‹ Naples et ParmeChapitre 164 sur 235 · I.B BARON DE TALLEYRAND-PBRIGORD · texte numérisé non relu

I.B BARON DE TALLEYRAND-PBRIGORD

Depuis quo la Russie, g:ouvorn£e par une Princesse ' que la prospérilô a 6ni\Tée, se croit en étal de donner des lois dan» l'Europo, on peut être assuré quo, ne fût-ce que pour favoriser SCS grands projets contre TEmpire Ottoman, elle cherche à» lier JL la cour de Naples et, comme sa politique roule principaiftment sur les moyens de séduction, on peut craindre qu'elle le les emploie dans un pays jusqu'ici peu accouturaô & 6trc achott.

Le Baron do Talleyrand doit veiller avec beaucoup d'atteatioQ sur la conduite des ministres cl agents de la Russie, chercher indirectement les moyens de diminuer l'opiaion exagérée qu'oa peut avoir h Naples de la Puissance Russe et annoncer à qaoï doivent s'attendre les Puissances qui ont la faiblesse de se fier aux cajoleries de Catherine Seconde.

Les autres ministres étrangers doivent être traités par l'Ambassadeur du Roi avec des égards et une confiance proportionDêe aux liaisons connues entre le Roi et leurs souverains. Le mieux est d'être fort réservé à leur parler de l'intérieur d'une cour où les tracasseries sont d'autant plus fréquentes qu'on s'y occupe plus de bagatelles.

ARTICLE TROISIÈUE on COMUEBCK

Le commerce des François danslos Deux-Siciles se fait d'après d'anciens traités et cédules royales dont les dispositions oatélé souvent contestée»» entre autres celle qui exemple nos bûtiniBab de visite, à l'inslar de ceux de diverses autres nations. La cour de Naples a plusieurs fois proposé de faire un traité de coivmerce^ l'ouvrage a mémo été poussé assez loin pendant l'ambo^ sade de M. le Baron de Breteull. Comme on ne peut p» s'accorder principalement sur l'exemption de la^Hsile desbôliments que la cour de Naples a fort ù cœur de faire cesser, il fallut se borner provisoirement à établir la réciprocité de cette

i. CftUiorino II, imixîratrico do Kuasio tlepuift 110S.

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