INTÉRÊTS COMMERCIAUX
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«lomption. Co fut l'objol d'une simple convcntioa verbale qui a servi de rî'g'lo jusqu'à présonl.
L'année dernière, M. te chevalier Aclon, pour donner l'essor à sa mauvaise volonté contre la France, voulut persuader au Roi son maître de supprimer de son propre mouvement l'exemption de visite pour toutes Ica nations. CeKe nouveauté nous Tut notifiée par un mémoire dont Sa Majesté se montra mécontcutc. On revint alors à proposer de nouveau un Iroiléde commerce; Sa Majesté ne jugea pas à propos do traiter une alTaire de celte importance tant qu'un minisire aussi mal disposé en seroit chargée à Naplos, et elle le lit déclarer assez clairement. Alors la cour des Deux-Siciles voulut revenir sur Texemption de visilo qu'elle prétendit n'être pas fondée on droit. Nous retrou- ViUnes non seulement les anciennes cédules qui t'établissent, mais une décision formelle de la chambre de Sainte-Glaire qui, consultée par le roi de Napics, constate que l'exemption nous est duo. La production de cette pièce, qu'on ne croyoït pas que nous connussions, a imposé silence aux Napolitains, et il n'a plus été question de priver nos bâtiments de leur droit. M. le prince de Caramaoica* avoit quelque idée de reprendre le traité de commerce et s'est môme formalisé du peu d'empressement qu'on lui a témoigné de s'en occuper maintenant.
Tel est l'état des choses à cet égard. Dans d'autres circonstances, si la cour de Naples pouvoit obtenir de toutes les puissances qu'elles renonçassent à l'exemption de visite, comme Cù privilège n'est pas indispensable pour la prospérité de notre commerce et comme d'ailleurs la réciprocité que nous accordons aux Napolitains dans nos ports, donne lieu à beaucoup d'abus, le Roi ne seroit pas éloigné de consentir à y renoncer. Mais l'intention do Sa Majesté est de renvoyer à un autre temps 1 traiter de cette aHaîro, et de ne pas les séparer du traité de commerce. Ainsi si Ton cberchoil à induire le baron de Talleyrond à entrer en négociation,' il éluderoil de s'y prêter en alléguant qu'il n'a pas d'inslruclions.
C'est un devoirde l'Ambassadeur du Roi de protéger les sujets
I, Ambusodeur 'le N.ijilr>i en FrancA.