VIII. — Lea seigneurs, arche
« core à Naples. Des otages sont donnés de part et d'aua tre : l'honneur et le droit public ne doivent donc pas « permettre de violer une seule des clauses de cette soo lennelle convention, qu'ont dictée la politique et l'hu- «manité. Cependant, qui le croirait? c'est la fille de la a grande impératrice Marie-Thérèse, c'est une reine, une a femme qui, moins humaine que des guerriers, plus « inflexible qu'un prêtre, désapprouve un acte qui épar- « gne le sang de ses sujets ! Subjugué par son ascendant, a Ferdinand la laisse exercer sa vengeance. Elle est trop a bien secondée par son favori , le ministre Âcton, et « même par l'amiral Nelson, qui se dégrade et s'avilit a pour complaire à lady Hamilton, femme du ministre « anglais. Un marin, le héros de la Grande-Bretagne, « entraîné par une honteuse faiblesse , confie à cette a femme, la gloire de son pays, la sienne, les droits de o l'humanité, s'attirantle blâme de son souverain, de sa a nation, de tous les peuples civilisés, et l'éternelle igno-
di Salerno, Micheroux, Dillon, ed il vescovo di Âvellino saranno rimessi al corn an dan te del forle S. Elmo ove resleranno in oslaggio, fino sia che sia assicuralo I'arrivo aTolone degl' individui, chevi si mandano.
IX. — Tutti gli altri ostaggi, e prigionieri 4i stato rinchiusi nei due forti saranno rimessi in libertà subito dopo la fiima délia présente capilolazione.
X. — Tutti gli articoli délia présente capitolazione non potranno eseguirsi , se non dopo che saranno stati interamenteapprovati dal comandanle del forte S. Elmo.
véque de Salerne, Micheroux, Dillon, et l'évéque d'Avellino seront remis au commandant du fort Saint-Elme oluUs resteront en otage , jusqu'à ce que l'arrivée à Toulon des individus[qu'on y enverra soit assurée.
IX. — Tous les autres otages et prisonniers d'État enfermés dans les forts, seront remis en liberté aussitôt après la signature de la présente capitulation.
X. — Tous les articles de la présente capitulation ne pourront être exécutés, qu'après avoir été approuvés par le commandant du fort Saint-Elme.
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a minie que l'histoire n'épargne à aucun grand coua pable.
a Aussitôt commencent d'innombrables cruautés judi- « ciaires. Le pinceau le plus énergique ne pourrait ren- « dre ce tableau d'horribles massacres et d'atroces venc geances. Dignités, âge, sexe, rien n'en garantit; on c frappe sur tous les états, et les suspects épargnés par « les bourreaux du ministre Acton, échappés aux assassins a du cardinal Ruffo, seront plongés dans les cachots de a Lipari ! Pendant plusieurs semaines, le sang coule en a ruisseaux sous les yeux d'un prince exempt de pasa sions, populaire, doué d'un bon naturel ; mais, soit « que des exécutions si multipliées blessent sa vue, ou « que ses conseillers les lui présentent comme de justes a et nécessaires punitions dont sa présence gênerait le a développement, il se hâtera de retourner à Palerme.
« Horrible année de 1799, qui flétrira à jamais les a noms de la reine Marie-Caroline, de son ministre, l'a- « venturier Acton, et de l'amiral Nelson ! Les Napolitains a s'entretiendront pendant les siècles de cette fameuse a année quatre-vingt-dix-neuf, quand ils voudront citer « une époque exécrable. On a mis à mort presque tous « les hommes qui s'étaient fait remarquer par un noble ca- « ractère, par leur courage, par d'éminentes ou de douces « vertus , par leurs lumières et leurs talents. Des per- « sonnes soupçonnées de malveillance envers le gouverne- « ment sont impitoyablement sacrifiées ; longtemps ence core les prisons regorgeront d'innocents ; et, sous l'in- « vocation de principes absolument opposés aux princi- « pes de la démagogie française, se reproduisent à Naples « les barbaries dont la France s'est vue souillée pendant a le règne des terroristes ! Et les barbaries napolitaines