‹ Naples et ParmeChapitre 63 sur 235 · CWruei, Min. àe LouU XIV, 1. 1", p · texte numérisé non relu

CWruei, Min. àe LouU XIV, 1. 1", p

i. Lettre ifun Sapolilain fcrite de Rome à un itieti ami habitant Naplti, 33 aoiU |fU7. L'auteur de rf^Un lotirft i^toii un partant dr Maurin et l'un de *.ti* a^rnis Im plus ftClîti flii Italie, Zongo Ondedvi. (Qiéraol, loe. cit., p. 3S4.)

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la belle harmonie do ses projets. Du jour où les chefs populaires lie la révoUo — les mCmcs d'ailleurs qui, peu de semaines aprÙK, devaient ouvrir les portes do la ville à l'Espagne. — offrirent le protectorat de la Rf-publique au duc Henri de Guise, Mn/arin prévit, en cflct. • qu'il faudrait un continuel rairaclo n pour faire subsister les choses dans un pareil étal' ». Or, il ne croyait pas plus aux miracles, tout cardinal qu'il fiit, qu'à la rapacité de ses compatriotes napolitains à vivre en République. Il ne fit point dès lors le ^and efTort qu'il eût fallu risquer tout de suite, quelque dérangement qu'apportât h. la minutieuse Ragesso de ses desseins la fnllc équipée du duc. La sagesse, cependant, est de croire quelquefois à la folie ; mais cette sagesse n'appartient qu'au génie et Mnzarin n'était qu'un diplomate du plus rare talent qui avait le tort, Italien lui-même et de souche napolitaine, de connaître trop bien les Italiens. Le carilinal italien, le plus prudent des hommes, ne vil plus dans la révotto de Naples qu'un feu de paille'; Richelieu, cardinal français, « dme immodérée ». s'obstinant quand même, en aurait fait un incendie ou, du moins, il l'aurait lente.

Forcément, dans une pareille aventure, i'homrao d'État le plus avisé devait être à la merci de l'imprévu ; tout l'art de la polittqae comçislait i en tirer parti. Le duc de Guise était cet imprévu : était-il une solution?

La proclamation de la République napolitaine, pour tardive qu'elle fût (24 octobre 1647), et pour inopportun que fût le mot de République, avait en toutcas cotte vertu qu'elle coupait enfin le câble entre les Napolitains et l'Kspagne. Ne pas intervenir militairement avant cette rupture avait été, depuis trois mois, i'un des principes les plus arrêtés de Ma/arin ; il avait pensé, %r«c grande raison, que la France, menacée sur sa frontière septentrionale, forcée d'entretenir des armées en Allemagne et (n Catalogne, ne devait point, au premier appel qui lui était adressé, risquer sur la carte napolitaine la grande partie qu'elle était à la voillo de gagner sur les Pyrénées et sur le Rhiu ; elle

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