p'ing heou H ^ ^, fils de Mou Yng, mourut à l'armée,» dit la traduction de M. Delamarre.
Il faudrait une longue liste pour énumérer Jes personnalités marquantes de ce brillant état-major: «Hong^ou et ses pairs.»
Leurs sépultures formaient naguère avec quelques autres une glorieuse et sévère parure de monuments funéraires, aux abords de Nankin, qui en défend mal les ruines, en proie à un inexorable vandalisme. (Rome avait ainsi orné de tombes illustres le développement de ses voies triomphales!) Ces vestiges historiques avivent le souvenir de ces fameux hommes de guerre, et capables et dévoués^ dont la Chine aux abois trahissait un si pressant besoin lors de la récente invasion japonaise.... Aucun n'a su revivre en ses descendants dégénérés.
Sans doute, les batailles de ya-c/ian et PHng^yang, la défense de la passe de Afo-t'ien ling, ne furent point sans honneur pour les généraux Songf Tch'engj Tchang Kao^yueUj /-ft'o-rang-a (tartare), Nié Che^tch^eng et Lou Pen-'yuen; le mahométan Tso Paohoei et Yang Chou-chan se firent tuer à l'ennemi ; Tarmée de mer présenta aussi quelques nobles exemples (1). Je n'hésite point à rendre hommage à ces saillantes exceptions ; mais
«Un groupe de héros n'en refait point la race,
Et c'est un triste peuple où l'on doit les compter ! »
Je lis dans la traduction de VHistoire des Ming (Delamarre) : 1375-^A la 4* lune, cessation de la construction de la capitale du milieu Tc/ionfif-tou tfi ^, c'est-à-dire Fong^yang fou HL S /jjï. D'abord l'Empereur voulait, comme sous les Tcheou et les HaUj avoir deux capitales ; maintenant à cause des dépenses et des fatigues, il fait cesser les travaux. Ainsi s'exprime iiC'ten-fong, sans autre explication.
A la septième année de son règne (1374), Hong^ou entreprit l'embellissement, presque la création de Fong-yang fou, sa patrie, et donna à son enceinte, auparavant de terre, un développement de 30 kilom., avec 12 portes (2). Il nourrit quelque temps le fastueux projet d'y faire surgir une capitale improvisée; mais il lui substitua justement Nankin, et ce serait une longue besogne que celle de détailler ce qu'il fit pour lui. Il se contenta de doter Fong^yang fou d'un haut beffroi et d'une riche pagode bouddhique ; naturellement, il y avait érigé à son père une somptueuse sépulture. Orosier (Descript. de la Chine, p. 30) donne 100 pieds de hauteur au «dongeon bâti au milieu de la ville, en forme de carré long... C'est, dit-on, le plus élevé qui soit à la Chine.»
(1) Cf. North-China Daily Nema, 13 janv. 1898 *^8ome Chmeae Gênerais in the late war" article reproduit du Naval and Military MagaMne.
{%) D'après les Fong-yang-fou t'che lH ffi /i^ j^) au commencement, il y eut 12 portes, mais dans la suite on en a supprimé trois.
s II. SÉPÛLTIÎRËB DÈS AKQÊ'TRIB DH KONa^OO k fOK&-YÀKG FOU. Itd
L'on n'a point perdu de vUè en effet, que Jen*^têOU(lSmpi Ghûëm) le père du fondateur, établi à Fon^-t/ang ^ %, ttvaît été enterré aux environs. Ce fait avait tout d*abord décidé Hong'-ùu h y établll* âa capitale. «Au 9® mois de la 2* année de àôn règne (1869), il fit commencer la construction des murs de la métropole centrale, à ÏO. de la vieille capitale de oe département. Oes murailléM furent terminées au 12** mois de l'année suivante. Elles avalent 50 li et 443 pou de circonférence. Au Centre s*élevatt une Cité impériale (poUr le palais) de 9 li et 30 pou de Oîroonférenoei âved une «porte méridionale regardant exactement le sud.» (Htêt: des Ming, citée par de Oroot p* 1269.)
Jamais la cour n'occupa cette résidence, qu'on entretint pourtant soigneusement ; car elle offrait un casernement commode à la garnison protégeant le Hokng ling ou Tombeau de Jen^tsôU 1 1R, à 30 li au 8.0*
La 19* année de son règne, Hong^ou envoya Théritier présomptif (^ ^) à Se-*tchôou fg jHi, téparer la sépulture de son aïeuL Hi^tsou jffi jj|, c. à d. le TsôU ling || g^.
«Il y fit enterrer des couronnes et des costumes en l'honneur des trois ancêtres impériaux et de leurs principales femmesi» (De Groot, p. 1273.) Les tombeaux de Té^tsou |||| et de /•fsoit jKU n'étaient que des annexes du grand Tsou ling de Se-tôheou. En réalité, avons-nous dit plus haut, les trois tombes deS trois ancêtres anoblis constituaient ce cimetière impérial du Tsou ling J|^.
