‹ Naples et ParmeChapitre 170 sur 235 · AFFAIRE DE CASTRO · texte numérisé non relu

AFFAIRE DE CASTRO

roit pour td feu duc Odoard et pour toute sa maison, à qui^

1^ non eatremîso et par son autorité, il fit restituer le même

liât de Castro que les Barbcrins * avoioDt forcé le Pape Ui^baiu

de lui calercr suus le mdme prétexte qu'on a depuis renouvelé

du di'faut de paiement des Monti»les', Sa Majesté a toujours vu

arec ^aod déplaisir la seconde usurpation que commença d'en

Bure le Fapo Innocent' que celui d'à présent^ a achevé de

pottaolider par rincamératioadudit état, ce qui veut proprement

iire sa réunion à la Chambre Apostolique sans en pouvoir plus

tre aliéné quo par une nouvelle iafcodation que la Bulle do

iste-QuiAt défend ^ que ledit pape luBocenl ji qui, nonobstant

mauvaise volonté qu'il avoit montrée pour cette couronne,

Oa oe peut <^ter la louante d'avoir été un prince fort prudent el

P, habile, u'auroil eu ^arde, counaissaut comme il faisoit les liments de Sa Majesté sur cette matière» U'enlreprcndro Bette nouvelle usurpation de l'Etat de Castro s'il n'eût vu Sa dite Majesté non seulement engagée i\ soutenir une pesante guerre contre la monarchie d'Espagne appuyée des secours de

t. GéUbrt âuniUe do Toaoan« à laqucUo fcpputeiuut In pape Urbain YUI (1023- ICli}. — Trois Irtnt, hotcux du p»i>e, i'Uicnt les |>rinu{>aux rcpr<S9«titcuit5 de U à la cour poQliBcale. C'étûcnt Tfa:i<l^o, princ« de Pulustrina, pnïfvt do murt l'a ISil ; Pmuiçois, 116 oa lîilT, , caitliiul en 1913, <iui fui léyat «11 [Frmftoe ei en E«|>«giio, nce-clwnn'oIuT de l'Ë^lisc, ol laouml dojvn du Sacnf- «a tOlQ; enflti. Anloîiir, dunt il aora pwlJcvUOr«i»enl (juaslion »u coun dft jan. Créa cunlinal eu 16ÎT, afirë» aroir àlj& qoelqiM tnmps churg^ do Ift d'Avignon, Antoino Hit eiivrj yiï, i-n 1020, corame Ugnlalalere ta I^émoDt, pûur [m affWe* tlu Uontrei-rut, enlre ic duc do i^nvoia et It duc de Nattn. par Richelieu proUictcur dc4 uffairos lia PrAiica k Rome, U oa cessa da MO intoMim et Alt placé itar Urbain VllI k la léte dfts iroope^ pontîfl- U |puUT« dfl I6ii, entra te Sainl-Sièije l'I lu doc d» FuiiM. Qaaad 1 X niccéihk i. Urbain VÏU (1611), le cardiiud Antoine dut quitter Rome va fianùUe, «t a'esiler en Vnttc*, o& il dcmetira juiqu'en 1S53. La rdconcis'^tant faite ulun «nlr« les Bhrbcrm» et le pape, Aatoino rentra à Komq continua d« loutenir Ir* int^r^U français, co qui loi ralut, en 1<U>7, Tarda Rciias. U nwurulle 3 août 1611.

Moatiat«s fonnaieai oa coUfi^e chargé du jftrvico du mont k U cour apos-

[ t, luOMBt X. On a TU dan« la notice prélJm{nair>< qu'npr^ avoir fait d^anUtler Caatio, il avait itnpOMA a» duc lo contrat unéroox do tOltf, ijui ubligeait oftlui-ci k IMlMUr, dans hait anfl, Castro et Uonciglione.

i. Alexandre VIT.

&. t>« t«st« porte en effet «la bull« de Sixt<<Qaint *. Mat^, coniaiâ on le verra lana les mémoires suivants, U s'a^tl co réalité d'uuQ bullo do Piu V. Oe ni/H alie- JMwfil finuiit, qui interdisais l'aliénation d'il biens inféodé) au f^rritttîni pon^

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LB SIBCn D'AUBBVILLB, 1009.

l'Empereur >, mais même embarrassée dans ses propres EUb par des dissensions intestines ', ce qui donna la hardiesse audit pape Innocent de hasarder le coup sans que Sa Majesté eAl alon aucun moyen d'y remédier; que ledit Pape força ledit Duc i faire arec lui un contrat plein de tant de nullités et d'ailleun si onéreux audit Duc qu'en mAine temps qu'il le ^ignoit il n'y eut personne qui no vit que l'exécution lui en seroil impossible et qu'il avoit seulement espéré quelque soulagement du bénéfice du temps et de la grùce qu'un nouveau Pape lui fouvoil faire d'accorder un terme plus long que celui de huit ans qui lu avoil été prescrit pour fournir seize cent mille écas que la Cour de Rome vouloit toucher en un seul {laiement. Mais il est arrivé que lo Pape d'aujourd'hui '. instruit de toutes les maximes de son prédécesseur (comme ayant été les deux dernières ant^ de sa vie son secrétaire d'Etat) non seulement n'a pas accordé cette faciUté d'un plus long terme pour payer la somme, mais que par une violence, une injustice qui se prab'qucroit h peine parmi des barbares, il a empêché sous main et par diverses bulles que ledit Duc ne pût emprunter les seize cent mille écus à Gènes où on les lui auroit prêtés avec joie du jour au leodemain sur l'hypothèque de Castro et de Ronciglione si te Pspe l'avoit voulu permettre, parce qu'on cflet ledit Etat vaut plas de six millions, lequel, par de certaines formalités ima^naircs de justice^ se trouve aujourd'hui confisqué pour un peu plus de la quatrième partie de sa véritable valeur; que ledit sieur Duc se peut souvenir que Sa Majesté» pour la garantie d'ua si grand préjudice, n'a oublié aucun des moyens qui ont été «o son pouvoir, à la réserve seulement de celui de la guerre ouverte que l'état de ses affaires alors ne lui penneltoit pas d'employer; que tous ses ministres qui ont été à Rome en divers temps ont eu des ordres très-pressants de représenter convenablement aux deux Papes le bou droit et toutes les raisons dudit sieur Duc,

1. 1! s'agit de U guerre contre l'Espigna Urmintie par 1& paix des Pyriaécs*

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