‹ Naples et ParmeChapitre 101 sur 235 · I. ArcA. tItJt A(f. ttr. N'Aple*, t. YIIT · texte numérisé non relu

I. ArcA. tItJt A(f. ttr. N'Aple*, t. YIIT

1 La cardinal Aicanio Filomarini, tii^ au cbAtcau de ClusactùscDa, daat I« dIoc6M dt BteivMi, MOMBHCBa «d Mib li cardinal Barberâni en Franee «t cd Ëqtagm «I fitt promu i l'archvTCcb^ do N«i>Ic5 en l^lt. Il moarut en 1068.

c*est le sentiment de toute la noblesse et de cette partie du peuple qu'ils appellent civil.

Il faut donc travailler sans délai à la réunion de tous et en parler librement au peuple, lequel (hors la dernière populace qui trouve ses avantages dans le trouble) embrassera sans doute le parti de Tunion, de laquelle dépend la félicité de tout le Royaume. En ce cas, comme il vous a déjà été mandé plusieurs fois, le Roi sera d'accord de tout, et, quelque révolution qu'ils prennent pour la forme de gouvernement, soit de la République composée de la noblesse et du peuple, soit de se donner au Roi ou d'en élire un de concert avec la France, Sa Majesté les assistera de tout son pouvoir en tout temps.

Et, encore un coup, il ne faut pas y perdre un moment, car la négociation de la Paix s'avance, et ce serait une grande imprudence à nous d'en différer la conclusion sur les espérances de Naples, fondées sur une chimère que la dernière lie du peuple a dans l'esprit, d'établir une République qui est renversée avant qu'elle soit formée, et qui, étant mille fois plus odieuse au peuple civil et à la noblesse que la domination d'Espagne, quand elle seroit beaucoup plus cruelle et plus tyrannique, quelque assistance que la France lui donne, il est impossible qu'elle en vienne à bout. Et le plus grand mal que Ton puisse faire à cette partie du peuple, qui se flatte de cette vision, est de le laisser dans une erreur qui le perdra sans ressource ; c'est le vrai moyen de rétablir plus que jamais les Espagnols dans Naples et de rendre inutiles tous les efforts que la France pourra faire à l'avantage de ce peuple.

Enfin il est de la dernière importance de dessiller les yeux de ceux qui s'endorment dans la croyance de former une République et leur dire nettement qu'eux-mêmes, la France et toute la Chrétienté souflriroient extrêmement si on continuoit à les flatter en ce rencontre, que Sa Majesté n'a en ceci d'autre intérêt que le leur, ce que la ville de Naples et tout le royaume reconnoîtront quand ils auront pris entre eux une bonne résolution, puisque alors ils seront assurés d'avoir la protection du Roi en la forme qu'ils voudront sans que la conclusion de la Paix puisse l'empêcher, d'autant que Sa Majesté, en ce cas,

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