‹ Naples et ParmeChapitre 25 sur 235 · X. Uiatoirt et Fraiiei, L IX, dup. n · texte numérisé non relu

X. Uiatoirt et Fraiiei, L IX, dup. n

1 Ulrkb dt lluUen. cii6 pu- Zftllftr, VJtali*. êl /tMOUM/icf, p. 435.

INTRODUCTION

« menace à la bouche, acheter la possession de la terre parla c fraude et vendre le ciel qu'il ne possède pas. » Or Louis XII, tant qu'il c'a point reçu dans le dos le poi^manl de la Sainte- Ligue de 151t, ne sait que se mettre à genoux devant lui. Citons, ici encore, Machiavel, si hostile cependant aux entreprises françaises : « Pour mettre un pape à la raison, < écrit-SI dans SCS Légations ^ f « i! n'est besoin ni tant d'empereurs, ni » tant de bruit. Si, par le passé, ceux qui ont fait la guerre * au Pape ont pu, comme Philippe le Bel, le faire renfermer « dans le château Saint-Ange par ses propres barons, ceux-ci K ne sont pas si bien éteints qu'on ne puisse trouver le moyen de c les rallumer. » Il faut croire que la race en <^tait morte.

Si jamais, depuis les invasions sauvages du V siècle, l'Italie avait été menacée de mort, c'était par Tavalanche snisso que Jules II y avait fait descendre et qu'un flot d'Uri et d'UnterwaldcD, toujours nouveau, grossissait sans cesse. Dans la journée épique de Marignan, oiH François P' combattit vraiment avec Venise pour la liberté et la vie mfime de l'Italie, tous les vœux du nouveau Pape, toutes ses ardentes prières, sont cependant pour les bandes helvétiques qui portaient sur l'épaule et sur la poitrine la croix de Saint-Pierre. Le premier jour, à la fausse nouvelle de la victoire des Suisses, des feux de joie avaient été allumés dans Rome et Léon X, souriant, avait annoncé luimême à l'ambassadeur de Venise la déroute du roi de France. Le lendemain, Marïno Giorgi apprend la vérité do la Seigneurie; il s'empresse de venir porter la nouvelle au Pape qui était encore au Ht et sortit de sa chambre à moitié h&bîllé. «Saint -Père, dit Tambassadcur , hier Votre Sainteté mo « donna une nouvelle mauvaise et fausse; aujourd'hui, je vous « en apporte une bonne et vraie. > Léon X parcourt les lettres do la Seigneurie et pâlit affreusement. • Qu'advicndra-t-il « lie nous et de. vous aussi? — Nous sommes avec le Roi Très- M Chrétien, répond Giorgi, et votre Sainteté n'a rien A craindre « de lui, non plus que le Saint-Siège; n'esl-il pas le fils aîné do < l'Église? — Nous verrons, répliqua le Pape, ce que fera le Roi; c nous nous mettrons entre ses mains en demandant miséri-

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