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CÊRISOLLES ET SAINT-QUENTIN

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« «rriYer à la plus grande félicité '. » M^me confiance quand François i" public ta Sainte-Ligue (R juillet 1526) el, reuongaut à loate ambition de conquête, ne voulant plus être que le protecleur de la liberté italienne, lance Lautrec qui, d'un bond, va de Lyon aux portes do Naplos. Mômes espérances plus vives encore et plus ardentes , le soir de Cérisolles (I5i4), quand la victoire du Jeune d'Enghien, entrant d'as»aul dans la gloire, fait prendre aux deux tiers des Milanais la croix blanche de France et fermer devant (iuasto furieux les portes d'Asti. Dernier tressaillement enfin do ce qui reste du vieux parti ^elfe quand la flotte franco-turque paraît (juin 1533) sur les côtes de Calabro et d« Sardaigne, quand Fiesque sonlèvo Génos au cri de : a Vive la liberté I » quand François do Guise, à la Noël de 4556, parait sur le Pô suivi d'une foule de jeunes nobles accourus c pour voir clioses nouvelles * et, bousculant devant lui toutes les résistances, repousse les Espagnols jusqu'aux confins des Abmzzcs. Hais le mari de Vittoria Colonna trahit lui-même le complot qui l'eût fait roi. Gomment poursuivre les victoires de Lautrec ou de d'Enghien quand Charles-Quint, qui savait le mot do Louis XI « qu'on prend la Franco dans Paris' », menace l'Artois ou envahit la Champagne ? Le jour même où Sienne relève pour la dernière fois le drapeau républicain en Italie, où Paul VI offre au duc de Guise la couronne deNaples s'il jette à la mer n ces schismatiqucs d'Espagnols, damnés do M Dieu et véritable lie du monde > , arrive la nouvelle que la bataille de Saint-Quentin est perdue et que Philippe II [marche sur Paris. Dirai-jo que tant do troupes, parfois tes meilleures, engagées en Lombardie ou à Naples, eussent été plus utiles en Champagne ou en Picardie, qu'elles y auraient évité à la fois des désastres à la France et d'horribles cEfondrcmcnts à lltalio? Alors même que le>oi de [France, François P' ou tlenri II, ^rail renoncé à ses droits sur Naples et sur Milan, ta France 4»pendaut ne pouvait se résigner à abandonner l'Italie; à la moindre éclaircic, elle en reprenait comme d'cUcmÔmc le chemin, marqué do ses tombeaux ; laisser à ses bourreaux ce

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