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INTRODUCTION
peuple qui mourait avec son nom sur les lèvres, sembtail la part la plus humiliante de la défaite. Et ce fut la grande douleur de la paix de Calcau-C&mbrésis, le crirao contre son génie que la France no devait point pardonner aux Valois. C'est quand Henri II cède à l'Espagne et à ses alliés co qui nous reste d'Italie, le Montferrat avec Casai, celte héroïque république de Sienne, la Corse avec Bonifacio, Valenza et les deux tiers du Piémont, la porte même des Alpes, que les protestations éclatent avec le plus decolftro. Montluc, Tavannos, le duc do Guise, Itrissac, de Villars, n'ont point alors assez de paroles amëres contre cette paix misérable, cette paix infâme • qui « donuo en uu jour ce que n'auraient point ûlo trente années de u revers ' ». Pendant que les vieux soldats ne pouvaient bannir de leur mémoire Cérisolles et Mari{^an, les princes no pensaient plus qu'à exterminer rhércsic.
L'Italie, renaissante sous nos entreprises du xv" siècle, nous avait voulu mol dcmortdc n'avoir point poursuivi nos premières victoires; notre abandon Ënal la trouva sans colère, tant un siècle de guerre l'avait épuisée et avait fini par tuer en elle, à coups de déceptions, jusqu'à la révolte morale contrôle destin. Puisque décidément la liberté, sans cesse entrevue, toujours repoussée, ne voulait point d'elle, à quoi bon lutter davantage! Haletante, exsangue, ayant perdu plus du quart de sa population rurale, trahie par tous ses chefs, elle retombe lourdement dans la servitude el, chose plus triste encore, s'en accommode'. A l'heure même où éclate la touchante protestation des soi- ■ dats fronçais contre le triomphe de la Maison d'Autriche, l'immense majorité des Italiens ne songe plus qu'à se con-