‹ Naples et ParmeChapitre 28 sur 235 · LE LENDEMAIN DE MARIGNAN · texte numérisé non relu

LE LENDEMAIN DE MARIGNAN

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ftîenne propre et sa cause, pendanl toutcelng^hrecinquièmeactc qoi va de Pavic & Saint-Quentin, clic ridcnlifîa avec la notre. Non point sans doute que l'Italie eût compri»dèâ le début de cette nouvelle lutte ou était son int4r6l: François 1*% après Marignan, avait porté trop de défis à la fortune; ivre de sa première TÎcloire, il en avait Tait trop de sottises. Cette Lonihardie qui s'était donnée h lui, débordant d'eiilhousiasmc ot de gratitude pour le vainqueur do ses tyrans suisses, il Tavait Uvrce k Lautrec qni« grossièrement, pendant cinq années de suite, « bon à com- « battre en guerre et frapper comme un sourd, mais non h gou- « vemer un État ». l'avait traitée en pays conquis <. Cette puis* sance morale qui faisait de lui l'arbitre de la péninsule, il l'avait gaspillée, sans mf me en soupçonner le prix, dans des combinai- ■ons douteuses et sans profit, prêtant main-forte aux Médicis qui lo Irabissaienl déjà sous main, sacrifiant à une cajolerie de Léon X les droiLsdu duc de Ferrarc qui avait été fidèle entre tou» ses alliés, encourageant et découra^eanl, selon le vent dn jour, ses amis dû Naples, violentant tiéuea, brusquant VeuM elle-même. Cette hégémonie de l'Europe, qu'il avait conqniso en deux jours de bataille, à l'bcure même où la terreur des invasions turques faisait de lui le chef acclamé de la chrétienté, il l'avait compromise enfin dans la foire électorale de Francfort où la sagesse la plus élémentaire lui enmmnndait do n'intervenir que pour empêcher, au profit d'un tiers, l'élection du roi d'Espagne. Le miracle eût été qu'avec une pareille politique, il u'eût point ligné contre lui les trois quarts de lEurope, l'ambition du magnifique soldat qu'il était semblant plus redoutable à tous que celle du débile élève que pArtiuail alors l'héritier do Jeanne la Folle; il cAt fallu surtout à ritalie plus de sens qu'elle n'en avait depuis longtemps pour pocol s'abandonner aux rancunes do ses déceptions. Lo tment de la puissance de Charlcmagnc que le Rui clirétiaitTtitrévé, c'était donc lo Roi catholique qui l'avait réalisé, à prix d'or sans doute, mais la couronne impériale valait bien encore trente millions*. ■ Trois ans après l'élection, avait

t, V«nrl, Storia tii UiUno, t. H, P- 170-tTÏ.

t. Lm tl/(>ens«i de CharlAs-Qulnt, presqoe toutes etnplnyéei 1 «cliet«r Im toIz

RtCVKIl OKS IXSTRVCr. P1I-1.UUAT.

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INTRODUCTION

t( dit François I" à l'ambassadeur d'Angleterre *, je jure qne c je serai à Constanlinople ou que je serai mort. ■ Quatre ans après l'élection, c'est Charles-Quint qui parait aux portes de Marseille h la lètc d'une coalition vraiment universelle, puisqu'elle comprend, avec TEmpirc, TElspagno, les Pays-Bas, l'Angleterre, l'arcliiduc d'Autriche, Naples, Milan, les républiques de Florence, do Sienne, de Venise et de ûÊncs. et, naturellement, le Pape.

De ce que la politique française avait fait trop souvent fausse route en Italie, il no suit point — on le sait déjà — que l'Italie n'ait pas commis, de son côté, moins de fautes, l^a plus grave, après sa propre division qui déroutait les meilleures volontés, était la perpétuelle mobilité qui la détachait de ses alliances aussi vile qu'elle l'y ramenait. L'amertume des désillusions qui suivait régulièrement les plus belles espérances explique ces (lucluations : les justino-t-elle toujours 7 Sans insister sur lo souvenir, si vite oublié, de Marignan, il n'en reste pas moins que, seule, la plus étrange aberration pouvait, en 15tî0, pousser l'italio dans la ligue de Cbarles-Quinl, il est permis peul-fitre, en politique, de ne considérer que l'intérêt ; encore faut-il que l'intérêt soit sérieux, solide, incontestable : où était l'intérêt de l'Ilalie? Il était, il pouvait être si peu avec lo colosse qui venait de s'élever que la péninsule tout entière avait] fait des vœux contre l'élection du Roi catholique à l'Empire, et que le Pape avait été le plus ardent ù so jeter dans la mêlée en faveur de François I", distribuaDt à pleines mains les promesses et l'argent. Que Léon X se fut retourné ensuite vers l'Empereur, cette volte-face se comprenait encore : le prix du marché était la condamnation du moine de Wittcmberg qui venait de jeter au feu les bulles de Rome. Mais l'Italie, en suivant le Pape sacrifiait son indépendance et so donnait le plus redoutable des maîtres sans retarder d'une beuro la victoire du schisme luthérien. Au lendemain de Favêncment de Charles-Quint, la France, mal-

des «ileetears, so montèrent ciactement IV M4.075 florins, plus 70,400 Borias da pensioDS Tûigâros, soit un peu plus Oo S9 milliui» et demi da noln* moniuùc. 1. Convenation du !8 rârriar 1519; ddp^he de Tltomu Bolejn.

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