‹ Naples et ParmeChapitre 32 sur 235 · iHodNrtt jKWfDKf hit frojiçaxKtt t- XII, p · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION

môme, ne vivaient que de meurtres et de pillages. Sous les menaces et les insull«s d'une boldatesquc débridée, \es villes s'épuisaient eu pei*pétueUcs contributions de guerre. Hilaa, sous los généraux espagnols, ne tarda pas à regretter Laulrec lui-même ; selon expression du connélalde de Rourboa , iis tiraient Jusqu'au san^K Florence, si gaie, si bruyante, ne vit plus que dans la terreur du silence ; c'est l'heure où, désespéré, se croyant à jamais dégoûté de la politique, Machiavel signe ses lettres : « Nicolas, historien , comique et tragique, u A Naplcs, l'exaspération contre les Espagnols sera bientôt telle qu'à défaut des Français le peuple et la noblesse s'adresseront un jour aux Turcs pour chasser leur vice-roi. Mais l'horreur, c'était les campagnes oïi rimpunité était assurée aux crimes les plus affreux, où les bandits à la solde de FEmporeur brûJaienl, torturaient et tuaient pour le plaisir; on compte par centaines les villages que les habitants épouvantés évacuèrent en masse, préférant l'osiie farouche des Apennins; des milliers de paysans meurent de faim et la peste, à l'état chronique sur cette terre de dévastation et de carnage, guette les survivants.

L'excès du mal était tel que l'Italie n'attendit point, comme précédemment, le signal de la France et, véritablemenl, la provoqua, fl 11 n'y a plus un moment à perdre, » écrit Machiavel qui se reprend d'un suprême espoir et croit enfin avoir trouvé dans Jean de Médicis le héros rôvé de l'émancipation. Si François 1" avait pensé, h aucun moment, à tenir le double serment qu'il avait prêté pour sortir des prisons do Madrid, le premier qui l'eût détourné de cette naïveté et provoqué au parjure eût été le Pape lui-même. En même temps que l'annonce solennelle du traité, Clément VU avait reçu de son ambassadeur auprès de ChaHes-Ouint le fameux billet: Non stant fœdera facia mc/i/*, et, tout do suite, sans perdre une heure, il avait entamé à Cognac les négociations qui devaient aboutir à la Sainte-Ligue. Quand les ambassadeurs du roi d'Angleterre, enUn dégrisé de l'alliance espagnole, viendront afflrmcr à François I" que

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