‹ Naples et ParmeChapitre 180 sur 235 · X. — II · texte numérisé non relu

X. — II

LBSKBDR DU PRÉ. 1087.

Siëgo et le duc de Parme ; il ajoutait môme qu'en cas de conclm le Sacré Collèf^o dUrail de préférence le candidat qu'il croirait le pie btiglile au duc et le plus contraire k la déstncam^nLlion de Caslro.

La Cour de France ne se laissa pas intimider par cette menace; elle estimait qu'assurément les cardinaux en conclave ne pouTsienl avoir d'autre but que le plus grand bien dcl'Kgltse, maiaque lespapei avaient trop grand besoin du roi de France pour chercher à se l'ilièner. Bref, \c duc de Ghaulncs devait se refuser h parler de cetk alTuire et dire qu'un s'adressât directement au duc do Parme. Tuit que le duc voudrait user de sa faculté do rachat, le Roi se considérait comme obligé d'honneur k l'appuyer et à le soutenir dans ce droit Enfin, dans les dernières pages de ce remarquable m Mémoire secret > auquel nous renvoyons le lecteur, de Lionne envisageait la possibilllc d'une intervention favorable d'Alexandre VII dans la grande affuTB de la succession d'Espagne. En ce cas, mais en ce cas sculemeal. le Roi négocierait dircclcmcul avec le duc de Parme pour l'ameoer \ laisser de nouveau incamcrcr le duché de Castro. D'aîlleors, il D*abandonnerail pas pour cela son alHé, auquel une cnmpcnsalios serait fournie aux dépens de quelque autre partie de l'Etal poatiOcal : par exempte le duché de Camerino.

En 1667, Clément L\ remplaça Alexandre Vil ; aussitôt après son avènement, il chargea l'abbé Rospîgliosi, son neveu, qui était inl<^ nonce à Bruxelles el devait passer par la France, de demuDderi Hugues de Lionne de ne pas exiger l'exécution rigoureuse du \nàU de Fisc.

Le « mémoire sur l'article du traité de Pise qui concerne la reelitution de Castro* > expose les raisons invoquées par la Chambre Apostolique pour retarder l'exécution du traité. Elles étaient de diverses sortes. Le Saiul-Siëgc prétendait d'abord quo lu traité arait été signé i par crainte des armes du Roi > ; la Cour de France répondait qu'il n'y avait pas de traité auquel on ne pAt porter alleinle sous un semblable prétexte. L'abbé Ilospigliosi alléguait ensuite que le traité, lors de la ratification par le consistoire, avait soulevé àa proLe^tations, et que la bulle de Pie V de non aîienandis fendu s'opposait h la désincaméralion. Mais les proleâtations des canlîtuui étaient nulles puisque aucune délibération authentique ne les cocsl*' tait, et quant h l'argument tiré de la bulle de Pie V et si souvent mis en avant, le secrétaire d'Ëlat des affaires étrangèrea répoodaîl que la bulle n'avait eu pour htil que d'empêcher les papes de démembrer lo domaine ponliâcal eu l'inféodant à leurs neveux: or, il s'agissait ici, non de l'aliénation d'un fief, mais de la cassalfoo d'un jugement.

i.Aixh. tita Aff. Êlf. Parme, ÏV, S6.

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