‹ Naples et ParmeChapitre 64 sur 235 · LMtrr <1« Uiitann i Fonu-nir^Marooil, arril 15IH · texte numérisé non relu

LMtrr <1« Uiitann i Fonu-nir^Marooil, arril 15IH

1 l» fiUKv di jMtyl» (Aftbtusittirurs vfHilifitA, l. CVl).

ne devait agir que le jour où les Napolitains auraient doonè des preuves à peu près certaines qu'ils avaient rompu (léfinilivemenl avec l'Espagne. Maintenant, la révolte semblait devenoe tout à fait une révolution et, par conséquent, la flotte françai» pouvait agir et exécuter hardiment son programme, disperser la flotte d'Eâpagne et s'emparer des châteaux de Napl« toujours occupés par le Vice-Hoi. Le cardinal se montrait an surplus d'autant plus confiant que ses propres vues sur U solution à donner à l'affaire avaient fini par prévaloir. K li preniii''re nouvelle, en effet, de la révolte de Naples, la cour et la ville, Paris cl te Louvre, partant d'un bel enthousiasme pour « Partbénope soulevée contre l'Ibère », avaient sommé aussitôt Ma/arin de « rétablir les lys au pied du Vésuve ' » et d'y tth taurcr au plus vite le royaume de Charles d'Anjou et Je Charles Vil. Ma/arin avait résisté alors, avec beaucoup de force, à cette griserie, exposant au conseil et répétant dans vin^ dépèches que le plus sûr moyen de réconcilier le peuple de Naples et les Espagnols serait de vouloir jouer dans ^insur^e^ tion te rôle du troisième larron '. Il avait dû cependant cédei àU pression de la roinc et, sur un ordre formel, fait entreprendre, après le refus de Condé, une active propagande pour la réunioa île Naples à U France. Mais cette conspiration, comme il l'av»! prévu, avait échoué : quand Lui^'i del Ferro, chef du parti français, éleva sur la place du murché un trône avec l'image i^ Louis XIV, ce furent tes bandes populaires elles-mêmes qui lo renversèrent ' et mirent à mort le Lhéatin Paolucci, agent do Fontcnay-Mareuil*. Le cardinal, toujours un peu trop fier d'avoir été prophète, avait réussi dès lors k faire prévaloir, du moin^ momentanément, des vues plus modestes : ■ Disposez seulement «les choses, écrivait-il â son ambassadeur à Rome, de manière? « que le peuple accepte un Roi parce que l'Etat républicain n'es** ■ pas praticable et pourrait occasionner des divisions dont te:

I. Ode de Di*finijir«iiidc SwnUSortin k Uniu-in.d&ns Iv Reenrit da Elostt, j>i1ii»* pu Colbert, Puris, lOtifi.

S. UUres de Masarin. l. II. p. 47i. Amb. oén., t. CVI. f* SS«. 3. Rivu, he. cit.. t. II. p. &8.

\. Amb. Dtin., i. CVI, lo 'iifti; Chèi-urJ , tot\ ci/.. U 1". p. 3S6.

LE DCC Dl GCISE

[ook proKii I ■Mrt; b

«TéliUv

■oi 4em

• 4*MUiit mieux réaaiir qoe bous ae teMas pas à e» q«*ih

• cfaoisifseat le roi de France '. > D sTvft recornseoeé, en tonif^aiiacft, à cbefchgr poar le Mae 4e KaplM, à 4éfiurt

l^priim ThofBas c|ai racàlgneit, < u pâBee ihKf qui eût < pin opporton fs^ason ««tare ' a et H tmi a o B ^aft à cet effet. \*a entretieitt arae rembMnAenr TénitieQ, le nom da dac iVotee.

