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LES MINISTRES ÉTRANGERS

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Duc (Je Toscane ■, et à informer Sa Majeatô de tout ce qu'il apprendra sur cet objet important.

Une des ri^^l&s de conduite dont le Baron de Talleyrand no doit pas s'écarter, est de vivre dans le plus parfait concert avec le minislrc d'Espagno; de bien étudier le système de cette cour à l'égard de celle de Naplos, et, suivant les circonstances, de travailler il l'éclairer sur ce qu'elle auroit h. craindre ou à espérer de l'influence de la rcLne Charlotte. On ne peut disconvenir que le roi d'Espagne, par des menaces sans effet, n'ait enbardt cette princesse h faire peu d'attention k ce qui vient de Madrid. Néanmoins il y a des moments où elle est fùchëo do s'ôtre attiré le bhlme de Sa Majesté catholique et, si ce n'étoit la crainte d'£tre forcée d'abandonner le chevalier Acton, elle seroit quelque fois bien aise de parvenir à un racoramoJemenl. Le Baron de Talleyrand s'attachera à tenir M. de Las Casas' ou mesure de profiter d'une occasion favorable pour disposer la Reine à se rapprocher du Roi son beau-pôre en donnant des assurances, si elle veut conserver M- Acton, que ce ministre aura à l'avenir une conduite capable d'effacer ses torts.

Il y a à Naples un ministre impérial qui sans doute no travaille pas à rannener cette cour à de meilleures dispositions pour la maison do Bourbon. Quoique l'Empereur traite ses affaires directement avec la Reine sa sœur, il ne sera pas inutile d'observer son ministre, de s'assurer s'il cherche à foire un parti dans le pays et en particulier si ses liaisons avec le ministre do Russie annoncent quelques desseins de faire entrer la cour de Naples dans les grands projets qu'on suppose occuper les deux coui's impériales. Il n'est pas nécessaire au reste de recommander au Baron de Talleyrand de vivre bien avec le ministre Autrichien etd'avoiraveclui à l'extérieur tous les procédés que prescrivent l'union et l'alliance qui subsistent entre lo Roi et Sa Majesté Impériale.

1. LAopoIJ, Mcond GU i3fl François de Lorraine, qui SQCO&dA à Mn pteo on 1765 eomuM grond-dDc do Toscoqû et en 1700 à JoMph II comma Emporew d'AU»nugne.

ï. AmbAMadanr d'K^ifné à Naples depuis I« mois do juivior 1785. Don Simon do Las Cai*s lirait élA s«cr6Uire & l'unbuuda do Vïoiuio, el minislrc d'Ei^w^iw à FlonnCD ol à Turin. Sur sa condailo à Niplcs, voir Archiv fur anltràchimhê fkachiehttt t> LVUI, p. 300 el sutv.

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