I. Rivw. lùc. cit., I. I", liv. H, ch. Il, p
I, elle s 00 prendra au Roi lui-même : c'est I» donÙDalion eafkigoole qui est en cause.
« Le désir de nationalité, écrit le doc de Hîv&s, jaillit du choc m dea évéoemenls. ' > Est-ce bico « le désir de Dationalilé • 7 Assarémeot, à ne r^rarder qu'à l'apparence, au brillaal et wj^flanl décor, on peut le croire. Os faubourgs soulevés qui se ruent, comme un troupeau de taureaux furieux, sur rinfmnterio d'Es|>agDe et la rejettent daus sa citadelle, celle jacquerie des campagnes qui ioceodie les chileaux et les couToata, ces cbefs împroTisés et [Hvsque anonysacs du peuple qui arrachent les emblèmes royaux et procUineat la République, cet appel des principaux lazares à la France, ennemie «éculatrc de la maison d'Autriche, la réTolatioo des Pars- Bas n'a point commencé ni procédé anlremeai. La répétition , toutefois, ne serait-elle qo'uoe parodie? Les gestes, les serments sont les mêmes : ne sont-ils pas trop bruyants ? Le vacarme est énorme et remplit l'Europe émerveillée; une oreille exercée trouvera poortaDl que cela sonne faux. Celte insurrection est machinée comme une piâce de théâtre; ce je ne sais quoi de grave et de sérieux, sans lequel <m n'a jamais fait rien de grand ni de dortldc, ne manquc-tU pas? Ces deux |>euple8, Naples, les Pays-Bas, parlent également de Ul»«rté ; mais la liberté, fn^ur les Pays-Bas, c'est celle de la pCBiée et, pour Naples, cVsl celle do manger des fruits sans payer d'impdts.
Quelque médiocre que soit au fond l'ambition du peuple révolté de Naples, pour frivole et léger que soit son caractère, rérénement n'en était pas moins considérable. Alors que. d^uis tant d'années, le comble de la hardiesse pour les gouvernements italiens consistait à aviser secrètement les ambassadeurs du Roi très clirétien que, « toutes les fois qu'ils verraient * ses forces dans la pt^oinsule en état de foire un coup vigou- « reux, ils y joindraient volontiers les leurs' », ce n'était point chose vulgaire que cette grande ville qui se soulevait d'elle-
3. fSwrlM uuii*i> qui (irteMcnl 1m «ffûr» ds N^plfifl, voir Ira Ultm de llasariH^
t- r*.|i. lia. tIS, (Hc., le*d^iAc]lM d« Uonnc <!□ moi* de min Hi\l. K lo (imt 1*'
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INTRODDCTION
môme, se déclarait en République et appeloît bruyammem la France au secours. L'iodice était grave : TEspagne, recoDnaissant ses torts, ne tarda point à envoyer à Naples le meilleur de ses généraux et le plus habile de ses diplomates, don Juan et le comte d'Onale. L'exemple, entre tous, devail être encouragé : Mazarin le comprit-il et, s'il le comprit, sul-ît faire le nécessaire?
Tous les historiens de l'insurrection ont redit à satiété U phrase sévère où Monglal résume, dans ses Mémoira, le sentiment des contemporains sur la politique de Mazarin dans l'affaire de Naples : « Si cette révolte fut arrivée du « temps du cardinal de Richelieu, elle eût eu une bien plus « grande suite*. » Cette plus grande suite eûl-elle été le succès? Assurément, de ijuelque profil qu'ait été pour Mazarin la publication des documents originaux de son ministère, le comparer à Richelieu, c'est l'accabler; dans l'espèce, pourtant, il n'eAl pas été plus facile au grand cardinal qu'à son successeur de renouveler le caractère des Napolitains et d'en faire des Hollandais.
\ussi bien l'erreur de Mazarin n'est-elle point où on la place d'ordinaire, dans la surprise que les événements de N&plos lui auraient causée, • alors qu'il eût fallu les prévoir», ou dans le dessein qu'il aurait eu de faire « de ce beau royaume un partage à quelqu'un des siens' ». Ni l'un ni lautre de ces considérants de Monigtal ne résiste, en effet, h l'examen, depuis que la diplomatie même du cardinal nous est connue par sa correspondance*, par celle de son ambassadeur à Rome * et surtout par les lettres des ambassadeurs vénitiens ^. Bien loin, d'abord^ d'avoir éUs pris à l'improvistc par l'insurrection, il n'y avait point au contraire d'incident qu'il eût escompté de plus longue date; avisé
1. Métnnirrv de l^ancois de hautr Ht Ciermont, marqtiin de Mon/gfaMAnwtflrdum. 1728), p. )ÎH'i.
i. Monlftlal, p. 28fl ; dane le nrfoM eens. M" (te Uotti^Tille, Mémoire*, t. Il, p. làt). \^iX. Cbaiii^ion, Amslcrdun. 1339), Im MémoirtM du duc de tiuiae et Yttutoire io riliKttutioti» de Saplet par le comte de Modènê.
i. Uttrtt de Hiiiarin, t. TI, p. 485. ÎM, Ml. c\c.