EXÉCUTION DD THAITÉ DE LONDRES
laignc au pouvoir du roi de Sardaigno', afin do désabuser le roi d'Espagne de l'espérance de pouvoir remporter aucun fruit d'une plus longue résistance, et de lui faire reprendre des aentiineDts de paix.
Il esl donc de TinlértM commun de toutes les puissances con- Iraclantoâ et de chacune d'elles en particulier, que l'exécution de co projet soit heureuse et prompte ; l'on peut dire que la France y est encore plus particulièrement intéressée que les autres. Non seulement elle agit seule directement contre l'Espagne avec des Forces nombreuses, et elle est exposée aux pratiques secrètes el à tous les effets du ressentiment que cette puissance fait paraître, mais elle fournit encore des sommes considérables h. l'Empereur qui doit seul remporter tout le fruit et tous les avantages de raccomplissement du traité deLondres.
Quoique Son Altesse Royale no puisse avoir aucune déflance de la sincérité des alliés du Roi, qu'au contraire elle soit perattadéc qu'ils agissent de bonne foi, qu'ils continueront de faire tous leurs efforts pour parvenir promptement ik une paix solide qui a toujours été l'objet des liaisons que Sa Majesté a prises avec eux, et qu'ils ne s'écarteront en rien de l'observation Bdèle des traités. Son Altesse Royale a cru qu'il était do la prudence et du bien de la cause commune qu'il y eût à Naples, dans les circonstances présentes, une personne éclairée, instruite des détails do la guerre, capable de rendre compte des dispositions qui seront faites pour terminer les expéditions de la Sicile et de la Sardaigne et qui puisse exécuter les ordres qu'elle jugera & propos de remettre à ses soins ; et, comme elle sait que le chevalier do VinccUes, brigadier des armées du Roi, a toutes les qualités nécessaires pour remplir ses vues^ elle l'a destiné à cet emploi, et elle veut qu'il parte incessamment pour se rendre à Naples ofi il fera son séjour ordinaire.
Comme les ordres qu'il recevra dans la suite par rapport aux affaires présentes d'Italie pourront avoir quelque rapport
I. Tlctor-.^jnf^d^fl II, flU d# CtiAi-tes-RinmAiiDel n et d« Jeann« île Savoia* 1V«Mor*, ni en IMS, fut lo pirminr dur de SAToie, qui portx le lîlro nyai. Sicré 4 Païenne en 1713, il pwM un ati danx sm nâUTOaoi KLat«, puîs les laîtaa prendra aitMi (ncUem^nl [lar Ir-^ K^pa^nl^, dani* IViipoir de }t* troquer à la pall enntra la Sardaigae. L'échange, tieîiuaé |«r l'AutriclM, eut lieu en 1719.
iS
LE CHEVALIER DE VINCELLBS. i719.
aux tniéréts du roi de Sardalgne et aux di&postlions qui se feront dans l'Etal de Milan aussi bien que dans les principaux ports d'Itilic, olle veut qu'il prenne sa roule par Turin, par Milan, par Gftnos et par Rome, et, outre les lettres qu'elle lui fait remettre pour ceux qui sont chargés des affaires du Roi, auprès do tous les Klals d'Ilalic, afin qu'il paisse convenir des moyens d'entretenir avec eux une correspondance régulière sur tout ce qui aura rapport au service de Sa Majesté, Son Âlteue Royale lui fait aussi remettre des lettres de créance pour le marquis Del Borgo, ministre du roi do Sardaigne, pour le comte de Colloredo, gouverneur général du Milanais, pour le Vice-Roi de Naples',el pour le commandant des forces delErapereur ■ cl du roi de la Grande-Bretagne en Italie *, pour le mettre en état d'établir la conliance et les relations nécessaires pour le bien do la cause commune.
Il dira au marquis Del Rorgo que Son Altesse Royale lui aprèscrit d'avoir une attention particulière à tout ce qui pourra iotêresser le roi de Sardaigne ou contribuer à sa satisfaction dans les résolutions qui seront prises par rapport h la suite des affaires d'Italie, et que c'est un des principaux motifs de la résolulios quelle a prise de l'envoyer à Naples, qu'elle lui a ordonné i)e s'adresser h lui pour recevoir les instructions que le Roi, sod maître, jugera à propos de lui faire donner par son canal sur tout ce qui pourra faciliter et avancer la conquête de la Sardaigne et lui en assurer la possession; et comme il n'est pas douteux que, quoiqu'il ne demande pas à être admis à l'audience
1. Le viee-roî de N»p1e« Auit, dnpais 1713, le leU-mai^cbal 'Wiricli-E'ldliif»- Laurent, comte de D»uii et prince do Tinno ; il eui pnar flU le rélèbn CsU^iou^ chai L^opold de Baun, l'adTcrsatre de PrM^ric II pendant U goerre de Sept us.
S. Le commandant dcxTorcesimp^ml^s triait Iccomtcdc Mcrcj. petit-ftlsâa&nnai géaéral de la guerre de Trente ans. Entré rn 1681! au !ierrice d« l'Eniperear.il ombatlit contre leti Turc<i, prit |>art aux campagnes d'Italie el du Rhin poidaal U
fnerra de la sacceasîan d'E!ipaf;nt>, asAÎnta comme feld-maréclial aux bateïDesdt 'elenrardeîn et de Belgrade, t^i l'ut chargé en 1719 do conunaodeinenl de l'amée d« Sicile. Après avoir iït6 pendant quelque tempit goaTemeor dn buut de TemcsnT, Mercy reçnl le litre de fold-cnar^cha] gt^n^ral et Tul mis en 1733 & la lAte de i'naiê diulifl, qui s'empara do Purme. H mourut l'annce miraata ig6 de soixanle-hnll ans.
3. L'amiral Oeorges Biop, vicomte do Torria^ton, comoiaDdait U flotte ■ofbiN en Sicite. Itallié au parti de Guillaume d'Orange, il lut ^leré à U dignité de premier Icrd de lAmirauUi et nommé pair d'Angleterre. Ce fut Btng qui l'eapan <!• Gibraltar (1704).