Ces monuments ne tardèrent pas à tomber dans le délabrement habituel. KHen-^long consomma la ruine de la gloire empruntée de cette cité, en réduisant «son enceinte aux propoiiiiotts modestes d'environ 12.000 pieds de tour (1754.) A trois H seulement à l'ouest de l'ancienne capitale, se dressent les remparts de Fong»^ yang hien» (1).
Sans contredit, l'un des plus utiles travaux de Hong-^u était la route mandarinale, construite de Nankin à Pékin par Finig*^ yang fou. Elle est encore très fréquentée, et quelques réparations la rendraient aisément fort praticable. BoUvent ^n remblftl, elle comporte de beaux ponts en pierre ^ spécialement un de 12 arches avant d*atteindre Fong^yang. De pareilles entreprise* devaient mieux perpétuer la renommée du grand monarque, que maintes opérations ou brigandages militaires, qui, grâce au mirage du lointain et à la complaisance d'écrivains adulateurs, revêtent le faux éclat d'une prestigieuse épopée.
Par ordre impérial, «une carte générale de la Chine fut dressée en 1394, carte qui devait servir de base à celle que firent les Jésuites un siècle et demi plus tard. L'Empire avait été divisé en neuf états et Hong^ou avait placé chacun d'eux
(1) B. F. Havret. Var. Binol, n"" 2. Laprovinoe du Ngan-ho&i, p< M<
SOUS Tautorité d'un de ses fils, qu*on appela rots ou princes» (1).
Dans la préface de Touvrage du P. du Halde (p. XXXVII) le P. Régis expose suivant quelles méthodes les missionnaires géographes levèrent encore la carte générale de l'empire, à partir de 1708. On recourut surtout à la triangulation géométrique pour la Chine (proprement dite. Régis lui-môme dressa la carte du Kiang^nan, du Tché'ki&ng et du Kiang-si, avec le concours des PP. de Mailla et Hinderer, ce dernier enterré à Nankin (Yu'hoa Vai), La carte générale fut offerte à l'Empereur en 1718.
Le travail géographique des Jésuites, auquel fait allusion la citation insérée plus haut, est principalement représenté par le Novus atlas sinensis,
Hong-^ou déplorait la faiblesse et l'incapacité de son petit- fils, créé par lui-même son héritier présomptif (2). Par contre, charmé des qualités et du savoir-faire du prince de Yen ^^ son 4* fils, il se reprochait amèrement de l'avoir exclu de la succession au trône. Des conseils avisés ou funestes le dissuadèrent de rapporter en sa faveur son premier décret, par crainte des complications trop faciles à prévoir. Très perplexe, il se contenta, par un moyen terme, de nommer, en 1398, ce prince de Fen chef de tous les princes, et de lui conférer une sorte de lieutenance générale de Tempire. Aussi bien «la mort des princes de Tsin et de Tcin en avait fait l'aîné de la famille,» dit de Mailla pt, 103.)
De par l'expresse volonté de Hong-ou, son petit-fils Tchou Yun^-v^en ^ ^ JJ était confirmé dans ses prérogatives ; il restait prédestiné à recueillir la succession impériale. Quant au souverain, inquiet de l'avenir dynastique de sa race, le cœur rongé par ce souci familial, il mourut au 5® mois intercalaire de 1398, dans son «palais occidental» le Si-kong, à l'âge de 71 ans, après un règne de 31 ans. Il venait, en prévision d'ardentes rivalités domestiques, de confiner «tous les princes, ses fils, chacun dans leur principauté, en leur ordonnant d'y demeurer jusqu'à ce qu'il les rappelât,» (de Mailla, X. 104.) Kien-r'wen ti j^ 3J; ^, le nouvel empereur présumé, n'était qu'un débile enfant de seize ans.
Quelque doive être le verdict sans appel de l'histoire, qui, opportuniste et adoratrice du succès, en Chine comme partout ailleurs, décerne à Hong^ou le titre de libérateur, il est hors de conteste qu'il mérite de prendre rang parmi les plus glorieux monarques du Céleste Empire, reconquis par lui sur les Mongols. Et combien peu y en compterait-on de sa taille ! On l'a successivement comparé, ainsi que Ts'in Che Hoang-ti ^ f^ i ^^ ^
(1) A. Pavier, PékinÇy p. 130. A cette page figure le portrait en pied de Hong-ou^ et p. 132, celui de rimpératrice Ma Hoang-heoUy sa femme, puis celui de Yong-lo, 'èP des Ming, an type très caractérisé.
(2) A la 9« lune de 1892, dit Delamarre (op. cit.) qui l'appelle Ywn^en JC r%*