‹ Naples et ParmeChapitre 166 sur 235 · S8 LB BARON DE TALLEYRANDPÊRIGORD · texte numérisé non relu

S8 LB BARON DE TALLEYRANDPÊRIGORD

de Sa Mftjeslé dans tout ce qui a rapport au coromerce, mil: comrao il y a & Naples ua consul chargé spécialement de u soin, il est rarement dans la néceasilé d'agir si ce n'est pour les aiïatrrs qui lui sont recommandées directement d'ici. Néukmoins il doit sans cesse avoir les yeux ouverts sur ce qui intéresse le commerce de la nation, et, s'il découvre quelque clio*e qui lui paraisse porter coup^ soit en bien, soit en mal, U eadoil rendre compte.

On remettra à l'Ambassadeur du Roi un cbiflrc do nouTeOt composition avec des instructions particulières sur la manièM do s'en servir; on y joindra l'état des chirTres que le baron ifc Talloyrand devra conserver pour correspondre avec la wur et de ceux qu'il devra supprimer. Il doit être inutile de l'eichorler A donner la plus grande attention u la sûreté de ses cliiOres.

Sa Majesté ayant ordonne à trois des ministres daos les cours étrangères de remettre à la Gn de leur mission une relation exacte de tout ce qu'ils auront appris de plus imporUat dans le pays où ils auront résidé tant sur le caractère, les sSic-tions des princes et de leurs ministres que sur tous les antres objets qui peuvent intéresser le ser\'Ico ou la curiosité du Koi. liO baron do Talleyrand se conformera en conséquence aux intentions de Sa Majesté.

Le Roi veut aussi que ses Ambassadeurs apportent les chi

et tous tes papiers concernant son service avec un inventai;

sor la vérification desquels il leur est donné une décba^

: aux itiii^

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DKs ixn'Rucr. oiplouat. x. —

Oa a VMilasisV Introduction etl'on verra par les dépêches auivanlç9 |ue l'iufluerice franf^aise ne sVsl pas fail scnUr â&as tes duchés de 'amie el do Plaisance d'une façou moins continue et moins active |ue dans le royaume de Naples. — Pour en faire comprendre le» )has«9 qui ont été multiples el curieuses, il est nécessaire de résuraei; l'abord les vicisailudcs que ce petit Etat avait traversées depuis Charemagnc, qui l'enleva aux Lombards pour le donner au pape, et qui tn Hrcal pcndaut plusieurs siècles la momiaie d'appoint de loulcs ïça iffaires d'Italie.

La prcmiùrc douiînatian de la papauté sur le duché de Parme dura, Wns interruption, jusqu'au commencement du xin' siècle . Rude et ipprewive dés le début, les exigences croissantes du fisc finirent par k rendre intolérable. Les Parmesans, qui n'avaient pas cessé de soueoir la cause des Guelfes et qui en avaient été récompense par un «doublement de tj'ranm'c fiscale, saisirent la première occasion juo leur offrit la grande crtïie qui précéda la translation du Saintlièçc h, Avignon pour chasser les troupes roiuaiiies ol se placer tous la protectiou des seigneurs de Gorreggio. Le remède ne tarda las & devenir pis que le mal. Les Correggio traitèrent la ville de "armeen vache à lait, et lo duché devînt un simple objet de trafic. >ana l'espace de vingt années, Parme fut successivement vendue à lean de Bohême (1330}, aux Rossi, à Martino della Scala (1335), & Obbizxun d'Et>tc (1344) et aux Viscuoti de Milan (134G) ejui la conserrércQt jus(|u'au congrès de Uantoue (ISlt). Rétrocédée au pape Iules II, Parme fut annexée de nouveau au Milanais par François I*', Iprfc9 la bataille de Marignan. Enfin la paix de 1530, entre CharlesclClcmeat Vil, ta rendit au Saint-Siège et Paul UI (Alexandre hse)Ia céda à titre de fief à son fils naturel, Pterre-Luuîs Farnèsc, [onfaloonicr de TCglise, qui était déjà possesseurdu duché de Castro 1515). L'Kmpercur, qui avait besoin du pape contre les protestants de Smalka1de,conaentiiau truc d'assez mauvaise grâce, tout en réscrnmt ses droits sur Plaisance. Hais Parme avait enfin une dynastie nationale, el ae montra décidée à la garder aussi bien contre l'empereur que contre le pape. Quand Ferdinand de Gutizague, gouverneur de Milan, s'empara de Plaisance apr{;s l'assassinat de Pierre-Louîs et tint mettre le siëge devant Parme, les Parmesans organisèrent eux- DQémes la rêsislauce, repoussèrent les Iroupes impériales et procla-

