Lvtire à Mah« de Hidicù, 23 déc«iQbr
3. Tr»ilé d<t BniBol, du ÎJ an-il 161(1. cUtt Dumont, Corpt diitiomatique. L V. p. IftS..
i. ilémoirei, l. I, p. 10.
CONVENTION DE BRUSOL
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eonfirtneni en termes formels*; mais la pensée de la confédération italienne domine encore, éclatant à chaque ligne de cinq cents lettres et dépêches, toute la diplomatie de Henri IV depuis la signature du traité de Vervins jusqu'à cette affaire de Clèves qui devait mettre enfln « le feu aux étoupes » et jusqu'à la convention de Bnisol, qui est comme le préambule de la déclaration générale de guerre.
Le grand-dnc de Toscane, dès le premier jour, a adhéré au projet de son gendre avec toute Tardour d'un banquier pour une spéculation qui lui parait infaillible; il s'est offert comme courtier auprèsde Venise, proposant à Henri IVdes'emparcr tonlde suite du port, alors important, de Monaco, insistant pour que la ligue, qui doit lui donner les présides, soit proclamée au plus tAt'. Sans doute, le duc de Savoie, toujours < plein de précipices », a hésité plus longtemps avant de se déclarer; avec cette manie de trahir qui paraît innée à sa maison, il négocie à la fois avec TEscurial el avec le I^ouvre; quand il s'est décidé pour de bon, ptr cette considération qu'il tiendra beaucoup plus sûrement de la France, qui a renoncé à toute conquête d'outre monts, que de l'Espagne, qui fait du quadrilatère la forteresse vivante de la péninsule, cette » terre promise » du Milanais qui lui assurera l'hégémonie politique de l'Italie, lui aussi, comme Ferdinand de Médicis, ne comprend rien aux prudentes temporisations de Henri IV; désigné « comme général du roi en •• Italie *. il voudrait partir aussitôt en guerre*. Pour Venise enfin et le Saint-Siège, l'affaire, engagée avec d'infînies et vraiment admirables précautions, n'a pas été moins sûre* ment menée. Henri IV ne tes informe de son dessein qu'après avoir apaisé le différend qui a éclaté entre eux pour une