L'INVASION BARBARE
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oïle s'arrête à mi-roule. Qu'oUo ail raison ou tort de s'appliijuer à réunir ce qui était morcelé cl divisé, c'est une question i|ui prfite à controverse ; mais commencer et ne pas achever e«t certainement une faute. Régulièrement, elle éveille au premier acte les plus ardentes espérances ; régulièrement, elle provoque au cinquième les mÔmes déceptions, d'autant plus amères et plus irritées que la confiance a été au début plus enthousiaste. Paraître sur les Alpes avec ce magique programme ; l'Italie Hbre jusqu'à l'Adriatique , remporter deux éclatantes victoires et, au moraonl d'en cueillir le fruit, s'arrêter pour laisser Venise & l'Autriche, Florence et Modt>ne à leurs ducs, Naplcs au iiourbon et Rome au Pape, cette politique de Napoléon 111 en 1859 a été la politique traditionnelle de tous les gouTeriiemonls Français en Italie. La même fatalité a pesé sur toutes leurs entreprises : donner, retenir. Après les explosions do joie et d'amour qui saluent chaque apparition des Français en Italie, on s'étonne des rancunes et des haines qui éclatent au lendemain de chacun de leurs départs : en voilà une première raison qui, cerles, n'excuse pas l'ingratitude, — car le sen-ico incomplet n'en impose pas moins une dette — mais qui l'explique. Nous avons l'habilude de ne rappeler que la face de la médaille ; le misog:aUisme italien De se souvient que du revers : pour être juste, il faut en faire voir les deux ci^tés.
prenve qu'il n'y a point de chaos d'où ne finisse par M dégager un certain ordre, c'est que l'Italie franqnc et impériale est sortie de l'invasion des barbares. L'étiaiçe de l'histoire n'avait peut-être jamais été plus bas qu'à la chute de l'Empire romain; la civilisation ne subit jamais pareil recul. L'Italie, pendant près de cinq siècles, avuil été toute dans Rnroe : Rome tombée, il no resta plus, à la place de la nation
INTRODUCTION
que la ville des Césars avait absorbée, qu'une dispersion de municipes et de cités, égalemeni incapal>les de se réunir et de résister aux avalanches humaines qui descendaient des Alpes, o Ce pays né pour ressusciter les choses mortes », selon la parole de Machiavel, s'est condamné lui-même à la mort : oii retrouve ra-l-il les sources perdues de la vie? Par un phénomène qui n'est pas isolé dans l'histoire, il les retrouva chez ceux-là même qui lui avaient porté le dernier coup, chez les barbares qui l'avaient tué. Comme la Grèce captive avait pris M l'âme de son féroce vainqueur, l'Italie, décimée et dévastée, fera ■ de ses plus farouches envahisseurs des Itaiiens. La péninsule, dès la Sn du iv* siècle, était tombée de dix à huit millions d'habitants. La pelile propriété avait disparu depuis longtemps ; pour cultiver le peu qui restait de terre arable entre les immenses latifundia^ les bras même des esclaves manquaient, parce que les derniers Césars, ayant cessé de vaincre, avaient cessé de faire des prisonniers. Déjà Valentinien et Gratien avaient établi en Toscane et en Lombardie des volontaires barbares, Golhs et Huns; rilalic, mélange de populations abâtardies, n'enfantait plus : la Scandinavie, vagina getUtum, combla les vides. Si elle n'avait point déversé d'elle-même ses flots fécondants sur l'Empire exsangue, peut-être eût-il fallu l'appeler. L'Italie se défendit à peine : qu'avait-elle à défendre? Entre le paganisme expiré et le christiaiiisine encore en enfance, elle n*avait pas encore d'autels ; depuis que Rome s'était fondue dans le cosmopolitisme de la Romanité, elle n'avait plus de patrie. Pour l'honneur des aigles qui avaient tenu le monde dans leurs serres, quelques généraux d'origine barbare, à la tête de troupes mercenaires barbares aux deux tiers, disputèrent bravement le vieux sol, pendant quelques années, à l'invasion. Mais l'Italie elle-même, dans ces drames dont elle était la proie et le prix, fut beaucoup plus spectatrice qu'actrice, résignée et vaincue d'avance. Après les Visigoths, les Hérules et les Huns, quand les Ostrogolhs paraîtront aux Alpes de Pannonie, elle souhaitera leur victoire ; après la destruction de la puissance gothique par l'eunuque Narsès, elle sera sans résistance contre les Lombards. D'horribles massacres périodiques changent te
LE ROYADMB LOMBAttD
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^riG Tibre en Qeuves de sang; l'herbo pousse dans les rues des villes déserles ; mais, une fois saouls do tueries, les massacreurs s'établissent, se marient. Et alors la douce terre, le ciel plus doux encore, auront leur revanche.