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mèront Octave, fils de Piorre-Louis (1547). De même, Taimée sniranlf, quand Paul 111, irrilé de la mort de son fils, voulut rameoer le* duchés sous radmiaùtratïoQ immédiate du Saint-Siège, la majo* filé de la noblesse parmeMue suivit Octave Parnëse qui s'enUoiEt contre le pape avec l'enDemi de t»oa père, Perdiaaod de Gonugiu, etavec le cardinal Aleiandre qui Favorisait ses desseias. Paul 111 étui mort au cours de la f;uerre, son successeurf Jules lU, recoumt Octave comme duc de Parme et se joignit même eu roi de Frw», Henri II. pour l'appuyer dans ses revendications sur Plaisance. La duché de Parme, plusieurs Fois envahi par les troupes Fraacaisci et les troupes impériales, resta h Octave qui Guit par se faire reodre Plaisance (l&o6). La reconnaissance définitive des duchés rccomtilajs Fut consacrée par la paix de Caleau-Cambrésia. Octave suivit dès bn jusqu'à sa mort (1586) une politique tout espagnole. II avait époiN Hargucrite d'AutrichOp fille naturelle de Charles-Quint, et ât élever son nis Alexandre à la cour de Philippe V.

Alexandre Faruése fut l'un des plus grands généraux du xn* siècle. Dés l'âge de seize ans, il s'était distingué h la bataille de Lapante H avait fixé sur lui l'attention de don Jaau, qui l'amena dans les ^ip- Bas o(i il contribua pour une large part k la victoire de GembloBL Don Juaft étant mort et les ProWnres-L'nies ayant appelé le due d'Anjou, frère de Henri III, Alexandre reçut le commandement sop<rieur des troupes espagnoles. Repousséd'aborddevantCambrai, ilprft aux insurgés ville sur ville dans les provinces belges, llaëstricht, Brcidi. Tournai, Dunkcrque, Bruges, Ypres, Gand, Anvers (157&-1583), el resta finalement victorieux. La mort de son père (1586) oe le relm pas de son commandement ; Philippe H lui refusa l'autori^alioa de revenir à Parme et il dut conlinucrja guerre au service de l'Espagiic, d'abord en Flandre contre les insurgés, puis, on France , conin Henri IV à qui il fit lever le siège de Paris eu 1590 et celui de ftoos en 159â. Blessé mortellemeal au combat de Caudebec, il se retira «m Pays-Bas et y mourut peu de temps après.

Ranuce I"^, son fils aîné, lui succéda (159^1623) et la polîUqud ib Parme s'orienta dès lors, pendant plus d'uu demi-siècle, du cfiU <k la France. Quand Richelieu arrive aux affaires et écrit rûsolunieatà l'ambassadeur de France & Rome: ■ Le roi ne veut plus être ainoiét il a change de ministre et le ministre de maxime, > tous ceux d« princes italiens à qui la domination du Saint-Siège et celle de !'&pagne pesaient depuis de longues années dressèrent la tête et, apri* avoir attendu, à la mode de leur paya, le résultat des premières rencontres, ae déclarèrent pour l'alliance française. — La politique At Hanucc n'avait été qu'cxpectautc ; celle de son fils Odoard (1622-1046} fût active, et Ton a pu écrire que « Parme et Modènc risquèrent leon HUU pour venir en aide à la politique de Richelieu et de Muarin».

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