‹ Naples et ParmeChapitre 66 sur 235 · L.Vfùrc» Klroiig^c», SupttA. t. Vlll · texte numérisé non relu

L.Vfùrc» Klroiig^c», SupttA. t. Vlll

OXXXII

INTIIODUCTION

aenaée, mais si tardive, est du 6 avril ; le ni6me jour, presque à la môme heure^ le mÔme Anese qui avait appelé le duc dr Guise à Naples ouvrait aux EBpagnols les portes de U ville; l'uraant de M"" de Pons tétait fait prisonnier.

Tel fut le rùle de la Franco dans la révolte de Naples el, certes, il ne fut pas brillant : faut-il montrer maiotenant que celui dei Napolitains fut, presque d'un bout k l'autre, parfaitement misé* rablet Quand on veut savoir jusqu'à quel point la tyrannie esl chose dégradante, il faut voir ce qu'elle fait des peuples jusque dans leurs premiers efforts |>our la secouer. Tout » drame, sauf à peine deux ou trois scènes, n'est que massacre, oi^e et trahison. Le Vésuve, en éruption, lance des flaounes et do la bouc : où est la (lamme ?

Récusons les récits espagnols : ayant glorifié les Vêpres siciliennes où des Français seulement ont été massacrés, ils Bont nécessairement inexorables pour les fureurs napolitaines. Mais ne consultons que les Italiens, soit les contemporains : Tommaso do Santîs ', Capecelatro *, Donzolli', soit Giannoneet Cantu, une même impression de tristesse et de dégoût sed^age àù leurs aveux. Masaniello trouve quelques accents louchanU quand it raconte les soutîranccs du peuple aPTamé ou quand il prédit, en pleurant, sa mort prochaine; " mais les Qatteurs da I peuple s'cITorcent vainement d'en faire un héros >. C'est une brute, une bl^te déchaînée, c qui ne s'élève qu'à l'idée de payer « peu, ne sait rien refuser à la pl6bc, prend goût au sang dès qo'il « en a versé la première goutte el se hâte de noyer dans le fis K le peu de raison qui lui reste' ». Une plus atroce fureur d« vengeance ne se rencontre que chez les nègres révoltés des plantations haïtiennes. » Le prince de Cellamare s'est enrichi pv c l'aciiatdes impôts :à mort! Leduc de A^ddalonino payait pu « le poisson que j'apportais chez lui : î mort! Le prince d« a Carafla m'a contraint une fois de lui baiser le pied ; je veux \e c lui couper et le manger : à mort 1 » Ainsi dit, ainsi fait : t^

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