A la fin du viii* siècle, deux cents ans après la dernière invasion lombarde, il n'existe pas encore de nation italienne ; mais les éléments essentiels qui la composeront sont dans lalarabic et les alliages postérieurs n'y ajouteront rien d'essentiel. Telle quelle, moitîégréco-roniaineet moitié barbare, l'Italie est encore & la l^te de la civilisation. De tous les peuples que la faim a Fait sortir du bois depuis cinq sii^clcs, pas un qui ne l'ait prise et violée : seule cependant, au milieu de ces anciennes provinces de l'Empire qui ont changé de personnalité comme de nom, elle a gardé son apparence extérieure. Au triple point de vue do la culture intellectuelle, de l'ordre social et des lois, elle reste en avance de toutes les nations de l'Europe, k l'exception des provinces grecques de l'Empire byzantin. Seulement — et ce danger est grave, — te noyau manque autour duquel pourront se faire le ralliement et la cristallisation des races en fusion. Ce centre d'altraction et do rayonnement, chacun a te sentiment qu'il ne peut être qu'à Rome : déchue, ravagée par les fièvres, délnisséo par tout ce qui possède et trafique, abandonnée pour Ravcone par l'exarque comme une souspréfecture malsaine, la Ville qui avait a pris et perdu successivement l'univers • est demeurée encore la capitale morale de la péninsule : mais à qui sora-t-eDo? Et, si e]I<^ ne doit èlre qu'au Pape, il ne manquera qu'une &mo à tous les corps qui naîtront des ruines de l'Empire... Tout le problème de l'indépendance de la nalionalilé italienne est là. Si Grégoire H n'avait point arrêté Agilnlf aux portes de Sainl-Pierre, l'Italie entière appartenait aux Lombards qui, doués de merveilleuses qualités d'assimilation nomme de gouvornemenf,admini!^tratours etmililairetf, paraissaient prédestines entre tous à former '< une nouvelle tète de peuple ». Ce que la Gaule romaine était devenue »0D8 les Francs, la péninsule eilt pu le devenir sous les Lombards.
Grandie de toutes les ruines politiques qui n'avaient cessé
ÎNXnODDCTION
de rehausser le pÎNlestal de sa grandeur spirituelle, assoifT^edéjà do domination, la Papnuté, soutenue parla population indigène, ne ie permit pas. Quand on relit les chroniques du temps à la lamiëro des événements postérieurs, on imagine volontiers l'Italie constituant, dès le viu" siècle, son unité sous les Lombards, au lieu d'attendre onze siècles et 1ns Piémontais. Mais on ne refait pas l'iiistoire. Au lendemain do l'édit iconoclaste de l'empereur Léon, quand Venise, Ravenne et Rome puisent dans leur amour de l'art, dernier vestige du paganisme, une suprême énergie et se soulèvent contre l'exarque plutôt que de sacrifier à l'Isaurien leurs images et . leurs statues, Bologne seul se donne à Luitprand. Rome, au ) contraire, délestant d une m6me haine les Lombards et les Byzantins, se proclame ville libre et déclare le Pape père de la République romaine. Ariens de croyance, les Lombards ont eu beau se convertir à la foi catholique, multiplier les preuves d'orthodoxie : il s'agit maintenant pour les évéqucs de Rome d'un autre royaume que celui du ciel. Et comme ce royaume lerreslre, c'est pour les Italiens du ccntro et du midi, beaucoup plus que le symbole, mais < l'arche même de l'indépendance », les Papes n'hésitentpas à faire appel à TétraQgor, aux rois francs, pour défendre le Saint-Siège contre les Lombards.
Voilà donc pour la première fois ce pays qui n'est plus U Gaule, mais qui n'est pas encoro tout à fait la] France, appelé & iutervcnir en Italie. La famille d'fléristal, qui gouvernait sous les derniers Mérovingiens et qui aspirait à régner h leur place, ne s'engagea d'ailleurs dans cette cntrepriscqu'uprès de longues hésitations. Grégoire II el Grégoire III, qui supplient Charles- Martel de leur prêter aide et secours, ne rencontrent que I d'obstinés refus : le titre de patricien et de consul des Romains ne dit rien au vainqueur de Poitiers, il connaît à peine de nom les pays dont on l'entretient ; les Sarrasins l'inquiôlenl autrement que ces Lombards qui avaient noué avec lui de cordiales relations et dont le roi avait adopte son fils. Pépin lui- 1 môme, quelque violente que soit son ambition, quelque suppliantes et pressantes que soient les demandes des Papes, ne se
DE3TRDCTI0N DES LOUBARDS
MiÊh qu'avec une espace de crainte et exige un marehc on ri^. Le Saint-Père consacrera, bien plus, il « ordonnera » au nom de Dieu môme, l'usurpation carlovingienne; Pépin, en retour, octroie au Pape « en légitime propriété » les provinces dont le Saint-Sitgc a besoin. La double donation, autour de laquelle gravitera tout lo moyen âge, porte ainsi sur des objets qui n'appartiennent à aucun des contractants : Zacbarie donne l'Empire et Pépin le pouvoir temporel. Mais c'est Pépin qui donne le plus. D'abord, sans les Francs, définitivement al>andonné parles Empereurs d'Orient, le Pape ne pouvait résister une heure de plus H la poussée des Lombards : il fallut aux Francs deux campagnes pour arracher au roi Astolphc les provinces romaines et l'obliger, par une formule étrange, mais savamment calculée, aies restituer bî l'évèque de Rome. Ensuite et surtout. Pépin, qui n'avait qu'à se baisser pour prendre la couronne, reconnaît au Pape lo droit de disposer des trônes terrestres.
