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assemblée de lazzaroni, on entendit quelques^ uns d’entre eux s’écrier, en s’adressant à lui au milieu de ses tours les plus compliqués : « C’est assez, nous avous compris !» Dès le lendemain, l’un d’eux reproduisait, devant un nombreux public, plusieurs des tours exécutés la veille par l’artiste, surpris de voir les secrets de sa niagie si aisément dévoilés.
Tout passe dans ce monde. Les lazzaroni de la vieille roche tendent à disparaître. Les jours de fête, on ne soupçonne même plus leur existence : ils s'habillent.
Le pavé de Chiaja est une véritable lanterne magique. Rien n’égale la variété des scènes qui
s’y succèdent. Ici, c’est une confrérie au lugubre appareil dont les membres revêtus de la cagoule blanche ou noire portent un mort à sa dernière demeure. A peine a-t-elle défilé, qu’il se forme des groupes autour de danseurs turcs et chinois, dont l'entrain et la gaieté étourdissante contrastent avec l’aspect funèbre du convoi de tout à l’heure. Mais voici la danse qui s’interrompt brusquement. Une clochette se fait entendre, c'est celle du saint sacrement. Deux hommes accoutrés de longues robes rouges marchent devant le prêtre; ils semblent prendre leur part
d’une réjouissance plutôt qu’assister à une triste cérémonie. Tout mouvement cesse autour d'eux; les assistants se découvrent et tomben l à genoux ; les voitures s’arrêtent, beaucoup de personnes en descendent pour s’agenouiller aussi sur les dalles. Les soldats du poste le plus rapproché et quelques gens du peuple se joignent au nouveau cortège qui passe, laissant la place à un petit théâtre ambulant annoncé, par le cri particulier du Polichinelle napolitain, personnage criard et
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fanfaron. Ces changements à vue s’accomplissent au milieu d’une foule bariolée, mendiants en haillons, galériens vêtus de rouge ou de jaune, soldais qui semblent être, uon les gardiens, mais les camarades des forçats, prêtres et moines de tous ordres et de toutes couleurs, bénédictins, chartreux, capucins et tutti quanti, le tout brochant sur un fond de lazzaroni qui fourmillent et semblent sortir de terre. Les rapides coricoli fendent ce flot vivant sans aucune précaution et ne cèdent le pas qu’à la voilure des morts, toute dorée et empanachée, que son apparence et ses allures feraient prendre pour un carrosse de gala. -Mêlez à tout cela les marchands d'orange, les zampognatori jouant devant la madone, les amazones et les cavaliers, les troupeaux de êhèvres et de vaches, les ânes pliant sous le faix qui semblent les seuls êtres occupés et raisonnables, les légères citadines qui s’élancent sur l’étranger fraîchement débarqué et le serrent contre les murs pour lui prouver la nécessité d’aller en voiture", vous aurez lé plus