LE MARQUIS D'OSSUN
vera toujours poar lo Roî son cousin, lui en ilemanderoil uti»f&cUon et rappellerait son ambassadeur, si elle ne lui ètoil pas donnée sur-le-champ.
Le Boi veut que ses ambassadeurs ne donnent jamais la toaia ni chez eux, ni dans aucun autre endroit, aux envoyés soit extraordinaires, soilordinaires, des tfitcs couronnées, pas même à ceux de l'Empereur, qui ont déjà voulu faire sur cela quelque tentative, et Sa Majesté déclare en même temps que ces envoyés ne rexigcronl pas non plus des ambassadeurs des tètes couronnées.
Lorsque le sîeur marquis d'Ossun sera arrivé à Naples. il enverra savoir l'heure à laquelle il pourra voir le marquis de FogUani, ministre d'État du roi des Deux-SicUes. U lui remettra la copie des lettres de créance que Sa Majesté loi donoe pour le roi et la reine des Deux-Siciles, et il marquera le plus grand empressement d'avoir audience de Leurs Majestés Siciliennes. Lorsqu'il y sera admis, il saura leur exposer avec une éloquence persuasive les sentimenta que Sa Majesté leur i voués pour toujours, et le Roi attend tout sur ce poinl de l'affection et de rinteliigcnce du sieur marquis d'Ossun. L'iotcotion dn Roi est que tous ses ambassadeurs et ministres iu dehors lui rapportent une relation exacte de tout ce qui se sen passé de plus important pendant le cours des négociations qa'il^ auront conduites, de l'état où ils auront laissé les cours vl Iss pays o£t ils auront servi, des cérémonies qui s'y observent fio toutes sortes do rencontres, du génie et des inclinations des Princes et de leurs ministres, enfin de tout ce qui peut dooner une connaissance exacte des pays où ils auront été emplovés et des personnes avec qui ils auront négocié. Le sieur marquis d'Ossun aura soin de préparer un mémoire, en forme de relation, sur ces dilTérents objets pour le remettre à son retour à Sa Majesté.
Le Koi ayant jugé à propos do remédier aux abus qui se sool rencontrés par rapport aux papiers originaux qui étoient resl^ entre les mains des personnes employées pour son service dans les pays étrangers, Sa Majesté ordonne que tous ses ministres au dehors, de quelque rang qu'ils soient, en arriTonl