Lo royaume lombard ne fut détruit que par Chnriemagne, qui se fit payer la confirmation solennelle de la donation paternelle par la couronne d'Empereur d'Occident pour luimAme et par lo titre de roi d'Italie pour son tils. Quand elle pftssa ainsi de la domination lombarde h colle des Francs, peut-on dire cependant de Tllalie qu'elle ne fit que changer de servitude? J'accorde sans peine aux historiens modernes que la souveraineté des Lombards, à défaut de donner plus de liberté aux Italiens, eût favorisé, au lieu do la retarder, l'éclosion de la nationalité italienne. Ce n'est pourtant \h qu'une vérité reconnue après coup. Précisément parce que les Lombards, quand ils furent supprimés, étaient naturalisés plus qu'à moitié et, après un séjour de deux cent trente-deux ans en Italie, « n'avaient conservé d'étranger que lo nom',» la popularité incontestable de leur vainqueurest significativeet éloquente. Sur l'heure, en l'an 77t, quand le roi Didier est précipité du tnlne pour avoir voulu mettre la main sur l'Arche, l'Italie tout entière acclame (>harlemagne qui lui appnrlail,
I. UacJuiiTsl. llUtoirt de Floreiux '.Ed. Pàtic», Paru, IWt), Utn 1", p. 41.
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INTRODUCTION
sinon la liberté dont elle avait pordu l'usage, da moins la délivrance d'un joug qui lui était odieux. De Pavie à Rome, des Alpes au Tibre, toutes les populations do longue latine se précipitent sous les pieds de son cheval ; magistrats, prôtres, écoliers, tous chargés de palmes et de brancht'-s d'olivier, jalonnent la route triomphale et ne font entendre ({u'un long cri de joie. La souveraineté lombarde n'aurait point eu les vices de la souveraineté sacerdotale : aurait-elle eu ses vertus ? Ce qui est certain, c'est que l'Italie du vm" siècle n'hésita pas entre les deux et que les Lombards, n'ayant pas su prendre racine, furent ai-rachés du sol sans qu'aucune voix s'élevdt en leur faveur. Lltalie était trop chrétienne pour n'être point papale, trop romaine encore pour n'être pas impériale. La faute fut donc, non point d'avoir appelé Charicmagne, mais de n'avoir point su le garder; non de l'avoir proclamé roi d'Italie, mais de l'avoir couronné Empereur d'Occident. Faut-il aller jusqu'à croire, sur la foi d'Eginhard, qu'aux fameuses fêtes de iNol^l do l'an 800, le vainqueur de Witikiod et de Didier uc ffit pas entré dans l'église s'il eût connu le dessein du pape Léon de lui mettre sur la tète, pendant qu'il était absorbé dans la prière, la couronne de Théodoric et des Césars ? Charles montra trop d cm p ressème ni à se parer de la défroque de Byzance pour qu'il soit permis de prendre au sérieux l'humilité de son secrétaire. L'arrièrc-pcoaée du Pape, quoi qu'il en soîl, n'eu reste pas moins évidente : en élevant l'Empereur, il l'Cloignoit ; en subsliluaut à la possession que Charleti tenait do sa seule épéc la légalité nouvelle du sacre, il subordonnait l'Empire à l'Église. Charlemagne, sur la ruine des Luniburds, avait fait de la Papauté la première puissance politique de riUlie.
