‹ Naples et ParmeChapitre 160 sur 235 · Airh. des Aff. fllr. Naplcs, CXII · texte numérisé non relu

Airh. des Aff. fllr. Naplcs, CXII

int^rfits do ceux do leur famille; qu'ils no se prêteront, on ^ciui coSf à des cDgagcmcnts contraires à la FraDcc et qu'ils DO nuiront pas à son commerce. Tels sont les moLifs de la commUsion que le Roi confie au sieur baron de Talleyrand. Sa Majesté est pcrsundée qu'il aura puisé dans les correspondances Idonl il a eu communication toutes les connaissances ncccs- [ftaircA pour saisir la nature et l'étendue de ses devoirs ; d'aillleurs la bonne opinion qu'elle a de sa prudence et de ses tolcnls |lui font espérer qu'il surmontera toutes les difficultés que les 1 circonstances actuelles offrent ù un Ambassadeur de Franco à la cour de iNitples.

Tous les objets dont le sieur baron de Talleyrand aura à l'occuper sont relatifs à la cour de Naplea, aux intérêts politiques des deux nations, au commerce entre la France et les Deux-Siciles. On va résumer sur ces trois points ce qui peut servir ù sa direction. Les principes posés, ce sera à lui do &o conduire en toute occasion de manière à remplir le plus cxac- Icmcnt qu'il sera possible les intentions de Sa Majesté, savoir resserrer l'union entre les deux Cours, empocher celle do Naplcs de s'éloij^ner du système de la maison de Bourbon, maintenir et accroître, s'il se peut, les avantages do notre commerce.

rnEMIEIt ARTICLE DE LA CODa DE NAPLES

Le roi de Naples, né avec un sens droit et assez de capacités I pour gouverner, s'il avoil reçu une bonne éducation, se voue de 'plus en plus à une vie dissipée qui le dégoûte des alTaircs el l'en rond incapable. L'ambassadeur du Roi sera trts rarement & portée d'en traiter avec lui et peut-être n'y auroit-il pas d'avantage h disposer ce Prince à l'écouter sur ce point. Il doit donc en général se borner h l'entretenir dans la persuasion que le {ioi lui est sincèrement attaché, à le ramener toujours à l'union avec la maison dr Bourbon rnnime étant son plus frrmo A ppui et celui de sa postérité ; le baron de Talleyrand doit cher-

iO LE UAKON OB TALLSTRAND-PÉRIGOED, ITRl

iinr aaïUeuni- i ^ reniira açc^aUe à ce Prince cClmks •ccofrivu», à lui iufipirvr ù^iÎRCteciKiit l'amoar de r«rire d iti* V ue* uUies- pour ses peuples.

Uv: cutictum. lj»4 sentiments et les eoiAs de la reine de 5afki ^•iit ioitï» V.-V moment ce qui mérite le pfais d'être appnfaii •«Al L imôttâSkleur du Roi, parce que cette princesse a pris In *nti^ bi ^UTernement, et, selon toale af^wrencef feia la '»\L> grands efforts pour les conserver. \ée avec de l'esprïel tt.' lauiabilîté, elle n'a pas assez de f<Hve ponr concevoir n L'Uu et le suivre ; elle veut dominer, mais tout homme ^ ^'ugaera sa confiance et lui persuadera qall n'agit que ponr k maintien de son autorité régnera sous son nom. Nous somna forcés de reconnaître que la reine Charlotte, malgré tons les lieus qui l'attachent à la maison de Bourbon, préfère infînimeBi colle dont elle est issue ' ; elle n'aime point TEspagne ptne i^u elle veut secouer toute dépendance de Sa Majesté cathoUqoe, ut elle hait la France comme par instinct, sans avoir aacoo motif raisonnable à alléguer contre elle.

Depuis quelque temps, elle est soutenue dans ces sentimeots par le chevalier Acton', ministre de la marine, né en France d'un chirurgien irlandais. Il servit dans la marine royale, préluiiJit avoir à se plaindre, et passii au service du grand-duc de l'oociiiio, qui l'envoya à Naples dans un moment où Sa Majesté Sicilienne vouloit avoir quelques vaisseaux. On ne peut pas iluutui" que ce ministre n'ait beaucoup d'éloignement pour la Krance, et ne soit voué à la maison d'Autriche, mais pour sa-

1, L;i maison d'Aulrîchc.

■i. ,lu,iii-Friinçois-Edi)uard, chevalier Acton. né à Besançon en 1736, dosMndïil

.; uiu' vji'jllo faniillo irlandaise. jVyaiil iiasso de la marine française au service de

I- l'inilil l" d'> Tofiranp, il commanda en 1771 l'escadre toscane dans une eipédition

■ • ■ KMjiat;ntds entre Alfrfr, cl accepta ]icu après les offres de la cour de Niplw

■1 'I Hi' nrda [lus à oblcnir la laveur du i-oi Ferdinand et surt'jul celle de la rf'iDi

^.1' f l'ai'i'Uno. .Successive me ni ministre de la marine, directeur des finances et

I mmo di- la guerre, il allait succéder comme ministre des affaires étrangères an

■ ■■.(iiis '!■• ta Saiiiljucca (I78ri). Prenne e ministre au monient même où Charle* U'

i'.'.i'.ij-.iiK, hi'uu-pèro de Ferdinand, esifreait son renvoi, il se lia d'amitié avec lord

'Uiidi.Hi, amliassadeur d'Angleterre, et eu^'agea contre la France une polilique

ti i.ildiii! violente. 11 prit part â la première et à la deuxième coalition (17™-

.i.ij \\y iiLi'o à Naples avec Ferdinand, après la chute de la République parlhciio-

.-■■■ , d -jii ^ij,'[i:ila par des actes d'une odieuse cruauté. La paix de Florence

'■>^i. ! rnit,i des affaires. Ilclirc en Sicile, il y mourut eu 1808.

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