W LE CHEVALIER DE VINCBLLES
si univerecllement connus qu'il sorûit inutile de le rappel? dans lo mémoire. L'on sait depuis longtemps, el l'expérience a encore confirmé, qu'ils étoient devenus nécessaires pour Revenir le renouvellement d'une guerre générale; et personnt n'ignore aujourd'hui que ce n'est qu'après avoir inutilement épuisé, avant et après la signature de ces traités, toutes les voies de représentation les plus pressantes pour porter le roi d'Espagne à accepter les conditions avantageuses qui lui avoîent été réservées, que Sa Majesté a été obligée de recourir, de concert avec ses alliés, aux seuls moyens qui rcsloient pour obliger lo prince par la force des armes à se désister des desseins qu'il avoil formés et qu'il n'a pas cessé de poursuivre au préjudice de la foi des traites et de la tranquillité publique.
Les mêmes motifs qui ont porté Sa Majesté à entrer dans les mesures nécessaires pour conserver la tranquillité de ses peuples, et pour préserver l'Europe do l'embrasement général dont elle ctoit menacée, domanderoieut qu'elle agit de concert avec les puissances qui sont unies à elle pour parvenir à la môme fin, quand môme elle n'en auroll pas pris, comme ellea fait, l'engagement formol par les traités de Londres.
Les délais accordes au roi d'Kspagne pour l'acceptation des conditions réglées pour lo rétablissement d'une paix solide étant expirés au mois de novembre dernier, el les hostilités ayant continué de la part de ce prince. Sa Majesté n'a pu se dispenser de satisfaire à ses engagements en déclaraul la guerre au roi d'Kspagne pour l'obliger à consentir au rétablissement de la paix, en faisant fournir à l'Empereur an subside pour tenir lieu, à son égard, des secours que chacune des parties contractantes est obligée de donner dans les cas prévus par Ici traités.
L'objet de ces secours et de ceux que lo roi de la Grande- Bretagne* fournit de sa part en tenant aux côtes d'Italie une nom^breusc escadre de ses vaisseaux de guerre, est de mettre l'Empereur en état de s'emparer de la Sicile qui doit lui appa^ tenir selon ce qui a été réglé à Londres, et do soumettre aussi li
1. Georpu l** do Uuorrc, qui trait auceéâi k U reina Anne en 1714.