Besogne utile ou néfaste ? L'atroce et fratricide querelle des Guelfes et des Gibelins agitera pendant trois siècles ce problème sans le résoudre; aujourd'hui encore, l'histoire ellemême, comme Dante, est tour à tour gibeline et guelfe. Pendant la plus grande partie du moyen âge, le pouvoir temporel des Papes, œuvre du génie chrétien dos Francs, sera ainsi, pour les uns, l'ancro de salut, pour Jos autres, locueïl do la
CUARLEMAGNE EN ITALIE
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Dâlionalité italienne. Dans quetleft balances peser aujourd'hui Je bien et le mal que la Papauté a faits à l'Italie, le bien que o'hésitent pas à reconnaître les plus furieux ennemis des Papes, le mal que les plus dévoLs admirateurs du Saint-Siège n'osent .pas contester? Qu'on la glorifie d'ailleurs ou qu'on la déteste ^dans ses développements et dans ses conséquences, le jour où ^harlomagne consacra la souveraineté temporelle des succe»> de saint Pierre, fut un jour d'espérance et d'all^resse pour tout ce qui pensait alors en Italie. Après quatre siècles où rien n'avait compté que la force brutale, employer sa victoire à élever au-dessus de toutes les puissances la seule grandeur morale qui eût surnagé, c'était peulrétre l'œuvre d'un politique courte vue : co n'était point celle d'un esprit fermé à l'idéal. Aussi bien, pour ces Francs qui se regardent comme les tils aînés de TK^Iise, Église et civilisation, c'est tout un; ils travaillent de fait ù une œuvre de progrès. S'ils ne savent pas plus que les Lombards ou lesGoths « s'asseoir » en Italie, ils y ramenèrent, du moinslant que vécurent Pépin et Charlomagne, un ordre et une sécurité qui rappelaient la paix romaine. Pendant des siècles des plus horribles guerres étrangères et civiles qu'aucune partie du monde ail jamais connues, le souvenir en resta à des générations d'Italiens comme celui de l'oasis dans le ^désert. Au sortir des convulsions, des anarchies et des tyranlies barbares, la régutarilc dans t'adminittlralioii, dans la perception des impôts et dans lajuslice, parurent les bienfaits d'un dieu. Bienfaits précaires qui ne survécurent pas au grand Empereur, mais réels autant qu'éphémères. — Voici maintenant ce qui lui survivra : sinon l'État, du moins la conception et le souvenir d'un Étal italien. Cet État n'a fait que passer, mais s'il a pu exister un jour, il peut revenir. A la place de la nalio- Daltlé que les Francs, trop peu nombreux, ne cherchèrent même pa« i créer, ils avaient essayé de fonder, dans toute la force ïlativeque ce mot peut avoir au viii* siècle, un gouvernement ioéral de la péninsule. Comme Charlcmagne a donné l'ordre de rebAtir Florence dont Totila n'avait point laissé, deux cent cinquante ans auparavant, pierre sur pierre, il voudrait nwdi&er, de la >*euslric au Déaévcnt, l'organisation romaine.
INTRODUCTION
Il n'a évidemment qu'une notion vague do ce qu'ont été les rouages de la plus grande machine administrative et gouvernementale qui fiH jamais; il a reconnu d'autre part, avec une intelligence très ouverte, quelle en a été la force iropulsivo : la cenlralité. Le mJimo effort qu'il lente dans les deux pays qui ne seront la France et l'Allemagne qu'un demi-siècle après sa mort, il le tente aussi en Italie. Des deux cAtés des Alpes il réagit avec la même vigueur contre l'isolement des pouvoirs locaux. — dans l'ancien royaume des Francs par la belle création des missi dominici, dans le jeune royaume d'Italie par les règles qu'il impose k l'institution des comtes, centeniers et dizeniers. Ces assises d'un État régulier disparaîtront ou s'aiïaibliront après lui, mais la notion même d'un Ktat centralisé, une fois qu'elle a pénétré dans les cerveaux, est de celles qui n'en sortent plus, quitte à y dormir. Durant la longue et sanglante anarchie où L'Empire carlovingien se dissoudra et tombera en morceaux, à cette époque maudilo où « l'Italie soufTrira ce qu'aucune langue humaine ne saurait dire >, où, r< chacun marchant dans le sentier qui lui platt», la chrétienté so déchirera de ses propres mains, la pensée italienne reviendra sans cesse aux joui*8 heureux du grand Kmpereur '. Elle y reviendra, au surplus, avec d'autant plus de tendresse que Charles ne traita jamais la péninsule en terre conquise. Rien qu'elle se soit donnée h lui sans conditions, il a senti profondément que la nature ne l'a point faite pour étro ime province des Gaules et qu'elle répugne, rien que par des raisons géographiques, à recevoir des ordres d'un gouvernement qui siège aux bords de la Meuse ou du Rhin. II a donc fait de l'Italie un royaume, sinon autonome, du moins indépendant ; elle relèvera de l'Empire, de ce saint Empire romain qui est d'ailleurs une enseigne protectrice beaucoup plus qu'une domination oppressive, mais elle aura un roi (Pépin) qui ne sera qu'à elle.
Ainsi, pour la première fois dans l'histoire, apparaît l'Idée qui sera celle de l'unité do l'Italie, maîtresse d'elle-même, et lorsque Dante rêvera de fonder la nation italienne, c'est l'œuvre