‹ Naples et ParmeChapitre 65 sur 235 · Uont^Ut. Mémoirr$. p · texte numérisé non relu

Uont^Ut. Mémoirr$. p

DrPtBSSIS-ltESANÇON czxxi

,Ce qui permet de croire que Richelieu, avec sa promptitude résolution, n'eût point balancé à accepter le fait accompii et (]a«f ne marchandant point son concours, mettant à profit la ûèro ardeur de l'enthousiasme napolitain pour le duc, iJ

Il subordonné tout à cette pensée » qu'il ne fallait passesoucier I qui serait maître de i^aples, pourvu que les Espagnols en n fussent chassés ' b, — c'est que Mozarin finit par s'y décider. Seulement, ce sera trop tard, parce qu'en temps de révolution, les minutes sont des heures et qu'il fallut pluii d'un jour au cardinal pour se résigner à changer ses batteries ot pour faire revenir la Keine de son idée que, «isi les Napolitains voulaient

• pour Koi le duc d'Anjou, sou second lïls, elle les soutiendrait « de toute sa puissance, mais qu'elle aimait mieux Naples entre

• les mains de sou frère Philippe iV que du duc de Guise ». La Ûolte française n'ayant paru une première fois devant Naples, au mois de décembre, que pour s'y livrer à d'inutiles démonstratioDs. Hazarin prépare donc pour le printemps une seconde expédition qui, dans sa pensée, devait Être, cette fois, décisive; il 4 reconnu que diviser les Napolitains, soit en intriguant avec les chefs du peuple, soit en poussant la candidature du petit Monsieur, c'est rétablir les affaires de l'Ësciu^al *; il s'est résigné ui duc de Guise et à la Képublîque : « Quand nous travaillons à « faire perdre aux peuples de Naples les pensées qu'ils ont de la

■ République, ce n'est pas, écrit-il à Duplessis-Besançon, |>our o nous opposer à leur liberté, que nous souhaiterions passion- « oémeot de voir établir par quelque moyen qu'elle le puisse

• être, mais seulement parce que nous ne croyons pas que le « dessoin puisse réussir et que, cependant, l'application que l'on

• y a peut donner lieu aux ennemis de remettre leurs aQ'airos et reprendre le dessus. Néanmoins, si vous reconnaissez que

■•^ces peuples soient encore absolument ahcurtés à cela, il vau-

■ dr&it mieux seconder leur fantaisie que de la choquer direc* M lement et il faudra en ce cas s'appliquer à faire le mieux qu'il « M pourra dans une méchante affaire'. » Cette dépôchc, si

Page 1