‹ Naples et ParmeChapitre 195 sur 235 · DISPOSITIONS DE L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DE L'ESPAGNE

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raction.saDscepenilant le flatter Bur ses goûta et ses prétentions qui Dc soient pas conformes aux vuc& de l'Espagne, et en éri- Unt aussi de heurter do front et trop ouvertement les sentiments de ce jeune Prince ; en un mot, en donnant à tous ses discours la mesure convenable pour se rendre agréable sans complaisance outrée, et eans exciter la jalousie et la défiance des Espagnols, qui ne sont que trop susceptibles de prendre légèrement des ombrages peu fondées.

11 eût été fort à désirer que le ministre plénipotentiaire, qui résidera à Parme do la part de la cour do Madrid, fût un homme usez supérieur par sa naissance, par ses talents cl par la fermeté pour se concilier à de si justes titres la considération et le crédit nécessaires ufiu du diriger les délibérations et les démarches dc l'Infant ; mais en mémo temps qu'on accorde au marquis de Boudad Real te mérite de la sagesse et de la probité, on lui refuse les autres qualités qui conviendroient à ta place qu'il va occuper. On prétend que sa femme le gouverno absolument.

Elle a été autrefois camériste dc feue madame la Daupliine * à qui elle étoit fort attachée. On dit d'ailleurs beaucoup de bien du caractère et des intentions de la marquise de Boudad Real, et le comte de Vaulgrenant est persuadé que le comte de Maulevrier peut prendre toute confiance en elle et l'employer utilement dans les occasions où il s'agiroit d'engager son mari & des choses justes et raisonnables.

Le sieur Carpentero qui, après avoir été ministre d'Espagne ttu Suisse, avoit été placé à la tête des bureaux des aiïaires étrangères & Uadrid, est actuellement secrétaire d'État à Panne. Il est vraisemblable que don Joseph Ca^^'ajal, son bienfaiteur, l'aura choisi de préférence pour cet emploi, comme un homme sur raltacheracnt et la fidélité duquel il croyoil pouvoir compter. Ainsi le sieur Carpentero, ajoutant à l'autorité du devoir tes motifs de la reconnaissance et de l'intértH, ne manquera pas de rendre compte exact à don Joseph Carvajal do tout ce qui se

1. UArift-TbArise-AntoiasUe-IUphaMIe, Dé« en 17S0, Bile à» Philippe Vetd'EliiaImUi Pamtse, pr«mi4ro f«mme du DAupliin, fr^re da LouIn XVI, niortfi rn \li6 iprH un ftQ d« nurUgQ. Qoelques difllcult^ «'élcrârenL rati-e U Prmnca ei l'EspBfiu pour la raUiuùun do u doi.

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