‹ Naples et ParmeChapitre 37 sur 235 · L'ITALIE ESPAGNOLE · texte numérisé non relu

L'ITALIE ESPAGNOLE

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bonne Tolonté do Roi catboliquo»; il laissera Philippe II opposer la formule de Vexegttaturk ses propres décretsMI ouvre la série des papes iafaillibles, maïs, sous son règne, qnand Madrid a parlé, Rome s'incline et se tait.

Soumission en haut, soumisnion en bas : les princes ont perdu toute indépendance, les peuples toute liberté ; après avoir donné un inonde nouveau à l'ancien monde, il ne reste plus à la terre natale de Colomb quoi que ce soit qui ressemble à une patrie, et le mot mÔme en est devenu suspect : voilà, après le victoire déGnitive de l'Espagne sur la France. l'Italie du XYi" siècle. Moralement, elle n'a jamais éïé plus misérable. Au lenipB passé, aux époques les plus lamentables de ses divisions, la grande masse du peuple avait conservé la foi, tout au moins dans ta main forte, tant annoncée par Machiavel, qui guérirait lûêplairs gangrenées. La main forte est venue et le mal n'a fait qu'empirer; le corps tout entier n'est plus qu'une plaie. Les patriotes, dès lors, ne sont plus que des gêneurs, la setta de'Ostinati'; les plus robustes avouent qu'ils n'ont plus aucune e^érancc « que les affaires humaines s'améliorent »; les plus ftert conviennent que l'Italie, dans la bataille des peuples, « n'est plus qu'une récompense ou qu'un jouet' ». Faut-il redire le mot de Stendhal : « Les Espagnols ont perdu l'Italie en l'avilissant* I » « Son histoire idéale, écrit Cantu, fut interrompue par l'interposition étrangère '. » La poésie et l'art vont fuir ce peuple qu'elles avaient tant aimé malheureux, mais qu'elles ne pourront supporter rampant et vit. Les Carnches eouvronl des aqienls de toile d'une peinture sans àmc. Qmnd Bellarmin triomphe avec Baronius, le miracle serait que le] Tasse ne fût point au cachot, que Bruno uo montât pas au bbchcr. Le paganisme romain, corrompu, mais tolérant, vicieux, mai» libéral et aimable, contre lequel la pieuse Âlle-

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