‹ Naples et ParmeChapitre 60 sur 235 · I. 7 jnillst 1M7 - A irril IftW · texte numérisé non relu

I. 7 jnillst 1M7 - A irril IftW

1. Voir Ut cMMXoigùA raisonné de c«s ouvngvt. par lo iiwn)uit d« PorUn, i. La

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noblesse Télcction des Sédiles ou municipalités de district ; mafs il insiste bien sur ce qu'il ne s'agit point d d'enlever au Roi sa « couronne et souveraineté de Naples n et que « la révolte de la « très ndôlo ville » n'a d'autre objet que » de réformer Tadmi* « nistration du Vice-Roi, do rentrer dans les droits et privilèges « octroyés par l'empereur ChaHes-Quint de bienheureuse mé- « moire ». Quoi est au juste ce privilège de Chaiics-Quint? Nul ne le sait, mais tout le monde le réclame et la formule implique en tout cas, avec lo rêve d'un paradis où figues, oranges et raisins ne paieront point d'octroi, la très ferme volonté qu'a le peuple de demeurer espagnol. Pour Masanictlo, jusqu'à la (in, Philippe IV reste « son Roi *, le sauveur, le justicier souverain sans lequel seront vains tous les efforts du pauvre peuple; dans son langage mystique où passe parfois comme un souffle de Canipanella, il répète sans se lasser que de l'Escurial seulement peut venir le salut : > Écoutez., vous K ne serez pas en sûreté que vous n'ayez de ce rivage aux (t cdtcs d'Espagne construit un pont pour tous entendre dirvc- * temenl avec Sa Majesté; c'est mon dernier avis, c'est celui M d'un mourant. »

Le poissonnier, assassiné sans qu'on bras se fût levé pour sa défense, puis béatifié par la m^me canaille qui, la veille au soir, jetait sa tète au fossé des immondices, il est certain, de l'aveu môme des historiens espagnols, que la révolte eût été finie si le Vice-Rot n'eût pris h tâche de la réveiller brutalement. Le duc d'Arcos, qui avait été très humble devant l'émeute triomphante, ne fut pas en effel pluliU délivré de Masanicllo qu'il viola la capitulation jurée solennellement dans la cathédrale, sur les reliques de saint Janvier et la fiole miraculeuse ; cinq jours après le nerment public du Vice-Roi et le surlendemain de U mort du pécheur, les gabetlieri reçurent l'ordre de percevoir les droits, comme par le passé'. Le parjure était vraiment prématuré; l'incendie se ralluma aussitôt et. cette fois, exaspérée par tant de déloyauté, s'exa.spérant de jour en jour par de nouveaux massacres, la révolte ne s'arrêtera plus au Vicc-

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