LE SIECR DU PRÉ
Les négociation entre Louis XIV et le Pape réglèrent inuLilcs ; le Sainl-Siège ne devait céder qu'à la force. Louis XIV s'empara du Comtat VenaissÏQ el se préparai euvaliir les Etats ecclésiastiques. La cour de Rome effrayée demanda alors la poix, et le traité fut signé ft Pisele lïfévrier 1664, entre M. de Bourleinont pour la France et Monseigneur Ho^poui pour te Saint-Siège. L'affaire de Castro y était réglée par l'article 1", dana lequel le Saiut-Père promettait au Roi la d^fiincamt'ration du duché, un nouveau délai de paiement pour le duc, et la faculté de faire le rachat en deux fois.
Malgré ces engagements et ces promesses, le pape ne se h&la paa de donner sutiafaction au duc de Pariuc. Quand le duc Riuiuce oOrit de payer à la Chambre Apustulique les huit cent mille écus coustituant le rachat de la première moitié de l'Etal de Castro, la Cour pontificale refusa de recevoir ce paiement, et engagea une longue chicane sur lu manière dont il dcrait efTectué. Le duc de Chaulnes* envoyé h Home en 1G66, avait pour instruction de presser le règlement de cette difCcultc et de recevoir l'argent du duc de Parme pour le transmettre au Sainl-Sit:ge. 11 devait »e conduire à cet égard eotièremeul d'après les désirs du Rauuce 11 et les conseils de l'abbé de Bourlemont, négociateur du traité de Pise.
L'afTaire de Castro demeurait donc un des principaux obstacles au rétablissement de l'entente entre le Saint-Siège et la Cour de France. Le Qonce, d'après le Mémoire secret au duc de Cbaulnes', avait déclaré, daus des conversations privées, (|ue le pape voyait là un préjudice irréparable, qu'il fallait que le Roi choisit entre le Soinl-