INTÉRÊTS POLITIQUES
ÙOD à ce ministro les marques d'csltmc et de confiance qn'U mérite; mai.s il évitera de prendre parti dans les querelles qui s'élèveront entre lui et son rival, à moins que ta Keine ne l'en ÎIU pour ainsi dire, le ju^o, auquel cas 11 lui diroit la vérité avec franchise, mais avec les ménagements convenables.
U y a quclfiucs subalternes à Naplcs qui méritent d'ètro observés, entre autres l'abbê Galiani ', qui aspire à jouer un râle et croit se faire un mérite en s'opposant de tout son petit pouvoir h ce qui intéresse la France. Le médecin Gatti que t'on dit avoir quelqnu iniluencc n'est pas moins dangereux quoi qu'il jouisse des bienfaits de la France. L'Ambassadeur du Roi chcrcliera à démîilor ce qui fait mouvoir ces personnages et û se mettre & l'abri de leur mauvaise volonté.
AimCLE SECOND IKTÉRÉTS POLITIQUES
U est démontré que le roi de îVaples risqucroit tout en so «éparaot des intérêts de la maison do Bourbon; qu'il no pour- Toit jamais être que le vassal de la maison d'Autriche, s'il se vouait h elle ; qu'elle rentraincrolt dans toutes ses querelles ; qu'il deviendroit la vcdelte la plus dangereusement placée on avant des possessions autrlchicnneâf oL que jamais il n'eu |K>urroit Ctre protégé efficacement.
Dans l'état actuel des choses, la sûreté de la Monarchie Napolitaine repose sur le traité do 1138 et sur l'arrangement fuit f>n 1159, garantis également par les cours de Hourbon et celle de Vienne. Les liaisons politiques avec la France ne sont que te rcÂultuldc la parenté; nulle obligation spéciale ne nous lie
1. L'abM Ferdinand nAlùuti, ni fn 1738 à Chîcti, Axn% les Abninea, nprfrfi lYlrtt bk OMUwIm fin 1710 par un ouTrii^e Aur k Monnaie et pur àtM trtirAux scionlinqiiM, tint ^ IWU en lîâO, «n qu&litc de (ica-«tûro d'iuubaMado. U y v<Jciit jusqu'en 17<S0,Ir^ucnliuit len laloru i>hil<iM)iilittiuc9 de M~*d'ËiiiiuT olda bnroo d'IIidbwh.
iU LE DARON DE TALLEYRAND-PËRIGORD, «785.
à cetlo conr. On a essayé vainement de faire souscrire Don Carlos, lorsqu'il régnoit à Naples, au Pacte de Famille ; ce Prince s'y est conslamment refusé. Depuis que son fils est monté sur le Trdne, on a encore fait quelques tentatives à ce sujet ; cnûn on y a renoncé, et les instructions dooni'cs k M. le marquis do Clcrmonl d'Aroboîse ' lui prescriToieat de n'en plus parier.
Cependant les germes de troubles qui fermentent en Earope peuvent amener tcUc ou telle circonslanco où il soroit indispensable de faire expliquer la cour de Naples, et de savoir dans quel plat de la balance elle voudroil se mettre. Le Baron de Talleyrand doit chercher & préparer sans affectation l'esprit ila Roi et de la Reine de Naples à se décider tût ou tard si li nécessité l'exige et se mettre en état de pouvoir assurer le Roi de leurs véritables dispositions. Il faudra procéder Icnlemeol dans cet examen, mais il est de toute nécessité de savoir àquo^ 8*en tenir. ^H
L'Ambassadeur du Roi ne doit pas négliger pour cet eflcl ' d'avoir auprès de la Reine quelqu'un qui puisse» par des rap* ports journaliers, lui donner le tableau de la façon do penser de cette Princesse. 11 importe qu'il s'assure surtout de l'influcoce de l'Empereur sur ses sentiments, des promesses qu'il lui fc des cn^gemcnU qu'il lAchera de lui faire contracter, en un m de ce qui constatera si c'est une ennemie de la moiâon de Oùurt bon qu'il faut contenir ou une femme légère et inconsidc qu'il faut empêcher do nuire.
On est malheureusement obligé, par la mauvaise santé enfants de Leurs Majestés Siciliennes, de prévoir le cas où Trône manqueroit d'héritiers niAles et oîi on voudroil l'assurer à leur fille atnéo. Il est probable que cette circonstance n'échappe pas à la maison d'Autriche si abondamment pourvue de Priacc$ et si habile à les marier. Le Baron de ïalleyrami doit être très attentif à découvrir s'il y a à cet égard des arrangements pHs ou qui se négocient principalement entre la Reine et le Grand
i. lio marquûi d'^Vmboise «rait ilA ambiawideur en Portugal «n ITSS. — Voir «• {ostrociiuAs din» l« Recueil de M. Cux dk Saikt-Amoux, p. 3â& ettulT.