‹ Naples et ParmeChapitre 159 sur 235 · U8 LE BARON DE TALLEYRAND-PÉRIGORD · texte numérisé non relu

U8 LE BARON DE TALLEYRAND-PÉRIGORD

Maric-Garolinc et le baroa de Talleyrand arriraît & Naplea an moment même où elles allaient aboutir, grâce à la faiblesse du roi et à l'iafiaeQ» croissante du chevalier Aclon, ministre de la marine. Les relation des Bourbons de Naplcs avec ceux de France et d'Espagne, qui araieitt cesse d'être cordiales depuis ravënement de Ferdinand IV, s'étaient tendues encore après la chute de Tanucci et la disgrâce imminente du marquis de la Sambucca menaçait de leur perler un nouveau coap. Elait-il encore possible de le parer? Si M. de Vergennes avait renoncé depuis longtemps, comme le constate rinstruction ci-dessus, h faire entrer les Deux-Sicilcs dans le Pacte de Famille, il espérait encore empêcher Marie-Thérèse de faire prévaloir à Naples l'înOuence aotrichienne. Il s'agissait donc < ou d'opérer la ruine du chevalier AcUm ou d'essayer de le gagner >. Malheureusement, il était déjà trop tant: Actott était le favori tout-puissant de Marie-Caroline et il était acquis, non point à l'influence autrichienne, comme le croyait Marie-Thérèse, mais à l'influence anglaise, qui n'avait pas cessé de le soutenir depuis ses débuts.

HÉHOIRE POUR SERVIR o'iNSTRDCTION AU SIEUR BAROH DE TALLETRiaD- PÉniGORD*, MARÉCHAL DES CAMPS ET ARMÉES DU ROI, ALUST i NAPLES POUR Y RÉSIDER EN QUALITÉ d' AMBASSADEUR EXTRA0BDI5iIU

ET rLÉNIPOTENTIAIRE DD ROI, AUPRÈS DC ROI DES DEUS-SICILES '.

Les royaumes de Naples et de Sicile sont occupes par ua Prince de la maison de IJourbon ; ces pays, par leur position, ne peuvent ôtrc indiflérents ù la politique ; enfin ils ont un granJ commerce avec la France. Ces trois circonstances rendent nécessaire de maintenir des relations suivies avec les souverains des Deux-Sicilca, pour s'assurer qu'ils ne sépareront jamais leurs

1. Louis-Mario- Anne, barnn de Talloyrand-Porigord, cinquième Sis de DanieJ-

Marie-Annc, niarijuis de Tallcjrand cl de Maric-Elîsabcth CliamiUarl, né le Il dclolire 17;!8, iiKirt le 7 août ISOO, maître de caiiip de cavalerie du régiment M l'it'iiuml en 1770, lirifradier el maréchal de camp en 1780 et 1781. De son mari^ avec Lciui-ir-I''iilijlc-Durand de ÎSaiiil-Eliennc-Montifmy sont sortis Auguste-Loni' cl Aiiali>lo-Mario-Jac'iUOS, coiiUcs de Talleyrrind, dont le premier fut pair deFraii«; un tn)i-;i''Miii' fils, A!ex;mdre-l);inicl,l)arnnde Talleyrand, l'iil jnembre de la Chambre di's députés de ISU). Le baron de Talleyrand, (lui nous occupe, est Tonde du cél'''lirc pi iiiee de Tallevi-aiid.

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