FnI cela, comme récririit Xani à U Seigneurie, c'était La SeuleiDent, Uodis qoe le cardinal refusait de rien au hasard, le hasard faisait rcMoatrer les envoyés DE^itotns en qn^le d'an chef immédiol aTee le duc Henri de qui, tombé amoureux d'une fille de la reine, U^ de Pons, il Tenu à Rome poor solliciter du Pape l'annulation de ms premiers mariages avec Anne de Goorague et la comtesse iBotfal.

ilac dont le dernier exploit parisien avait été de porter

il oa jour i son chapeau, en goise de plome. le bas de soie

n maîtresse, trouve plaisante l'idée de déposer une cou-

lue dans la corbeille de sa nouvelle G&ncée. Descendant par

!>■ fenmes des Rois angevins de Naples, il se cootentem d'abord

^ litre de prolectenr de la royale République: dès qu'il aura

M les Espagnols en fuite, il se fera Roi et Suzanne sera Reine.

Unote dans une felouque, échappe la nuit à toute la Ootte

vçigDoIe et débarque le surlendemain à Naples au milieu de

1 applaudissement universel * u.

•uii tout ce qu'il est de mode, dans les histoires graves, de

-.d'ailleurs avec preuves à l'appui, du duc de Guise : c'était

^ fol entouré d'intrigants et d'aventuriers ; les meneurs popu-

*Vea gui l'appelaient étaient des démagogues sans probité ni

"'fi'sge, prêts à toutes les Wleoies; son départ de Rome, malgré

'■ l«artê de Maxta-m, L 11. p. 5M.

•- ■^ati.tén,, t. CVn.

^Z ^w l'txpMJtion du doc de Quito. Toir, outre les Mémoirt* du doc, qui ODt été r^C^ PK MB McréUire SùnuYon, ceux du oomUi de Modtno {Hiêtairt dta Hétoy **'!! 49 MapImU do M*-« if UoltenUc «l do UontgUl, l« umt II d«« Utlrta d» 1^*''^ lea pièces diplomatiques publiées pir liïl. Loyselcur ot Baguomiult do !?^l>•«^ tf duc tU Guin à SapU9, p*r U. PutorM et le tome II do lUutoirt du

ex XX

INTRODUCTION

la défense formelle du Roi et du cardinal, était une mauTaiu action; des qualités essentielles pour mener une pareille entreprise» il n'avait ni la prudence ni Inexpérience ; il était sans le sou, il n'avait ni munitions nî troupes: que cherchait-il dus celte équipée? « Ni l'ambition ni le désir de m'immorlaliser par « des actions extraordinaires, écrira-t-il lui-même à Mazario, « ne m'a embarqué dans ce dessein si périlleux que celui où je « me trouve; mais la seule pensée que, faisant quelque chose » de glorieux, de mieux mériter les bonnes grâces de M*" de « Pons'. * Cet Amadis ne pouvait que n faire perdre à U « France les avantages qu'elle eût pu autrement espérer d'une ff si favorable conjoncture* ».

El sans doute ce dernier dos Guise n'avait été jusqu'alors qu'un écervelé; une jeunesse toute d'amourettes cl de dueb l'avait insuflisamment préparé aux grandes tâches, et il n'étail point César parce qu'une barque l'avait porté pendant deux nuits à travers la Qotte ennemie. Pourtant, il était là, il tenait Naples, ses défauts non moins que d'incontestables qualité*, son amour du clinquant comme son courage, son oi^eil comme sa générosité, séduisaient à la fois, pour le quart d'heure, le peuple et la noblesse de la c royale République > ; il dcscendûl de cette dynastie angevine dont cinq siècles n'avaient point eiïacé le souvenir u cher à tous les amis des lettres et des arts* »; celte armée confuse de révoltés, qui appelaient la France, mais répugnaient à l'idée de devenir Français, lui savait gré enfin de cette effronterie hautaine qui lui faisait « demander des » secours en France, non comme sujet, mais comme allié <i et ami oppressé qui désirait être protégé^ ». Dès lors, qoe commandait la politique, alors surtout que tous les yeux, des Alpes au Tibre, étaient fixés sur la révolte de Napics et que, ptf la force d^s choses, la défaite du duc, abandonné ou secouru p&r les siens, devait être celle mémo de la France? Richelieu aunitil hésité?

1. Uiatoirt du touUvemenl de Naples, pir lo comte de MckUds, t P, p. HÎ-tTI; MémoirtH de M** de MotteviUe. p. loi.

S. Lettru de Hasarin, t. n, p. hîd.

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