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rdeTar, lai donner U force fÉseur des tyrannies loeeks et indépendance an dehors. SenfenenC ce bras, 3 s'agissait Aê le choisir et, Ta^rant choiai, de le garder jvs^*à ce ^«e FaoTre fut accomplie. Or, prCeisémcftl. ■*€■ fat nm. SileaealiBwat popolaire fat prcaqae constamment farorable i U France ({dî arait pam la première sur iaa Alpes, la plupart des ^uaïuBCmentset5urtoat1e pape se bisainit on jev de changer d'aOiaaoe i chaque printemps. Le peaple tenait f ordinaire po«r h France, parce qu'elle avait été saluée au déhnt de ses entreprises comme derant restaurer la justice et qu'elle se soo- Tenait de cette prédiction plus sourent qu'elle ne la mécoonaiasail; dans les régions où le rai avait commis la inla d'établir sa domination directe^ son poannr arait été, saaf d« rares ezœptions, aimaltle et l^er, sans rancunes tenaces centre les ennemis de U veille, protedenr des saTants et des artistes, bienfaisant aux paorres dont Charles YIIl dégrera les impAti en Lombanlie et à Naples, parfois même assez hardiment réfonnaleor des abos, comme lejonr où Louis Xll établit le parlement de Milan sur le modèle des cours sooreraines de France. Pour ces mêmes causes, les gourememeots princiers et même lesrépn- Miqoes étaient trop souvent hostiles et, après avoir appelé on rappelé la France. înToquaienl contre elle, an moindre froissement d'intérêt on d'ambition, l'Empire. l'Espace et les Suisses. L'Italie devint ainsi le champ de bataille du monde. Le jour où le pape Al ex andre Vl bénit la ligue de Venise qu'il avait fomentée contre lea Français, ses pan^vrîsles allemands proclament qu'il fonda l'équilibre européen ou, tout au moins, qu'il posa les premiers principes de la politique internationale des tempe modernes. Je veux le croire. Mais le certain, c'est que l'indépendance de l'Italie devint, dés ce Jour, l'enjeu de U parti*? : quel qu'il fût, l'Italie serait la proie 4tt vainqueur, la récompense de la victoire.
Si l'on cherche maintenant i déterminer, dans cette lutte, les Innies prineipalas de la politique française, la première, U plnpart des contemporains ont déjà signalée, consista
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INTRODUCTION
ft ménager sans cesse le Saint-Siëgo qui ne nous en sut aucun gré, h respecter en lui le pouvoir alors le moins respectable de la péninsule el du monde entier. S'il fut jamais uu pape contre lequel, avec l'assentiment de toute la chrétienté, il était loisible au Hls aîné de l'Église d'avoir recours aux plus extrêmes rigueurs, — sa déposition eût peut-être empêché le schisme de Luther, — c'était Alexandre VI, athée, assassin et incestueux, que ritalic tout entière proclamait « vil et infâme* >. Or, Charles Vm fut & genoux devant lui, et de son fîis César, — • qui s'appelait César de France, — Louis XII fera plus que le représentant, le directeur môme de ses affaires en Italie; il regarde « toute brouillerie avec le Pape comme un grand malheur'». Après Fornoue, comme après Rapallo, la politique était de maintenir avec une éneipe inébranlable les franchises de Piso contre Florence, — ce qui nous donnait le cœur de toutes les petites cités opprimées, — mais d'indemniser hardiment la république de Savonarole sur les États du Pape, — ce qui nous donnait au centre de l'Italie une base nationale d'opérations, — Charles, dès qu'il fut en présence du Borgia, trembla de tous ses membres et ne sut que lui baiser les pieds. Le cardinal de la Rovère avait réussi à fournir au Roi les preuves certaines des intelligences du Saint-Père avec le sultan, d'une négociation entamée et déjà fort avancée pour combattre la croisade française : peines perdues! Ce monstre est pape, il donne le chapeau rouge & Oriçonnet : qu'il continue à régner I II continua à trahir, devint Tàme de la ligue de Venise qui surprît le Roi & Naples et le força à plier bagage.
La diplomatie de Louis XII fut, sî possible, plus sotte encore et plus misérable : il ne lui suffit pas de laisser en repos le vieux traître du Vatican, il travaille encore à l'agrandir en lui livrant les Romagnes, » ajoutant ainsi au pouvoir spirituel, i( qui lui donne déjà tant d'autorité, un pouvoir temporel plus « considérable' »; el, sur son conseil, — faute plus lourde
1. Ann. tccL, 1460, t. XXIX. p. 230; loUrc du pape Pie II. — Ct Burchard, Uiarittm, \. I, p. d07.